Sambreville | Renverser le mythe Luperto

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Pour accéder au pouvoir, il faudra composer avec le PS de Jean-Charles Luperto. Malgré ses déboires judiciaires, le bourgmestre sortant reste incontournable.

"La population a l’impression qu’à part lui, il n’y a personne d’autre", résume Clotilde Léal-Lopez (cdH), la tête de liste orange du cartel cdH-MR "Sambr’en mieux". Aujourd’hui incarné par Jean-Charles Luperto, c’est le PS qui domine la vie politique sambrevilloise. Et pour cause: majorité absolue de 17 sièges sur 28, 42 ans de pouvoir. Le bourgmestre sortant et député wallon a très bien compris sa position de monopole et fait tout pour la conserver. Sa tête fut la première à fleurir sur les murs de sa commune, comme pour taper sur un clou déjà bien enfoncé.

Finances saines

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Pour tenter de se faire une place, l’heure est à l’organisation. "L’opposition doit se structurer", pose la tête de liste "Sambr’en mieux". Le cartel regroupe cdH, MR et citoyens indépendants avec un objectif: faire mieux.

Parce que oui, l’opposition considère que la situation actuelle va bien. Perfectible, notamment sur la question du développement économique ou culturel. Mais tout de même, le volet social et associatif est décrit de manière positive et les finances sont saines. Difficile de distinguer le constat objectif et l’appel à devenir un partenaire de majorité. "C’est le syndrome de Stockholm, les partis de l’opposition n’osent pas critiquer. Et puis il y a aussi des pressions de la part du PS. Il y a l’impression qu’on aura toujours besoin d’eux, alors la parole se fait plus lisse", nous confie un membre de l’opposition.

Ecolo, lui, martèle son slogan "Passe du rouge au vert". La formule est efficace, mais les ambitions réelles annoncent une transition plus douce: "Nous voulons passer de 2 à 5 sièges", déclarait Claude Pescarolo durant la présentation de la liste verte emmenée par Jean-Luc Révelard.

Déboires judiciaires

DéFI chevauche seul dans son offensive wallonne, tiré par l’ancien MR Philippe Kerbusch. La conseillère sortante Monique Félix bat la campagne et va jusqu’à tacler, précisant que déFI est le seul parti qui exige un certificat de bonne vie et mœurs. Allusion à peine voilée aux déboires judiciaires de Luperto pour outrages publics aux mœurs.

"Difficile de dire l’impact sur les élections. Il va perdre des voix, évidemment, mais la population reste généralement pro-Luperto", pense Clotilde Léal-Lopez. "Les gens font la distinction entre le personnage privé et l’élu politique." Difficile de briser un mythe.

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