Linkebeek | Où Damien Thiéry joue son scalp politique

Damien Thiéry ©Photo News

L’hyper médiatique bourgmestre de Linkebeek mis en danger par une liste où se retrouve son propre frère.

Si ce n’est pas Bastogne, ça y ressemble furieusement. Comme dans la cité ardennaise, là où les deux frères Lutgen se déchirent, à Linkebeek, commune flamande en périphérie bruxelloise, le maïeur non nommé Damien Thiéry se retrouve face à une liste où figure son frère Philippe – le président du CPAS.

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Le cas de Linkebeek occupe une place à part dans la série "élections communales" tant la saga autour de la nomination/non nomination du bourgmestre par la tutelle flamande occupe la scène depuis des années. Echevin des travaux en 2000, bourgmestre en 2006, Damien Thiéry a, pour rappel, quitté l’écurie FDF pour celle du MR. Sa nomination a toujours été recalée par la Région dans la foulée de l’envoi de convocations électorales en français aux francophones de sa commune.

Le député-bourgmestre joue aujourd’hui l’apaisement. "Avec le dernier arrêt du conseil d’Etat, on ne peut plus me reprocher les erreurs du passé pour ne pas les nommer, je suis irréprochable, les convocations seront envoyées conformément à la loi, en français pour ceux qui les ont demandées à l’avance et en néerlandais pour les autres."

Le bourgmestre est bien conscient de la lassitude par rapport aux turpitudes communautaires et – surtout – il doit aujourd’hui faire face à une opposition francophone; ce qui n’avait pas été le cas jusqu’ici. Face à sa liste "Ensemble Linkebeek Samen" (qui détient 13 sièges sur 15), une liste dissidente francophone s’est mise en place: elle est structurée – pour faire simple – autour des DéFI, ou apparentés DéFI, Yves Ghesquière, Valérie Geeurickx et Philippe Thiéry. Cette seconde liste ouvre le jeu puisqu’à côté, évidemment, des listes flamandes se présentent à l’électeur.

Du côté de cette nouvelle liste, on reproche à Damien Thiéry un style de management "très directif". Lui, contre ces critiques en disant "regretter profondément" cette division intra-francophone. "Je tends la main à cette liste dissidente. C’est triste. C’est juste de la politique politicienne. Mon management est rigoureux, strict et efficace."

Selon le bourgmestre en titre, les finances communales se portent "très bien". "Nous sommes parcimonieux, nous traitons chaque dossier avec soin et attention. Les seuls dossiers qui nous ont plombé sont ceux liés à la dotation du CPAS. Si je n’étais pas intervenu, cela aurait fait exploser les impôts des Linkebeekois." La dette de Linkebeek est à présent apurée et l’étude Belfius sur les finances communales cite la petite commune en exemple.

"Nos projets pour le futur de la commune ont avant tout trait à la mobilité, l’achèvement des travaux publics avec une priorité pour la mobilité douce comme le vélo et la limitation du trafic de transit." Le bourgmestre admet que la commune fait actuellement face à une recrudescence du nombre de vols et que des actions doivent être impulsées pour les contrer entre autres via les cellules de surveillance.

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