La FGTB pousse PS, Ecolo et PTB à s'allier

Thierry Bodson, le secrétaire régional de la FGTB ©Photo News

Thierry Bodson, le secrétaire régional de la FGTB wallonne, réitère son appel pour une coalition des gauches après les élections.

À quelques semaines des élections communales et surtout à un jet de pierre du rendez-vous de mai 2019 pour le scrutin régional et fédéral, la FGTB wallonne a réitéré ce jeudi son appel pour une coalition des partis de gauche à l’occasion de sa rentrée politique. "Nous ne nous positionnons pas en tant que formateur mais si au lendemain des élections une majorité entre le PS, le PTB et Ecolo est mathématiquement possible, cela doit être la priorité des priorités pour ces trois partis", martèle son secrétaire régional Thierry Bodson qui se dit soutenu par sa base depuis le dernier congrès de la FGTB. "Ce congrès était très enthousiasmant. Aucun travailleur ne peut imaginer qu’avec une coalition composée des libéraux on pourra avancer sur des dossiers clés comme la diminution du temps de travail ou encore une réforme fiscale qui englobe tous les revenus. Il faut un vrai virage à 180 degrés et il est possible avec une coalition des gauches."

"Si vous ne donnez pas la priorité à cette formation, nous considérerons que vous êtes en décalage avec le monde du travail."
Thierry Bodson
Secrétaire régional de la FGTB

Le message, un tantinet musclé, sonne comme une piqûre de rappel à l’oreille du président du PS qui semblait récemment exclure toute coalition avec le PTB. "Si vous ne donnez pas la priorité à cette formation, nous considérerons que vous êtes en décalage avec le monde du travail", lance Thierry Bodson qui reconnaît une certaine frilosité dans les rangs des trois formations. "Mais on leur rappellera! Le premier baromètre de la faisabilité pour cette coalition ressortira aux élections provinciales où les électeurs ont d’habitude un réflexe de parti plus que de personne au moment du vote."

Le valet de la N-VA

Derrière ses choix politiques, le patron de la FGTB wallonne ne cache pas que son principal objectif est d’éviter à tout prix une nouvelle Suédoise au fédéral avec "un MR qui sera le valet de la N-VA".

"Ce serait affreux pour le monde du travail", martèle Thierry Bodson qui se dit agacé par les attaques faites par le gouvernement de Charles Michel vis-à-vis des corps intermédiaires comme les syndicats et les mutualités. "On l’a vu après la présentation du jobdeal cet été. Si les intellectuels, les magistrats ou des universitaires critiquent le gouvernement fédéral, cela ne leur va pas. Jean-Pascal Labille (le patron de Solidaris, NDLR) a récemment déclaré qu’on était rentré dans un soft totalitarisme. Je partage son point de vue."

Sur le front wallon, Thierry Bodson ne lâche pas non plus la bride à l’égard du gouvernement MR-cdH. Que ce soit à propos de la réforme de l’aide à la promotion et à l’emploi, la future assurance autonomie ou le flou autour de la réforme des provinces, la FGTB maintient la pression. "Nous maintenons la manifestation du 20 septembre à Namur. Il y a trop de zones d’ombre dans ces dossiers", assure-t-il malgré l’absence de la CSC à ses côtés et une CNE qui mènera sa propre contestation la veille.

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