Kraainem | Le front francophone a vécu

Dorothée Cardon de Lichtbuer ©doc

On assiste à une modification majeure dans le paysage politique de cette commune à facilités avec la création d’une liste bilingue.

Cette liste bilingue pour la réconciliation a été constituée à l’initiative du groupe de la bourgmestre, Dorothée Cardon de Lichtbuer (cdH). En 2015 déjà, les néerlandophones avaient observé avec intérêt son arrivée au pouvoir. Elle avait en effet prêté serment le 18 décembre 2015 et succédait à Véronique Caprasse (DéFI), privant par la même occasion l’ancien FDF de son dernier bourgmestre en périphérie bruxelloise.

Prédiction confirmée

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Le chef de groupe de l’opposition néerlandophone Luc Timmermans commentait à l’époque: "Nous ne devons pas nous attendre à des soucis communautaires avec elle, contrairement à d’autres membres de sa majorité." Trois ans plus tard, la prédiction s’avère juste: l’ancienne liste unitaire flamande Open s’allie au cdH et à Ecolo.

Actuellement, la liste se compose de ces deux partis francophones, de l’Open Vld et du CD&V. Luc Timmermans, qui emmène la liste, a indiqué que la porte restait ouverte. "MR et DéFI réfléchissent à une liste commune, mais le problème de l’équilibre se pose", explique Sophie Rohonyi, présidente du comité permanent pour DéFI dans la périphérie. L’équilibre n’a pas été trouvé; DéFI avancera sous la bannière du Rassemblement francophone.

Kraainem rejoint les trois communes à facilités où les francophones ne font plus bloc, un positionnement que DéFI voit d’un mauvais œil.

Mise à l’écart

Retour sur la présentation de la liste Open. Luc Timmermans profite de l’événement pour insister sur un point: "Le communautaire ne peut en aucun cas être une raison pour mettre à mal la bonne administration de la commune." Le commentaire renvoie au conflit qu’avait provoqué la nomination de Dorothée Cardon de Lichtbuer. Le secrétaire communal de l’époque avait refusé de reprendre le travail sous son mayorat. Un amendement avait alors été voté pour mettre la bourgmestre à l’écart le temps de régler le conflit.

La création de cette liste bilingue enterre de facto la hache de guerre communautaire aux yeux du cdH. Kraainem rejoint les trois communes à facilités où les francophones ne font plus bloc, un positionnement que DéFI voit d’un mauvais œil. "Une liste bilingue pourrait s’avérer dangereuse pour les facilités des francophones", prévient Sophie Rohonyi.

Pour rappel, l’Union des francophones avait obtenu 16 sièges sur les 23 du conseil en 2012. Le parti d’Olivier Maingain avait rejoint la liste quelques mois avant le scrutin, moyennant l’accord sur le changement mayoral en cours de législature. Les partis flamands en présence, l’Open Vld et le CD&V s’étaient alliés sous la bannière de la liste Open.

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