Forest | Les clashs PS/Ecolo laisseront-ils des traces?

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Tous les partis partent les mains libres aux élections. La domination du Parti socialiste à l’épreuve.

La politique forestoise est un sport de coups bas. Mais depuis l’installation en 2012 d’une majorité PS/Ecolo/DéFI, une certaine forme d’apaisement a permis à la commune de redorer un blason terni dans les années 2000 par des problèmes de gouvernance et une apathie politique. Le bourgmestre socialiste Marc-Jean Ghyssels, après s’être imposé dans son parti, s’est installé en patron de la commune. "Il suffit de se promener à Forest pour constater les réalisations qui sont les nôtres", raconte-t-il.

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Sa première fierté va à la rénovation de l’hôtel communal, belle œuvre art déco, qui attendait cela depuis 25 ans. "Nous avions sous-estimé l’attachement des habitants à ce symbole", poursuit le bourgmestre qui cite encore le "rattrapage d’un important retard" en matière de rénovation d’écoles. Les investissements sont repartis à la hausse, ajoute Marc-Jean Ghyssels. 

Marc Loewenstein , échevin DéFI, met en avant la construction programmée de deux nouvelles écoles, la création d’un service de répression en matière de propreté avec 6.000 PV dressés en six ans et un dispositif de caméras mobiles pour réprimer les incivilités. Pour DéFI, un parti qui a le vent en poupe, il s’agira de poursuivre les efforts, notamment en matière fiscale. Les amarantes réclament une diminution des additionnels communaux à l’IPP.

La législature a toutefois été marquée par des crises profondes entre PS et Ecolo. Les verts ont reproché à leur partenaire un nouveau règlement d’ordre intérieur pour l’enseignement passé en force. De son côté, le PS critique la gestion du CPAS dont la présidence est assurée depuis plus de 10 ans par Stéphane Roberti, tête de liste Ecolo très marqué à gauche. "Notre ambition c’est le mayorat", avance ce dernier qui axe sa campagne sur la qualité de vie, la participation citoyenne et la poursuite du travail Ecolo sur la justice sociale. Tant au PS que chez Ecolo, on assure que la rupture n’est pas totale. Les deux devront compter avec la concurrence du PTB.

Le MR, première force d’opposition à Forest, va aux élections en pleine reconstruction. Sa tête de liste n’a que 22 ans et n’est autre que le fils de l’ancienne bourgmestre Corinne De Permentier (2000-2006). Cédric Pierre-De Permentier se donne pour ambition minimum de conserver ses 10 sièges avec comme priorités l’enseignement, la mobilité et la participation citoyenne, annonce-t-il. "On sent que la population a besoin de changement", ajoute le jeune juriste. Pour lui, les bisbilles PS-Ecolo peuvent redistribuer les cartes.

La campagne du MR local a toutefois démarré la pire des manières puisque sa candidate N°2 a claqué la porte au début du mois de septembre avec trois colistiers. L'avocate déplorant un débat interne impossible, voire la censure de certains témoignages d'ouverture envers la communauté musulmane, a décidé de créer sa propre liste. Baptisée "Forest en mieux", celle-ci comprend vingt candidats dont deux des trois personnes qui avaient quitté les rangs du MR avec elle.

Le MR compte sur les liens tissés avec le cdH et ses trois sièges, l’autre force de l’opposition, pilotée par Laurent Hacken. Trentenaire, le chef de cabinet adjoint de la ministre régionale Céline Fremault n’est pas avare de critiques envers Marc-Jean Ghyssels. "Il s’est fritté avec chaque citoyen qui avait un projet", fustige-t-il. "Le développement du commerce local est catastrophique", pointe encore le jeune humaniste. "Le PS est au pouvoir depuis 1976, il faut une nouvelle dynamique." À Forest, le jeu électoral est très ouvert.

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