La Belgique politique n'a (presque) plus que les communales en tête

Berchem-Sainte-Agathe, à quelques jours des élections régionales de 2009 ©BELGA

Les listes électorales ne doivent être rentrées qu'en septembre et pourtant, les partis sont déjà en ordre de bataille pour les communales. État des lieux des forces en présence du côté francophone.

Sur le coup, il est difficile de ne pas s’en rendre compte. On entre dans la dernière ligne droite avant les élections communales du 14 octobre. Si les listes ne sont pas toutes complètes – elles ne doivent être déposées officiellement qu’en septembre –, elles ont déjà bien pris forme, les partis politiques n’ayant aucun intérêt à faire traîner les principaux arbitrages.

Résultat: même si certaines formations, et principalement les "petites", sont encore à la recherche de la perle rare, il est déjà permis de dresser un bilan provisoire des troupes communales du côté francophone. Nous avons passé en revue les listes déposées par les sept principaux concurrents : cdH, DéFI, Ecolo, MR, PP, PS et PTB.

Toutes les forces, ou presque, se jettent dans la bataille. Présidents de parti en tête, puisqu’ils seront tous de la fête, en tirant ou en poussant la liste. Le scrutin comptera également une belle brochette de ministres. Jugez plutôt: les gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles au complet se trouvent sur les listes. C’est au Fédéral que le taux de participation est le plus faible, puisque le MR, seul francophone à bord, n’envoie que 57% de ses ministres. Charles Michel, Didier Reynders et Denis Ducarme passent leur tour. Enfin, le taux de participation des députés est assez époustouflant: jusqu’à 100% pour le MR au Fédéral et en Wallonie.

Ce qui n’est pas sans impact sur l’activité politique du pays. Voilà l’été qui s’installe et la rentrée verra le gros des troupes exécutives et législatives battre la campagne jusqu’en octobre. Après quoi, il sera déjà temps de penser à la triple tournée électorale de mai 2019: européenne, fédérale et régionale. Autrement dit, le temps "utile" des gouvernements en place commence à se restreindre sérieusement.

Un dernier petit mot sur la présence des femmes. Principe de la tirette oblige, les listes alternent hommes et femmes – seule la dernière place peut faire exception. On retrouve donc autant de candidates que de candidats. Du côté des têtes de liste, la marge de progression est encore importante, puisque l’on navigue pour l’heure entre 20% et 40%. Même si, on vous le disait, tout n’est pas figé et que certains partis y travaillent encore, affirmant vouloir se rapprocher le plus possible de la parité.

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