Herstal | Le socialiste Frédéric Daerden face au PTB

Le siège de la FN Herstal ©BELGA

Le PTB y a son berceau wallon historique, le PS y détient une majorité absolue.

C’est dans cette commune de l’arrondissement de Liège que les parents de Raoul Hedebouw sont venus s’installer et c’est là que le Che Guevara made in Wallonie a grandi – c’est vous dire si l’extrême gauche y est solidement implantée. Quoi qu’il en soit, c’est bel et bien le Parti socialiste qui donne le "la" à Herstal depuis des décennies. Le bourgmestre Frédéric Daerden y est en place depuis 2006. Sur les 33 conseillers communaux, le PS dispose de 20 unités, le cdH en a 4, à l’instar du MR et du PTB. La majorité PS/cdH dispose de 24 sièges et est en place depuis 2006.

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Et pour la suite? Frédéric Daerden a embarqué le cdH sur sa liste qui s’appelle "PSH" et il y a ajouté 11 candidats d’ouverture, dont l’ex député fédéral Ecolo Eric Jadot. Il explique: "Je ne préjuge en rien du résultat du scrutin. On verra si nous disposons d’une majorité suffisamment large pour continuer ensemble ou si nous devons nous ouvrir en fonction du signal de l’électeur." Le bourgmestre dit être ouvert à la discussion avec les différentes autres formations politiques, y compris le PTB. "Raoul Hedebouw reconnaît lui-même que je suis le maïeur le plus ouvert à la discussion", dit-il. Reste qu’une entrée de l’extrême gauche dans la majorité à Herstal demeure, à ce stade, au registre de la science-fiction.

Dixit le bourgmestre, les finances communales sont "saines", la commune boucle depuis plusieurs années son budget en léger boni et dispose d’un fonds de réserve de 4 millions d’euros. En l’espace de douze ans, celui-ci a injecté 15 millions d’euros dans des projets d’infrastructures pour revitaliser une ville terrassée par le déclin de l’industrie lourde dans les années 1980 et 1990. "Nous avons beaucoup souffert", observe Daerden qui explique que, même si le revenu moyen par habitant augmente, il reste l’un des plus faibles de Wallonie. À Herstal, on a par exemple assisté au déclin de la FN qui, fut un temps, occupait jusqu’à 13.000 salariés alors qu’ils ne sont plus que 1.300 aujourd’hui à y travailler. Mais la FN demeure l’un des fleurons local, tout comme TechSpace Aero. "On fait tout pour redynamiser la cité, pour doper l’attractivité, que ce soit en ville ou au zoning industriel des Haut-Sarts, commente encore Daerden. Il faut aussi constater que malheureusement tous ces emplois localisés sur la commune ne profitent pas toujours assez aux Herstalliens."

La ville compte aujourd’hui quelque 40.000 habitants, la population scolaire, notamment, y est en augmentation. L’un des défis de la législature à venir est de tout mettre en œuvre pour accentuer la cohésion sociale entre une population précaire et les autres, en travaillant par exemple sur la qualité du bâti et sur l’offre commerciale. "Les investissements publics doivent permettre d’attirer des investisseurs privés notamment dans l’immobilier", souligne Frédéric Daerden. Rayon mobilité, enfin, l’un des chantiers à moyen terme sera d’obtenir la prolongation de la future ligne de tram qui va desservir Liège. "C’est une formidable opportunité pour Herstal."

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