L'alliance PTB-PS à Charleroi est rompue

Sofie Merckx, tête de liste PTB à Charleroi, et le bourgmestre sortant Paul Magnette ©Photo News

Le PTB et le PS ont mis fin à leurs négociations en vue de former une coalition à Charleroi. Les deux parties ne semblent pas étonnées de la tournure des événements tant elles ont eu du mal à s'accorder sur un programme commun. Le PS va poursuivre ses consultations avec Ecolo et n'exclut pas l'arrivée d'un troisième partenaire.

La coalition PS-PTB ne prendra pas forme à Charleroi. Quelques heures après l'annonce de la fin des discussions pour créer une majorité similaire à Molenbeek, les deux formations ont mis un terme à leurs négociations en vue de former une coalition dans la cité carolo.

"Il fallait au moins une base commune de respect dans la négociation et dans la volonté d'une rupture avec les six dernières années. Depuis le début de ces négociations, nous n'avons pas retrouvé ce respect nécessaire."
Sofie Merckx
Tête de liste PTB à Charleroi

Pour la tête de liste du PTB à Charleroi Sofie Merckx, "c'était déjà clair lors de la précédente rencontre, il l'a confirmé publiquement samedi dans la presse et il l'a répété aujourd'hui: Monsieur Magnette veut continuer son projet de ville comme avant." Le PTB doute de la sincérité du PS à son égard alors qu'il dit être venu avec des propositions concrètes. "Mais, pour réaliser cela, il fallait au moins une base commune de respect dans la négociation et dans la volonté d'une rupture avec les six dernières années. Depuis le début de ces négociations, nous n'avons pas retrouvé ce respect nécessaire", ajoute Sofie Merckx. 

"Ceux qui attendaient le changement en sont pour leurs frais."
Paul Magnette
Bourgmestre sortant à Charleroi

Côté PS, le bourgmestre sortant, Paul Magnette, livre une autre version de l'histoire. A ses yeux, le PTB n'a jamais vraiment eu l'intention d'entrer dans des négociations. "Le PTB a trompé l'électeur. Son succès tient à ce que, après 40 ans d'existence, il n'a jamais exercé de responsabilité et préfère s'en tenir à de grands discours démagogiques. Ceux qui attendaient le changement en sont pour leurs frais", a-t-il accusé dans un entretien accordé à l'agence Belga. L'ancien minitre-président wallon dit avoir fait des offres concrètes au parti marxiste, notamment en matière de logement, mais celui-ci n'aurait jamais proposé quoi que ce soit de concret et de crédible en retour.

En attentant, le temps presse. Le 12 novembre, un pacte de majorité doit être présenté, dûment signé et donc avalisé par les instances de parti concernées. Lundi, Paul Magnette rencontrera les écologistes avec lesquels il est également en discussion et verra avec eux si les négociations seront élargies à un troisième partenaire.  

Plus d'informations dans quelques instants

  

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