Huy | Quand l'atome s'en ira

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C’est l’un des grands défis qui attendent Huy: préparer la sortie du nucléaire, qui génère près d’un tiers des recettes fiscales.

On aurait tendance à dire que la cité hutoise, lovée au creux d’un méandre de la Meuse à égale distance de Liège et de Namur, s’est faite plus discrète dans les médias depuis la disparition de la scène de la bouillante Anne-Marie Lizin, qui a littéralement incarné sa ville de 1983 à 2009.

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Le patron, aujourd’hui, se nomme Christophe Collignon (PS) et le scrutin d’octobre sera son baptême du feu, l’ancien bourgmestre Alexis Housiaux lui ayant transmis le flambeau en 2016. Son ambition? "Rester au pouvoir et progresser", explique l’intéressé. Dépasser les 10 sièges de 2012, donc, sans pour autant viser la majorité absolue – "Cela ne m’intéresse pas." Quant à l’équipe en place, mariant PS, cdH (IdHuy, 4 sièges) et MR (3), elle affirme qu’aucun accord ne la lie. "Les jeux sont ouverts", assure le maïeur. Même si œuvrer six ans ensemble, cela forge liens et habitudes.

Lancez Christophe Collignon sur son bilan et, après avoir souligné que vous le prenez à froid, il ne s’arrêtera pas. Rénovation et "amélioration du cadre de vie", il cite en vrac la réhabilitation du chancre Quadrilatère, la mue du quartier de la gare ou de celui de Statte, la rénovation de la piscine, qui débutera en 2020, ou la renaissance, vers 2020, du téléphérique. La chasse lancée, armes (et victoires) juridiques à la clé, contre les immeubles inoccupés. La "restauration de la confiance" dans le centre commerçant, où Huy s’est, là aussi, lancée contre le vide, recensant les cellules concernées, ôtant les enseignes obsolètes et mettant sur pied une régie foncière.

Tourisme et événementiel

Les défis sont encore nombreux, précise le bourgmestre, qui pointe la cohésion sociale et la mobilité. Ajoutez à cela un taux de chômage préoccupant (15,96%) et de nombreux cambriolages. Sans oublier la sortie du nucléaire – un enjeu majeur pour une ville abritant les réacteurs de Tihange, ceux-ci générant un petit tiers des recettes de la ville. "Le nucléaire représente quelque 1.000 emplois directs, auxquels viennent se greffer 1.000 autres indirects en période de révision des réacteurs. Mon ambition est de faire de Huy un pôle entre Namur et Liège. En misant sur le tourisme: Huy est la porte d’entrée des Ardennes et dispose d’un patrimoine incroyable. Mais aussi sur l’événementiel."

Les défis sont nombreux. Taux de chômage, cambriolages, mobilité et départ de l’atome.

En face, deux groupes qui veulent en découdre – et ont réalisé, en 2012, les meilleurs scores derrière le PS, avec 5 sièges chacun. Ecolo, qui met en avant "600 idées pour Huy", parmi lesquelles la volonté de "végétaliser" la ville, d’installer des fontaines à eau publiques et de transformer, le temps de l’été, les rives de la Meuse en plage. Et DéFIpourHUY, alliance de DéFI et du mouvement lancé par Anne-Marie Lizin suite à son exclusion du PS. Plus deux autres qui cherchent une place au soleil: le PTB et VLC, sorte de dissidence du PP.

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