Seraing | Le PTB va-t-il ébranler la domination socialiste?

Seraing ©Kristof Vadino

Octobre s’annonce délicat pour le PS, entre l’appétit du PTB et la succession d’Alain Mathot.

Le scrutin communal s’annonçait déjà serré à Seraing, les derniers sondages promettant au PS d’Alain Mathot de perdre sa majorité absolue (24 sièges sur 39), voire même de se faire distancer par les camarades rouge vif du PTB. Un choc dans cette entité liégeoise de 64.000 âmes, bastion du Parti socialiste depuis 1977.

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Et puis, il y a eu le choc de la fin juin. Malmené par le procès Intradel – dont il était pourtant "LE" grand absent – Alain Mathot renonce. Il ne sera pas candidat. Ni en 2019. Ni en 2018. Branle-bas de combat au PS, qui doit se trouver un chef de file. Cela débute plutôt mal, puisque deux "jeunes pousses" se profilent: Déborah Gérardon, poussée par les sections de Jemeppe, Ougrée et Boncelles, et Laura Crapanzano, soutenue par celle de Seraing.

Afin d’éviter une déchirure, les socialistes optent finalement pour une "troisième voie". C’est le président du CPAS qui mènera les troupes. Un Francis Bekaert décidé, qui "reste serein", "entend mener la liste à la victoire" et "garder la majorité absolue… ou la majorité". Au diable les sondages, qui ne sont que… des sondages. "Tandis qu’au PS, nous avons un bilan concret à défendre."

Quel est-il, ce bilan? Encore et toujours, la majorité s’est efforcée d’appliquer le "masterplan" pensé il y a déjà une vingtaine d’années sous Guy Mathot. "Il faut venir voir sur place pour se rendre compte du chambardement et du redéploiement économique!" Et de citer en vrac la nouvelle entrée de Seraing, la cité administrative, le projet Neocittà ou encore celui de Gastronomia qui vient d’être mis sur les rails. "Il reste du pain sur la planche! Le masterplan doit à présent s’étendre sur Jemeppe et Ougrée. Telle est mon ambition pour la législature à venir: finaliser le masterplan afin de rendre la ville plus attractive, pour les investisseurs, les entrepreneurs, les commerçants et la population. L’idée est d’attirer des habitants avec une part contributive plus importante. Afin de renforcer les recettes communales et de maintenir, et développer, les outils sociaux mis à disposition des citoyens."

À la gauche du PS, on ne conteste pas le bilan socialiste en termes de rénovation urbaine. "Ce qui nous gêne, c’est que la ville est gérée comme une entreprise privée; le bourgmestre ne s’en cache pas, souligne Damien Robert, tête de liste du PTB. Or cette vision, qui n’est pas assez sociale, ne répond pas aux besoins de la population." Au MR non plus, on ne manque pas d’ambitions: les libéraux se profilent comme "partenaire idéal" de majorité. Ajoutez à cela qu’octobre prochain verra débarquer de nouveaux joueurs: DéFI, PP et Wallonie Insoumise. 

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