Gembloux | En pleine fièvre acheteuse

Gembloux ©Anthony Dehez

Les prix de l’immobilier et les grands projets urbanistiques seront au cœur de la prochaine mandature gembloutoise, qui pourrait voir reconduire le ticket Bailli-MR.

Plusieurs listes électorales sont déjà prévues pour les élections à Gembloux. DéFI (Carlo Mendola en tête), Écolo (avec Laurence Dooms qui veut passer de l’opposition à la majorité) seront les outsiders. Côté PS, les grandes manœuvres ont été réalisées: exit Aurore Massart et Dominique Notte, la liste est profondément renouvelée et voit arriver à sa tête Valérie Hautot, manager expert financier, gembloutoise depuis 8 ans et 5e sur la liste en 2012. "Je cherche la majorité absolue!", lance-t-elle tout à trac. "L’équipe est motivée, est très présente dans le secteur associatif", précise celle qui ne se voit pas "en rupture avec la majorité. À Gembloux, chacun a ses opinions mais on n’est pas agressifs". Le programme sera révélé la rentrée.

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Mais dans cette course de fond, la majorité symbolisée par le ticket Bailli-MR part avec quelques longueurs d’avance. Le bourgmestre Benoît Dispa (cdH), en poste depuis 2006 et également député fédéral est plus que bien implanté. Son 1er échevin et allié, le MR Alain Goda, caresse l’espoir d’arriver en tête au scrutin, "mais il faut être réaliste, on a un bourgmestre bien en place et populaire", sourit-il.

Côté réalisations de la dernière mandature, plusieurs cases sont cochées: nouvelle maison communale, extension du hall sportif, nouvelle crèche… "Le centre culturel en cours d’extension sera inauguré en 2019 et des programmes d’animation importants ont été menés", complète Alain Goda.

Prix des logements

La majorité n’a pas arrêté son programme mais l’aspect urbanistique arrivera en haut de la pile avec certitude: les prix des logements sont élevés, les jeunes ont du mal à accéder à la propriété et la pression démographique se fait forte. "Une étude précise qu’à l’horizon 2050, Gembloux aura besoin de 2.000 logements supplémentaires", note le premier échevin. Un accroissement massif qui pourrait changer le visage de cette commune riche de 26.000 habitants. "Des projets couvrant la moitié de ces logements sont sur la table." Un immense projet pour transformer l’ex-quartier industriel de la gare en zone de logements est sur les rails.

"À l’horizon 2050, Gembloux aura besoin de 2.000 logements supplémentaires."
Alain Goda
Premier échevin

Côté économique, cette commune relativement favorisée fait face à des zonings saturés. Un projet d’extension du zoning scientifique Crealys est en cours. Du pain sur la planche, donc. "On a bien travaillé, il n’y a pas de tensions dans la majorité, si les électeurs nous donnent le mandat, on continuera", conclut Alain Goda.

Le caillou dans la chaussure? Un centre-ville commerçant qui souffre.

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