Namur | Maxime Prévot assis dans un fauteuil?

©Anthony Dehez

Avec un PS bien décidé de bousculer le bourgmestre et l'arrivée des listes du PTB et de DéFI, la concurrence est solide pour Maxime Prévot à Namur.

Si, à première vue, tout semble clair à Namur et que Maxime Prévot, l’actuel bourgmestre et machine à voix du cdH, devrait rempiler pour un nouveau mandat de 6 ans dans la capitale wallonne, l’arrivée de nouveaux venus dans le paysage politique namurois, comme une liste DéFI ou PTB, pourrait venir jouer les trouble-fêtes et provoquer un éparpillement des voix. "Il n’y a plus seulement les 4 partis traditionnels. Cette situation change la donne dans le schéma d’union sacrée entre la coalition actuelle MR-Ecolo-cdH et le PS dans l’opposition", constate par exemple Eliane Tilleux, la chef de file du PS à Namur qui a, pour sa part, dû composer une liste avec le départ de quelques grands noms du socialisme local depuis le début de la législature.

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Bref, à Namur, l’enjeu est de savoir si Maxime Prévot fera aussi bien qu’en 2012 où il avait recueilli 13.549 voix de préférence.

Du côté de l’opposition socialiste, on mise clairement sur une usure du pouvoir et les faux-pas de la majorité pour bousculer la coalition actuelle et tenter d’attirer de nouveaux électeurs. "Le bourgmestre vient avec ses projets et les impose sans concertation, comme ce fut le cas pour des projets architecturaux, mais la majorité fait peu fi de l’opinion des citoyens. Il y a pourtant des dossiers urgents. Il y a peu d’effort pour développer l’emploi et les entreprises. Et les chiffres de population diminuent à Namur alors que les chiffres totaux augmentent dans toutes les autres villes de l’arrondissement", épingle Eliane Tillieux qui y voit une conséquence démographique. "Namur accueille une population qui vieillit. La part des plus de 60 ans est de 25,9% à Namur. Avec l’université que nous avons dans le centre, il n’est pas normal que nous n’ayons pas plus de jeunes. Mais pour cela, il faut renforcer la politique de logement qui est déficitaire."

Cette situation change la donne dans le schéma d’union sacrée entre la coalition actuelle MR-Ecolo-cdH et le PS dans l’opposition
Eliane Tillieux
Candidate socialiste

L’ancienne ministre socialiste plaide ainsi pour une "autre manière" de gérer la ville. "Namur n’est pas la capitale bourgeoise comme tout le monde semble le croire. 26% de la population se trouve dans un risque de pauvreté et le taux de chômage et de 15,4%."

Renforcer l’attractivité chez les jeunes

Du côté de la majorité, Maxime Prévot vante lui, sans trop de surprise, son bilan et le travail de sa coalition cdH-MR-Ecolo. "Cela fait deux législatures que l’on travaille ensemble et mon ambition est de permettre au cdH de rester le premier parti de la ville pour garder le mayorat et poursuivre avec la même équipe autour d’une vrai vision pour la ville. Il faut œuvrer au déploiement de Namur, avoir une ambition de capitale sans négliger les enjeux dans les villages. La moitié de notre population vit dans les campagnes. C’est un aspect à ne pas négliger quand nous prenons des décisions. Nos enjeux à Namur sont ceux liés aux villes et d’autres liés à la proximité que nous devons avoir au cœur des quartiers", estime le bourgmestre.

Parmi les chantiers que Maxime Prévot entend poursuivre après les élections en cas de victoire, le bourgmestre pointe l’attractivité de la ville pour les jeunes de 25-30 ans. "Namur est un endroit où il fait cher se loger. La dynamique de l’habitat n’est pas très éloignée de celle de Bruxelles. Mais le résultat est que pour les jeunes de 25-30 ans, se loger est devenu plus compliqué. Il faut créer des quartiers attractifs pour attirer cette tranche de la population et construire des écoquartiers qui compressent les coûts", pointe le bourgmestre qui confirme par ailleurs son projet de centre commercial près de la gare. "Comme partout, le centre-ville de Namur souffre face au commerce électronique. On s’est toujours préservé d’un centre commercial périphérique mais les gens vont aujourd’hui jusqu’à Louvain-la-Neuve. C’est donc pour cela qu’on souhaite confirmer le projet de centre commercial près de la gare."

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