Villers-la-Ville | Un front unifié contre le MR tout puissant

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Seul à la tête de la commune depuis les dernières élections de 2012, le bourgmestre MR de Villers-la-Ville, Emmanuel Burton, se retrouve cette fois-ci face une opposition qui fera bloc uni contre lui.

Depuis le début des années 2000, le MR a grignoté des parts de pouvoir au sein de la commune de Villers-la-Ville, jusqu’à en arriver à régner seul sur le village depuis 2012. Après avoir fait coalition avec le cdH dans les années 2000-2006, puis avec le PS dans les années 2006-2012, le MR a fini par décrocher suffisamment de sièges (14) lors du dernier scrutin communal pour prendre les pleins pouvoirs. Résultat, il va devoir aujourd’hui faire face à un bloc uni contre lui. Emmanuel Burton, le bourgmestre (MR) sortant, est devenu au fil du temps l’homme à abattre.

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La campagne a déjà commencé sur les chapeaux de roue dans le village brabançon, même si la liste d’opposition "Ensemble pour Villers-la-Ville" n’est pas encore finalisée. "Et ça a démarré de manière musclée, violente", nous dit le bourgmestre sortant. Et donc, plus question d’alliance… "Avec un bloc PS-cdH-Ecolo-URC contre moi, c’est quitte ou double", dit Emmanuel Burton.

Villers-la-Ville a également connu son petit épisode "montois" lors de la confection des listes. A l’image d’Opaline Meunier, à Mons, l’ex-conseillère communale cdH Delphine Haulotte a refusé de participer à la liste "Ensemble pour Villers" montée par la section cdH locale. Elle a fini par rejoindre l’équipe formée par Emmanuel Burton après avoir choisi la dissidence.

Le bloc d’"Ensemble pour Villers" compte jouer à fond la carte de la participation citoyenne, là où le MR, lui, table sur la continuité de la politique d’investissement qu’il a menée durant la législature précédente. L’une comme l’autre des formations devra affronter, comme la plupart des communes du Brabant wallon, la gestion de la mobilité de plus en plus difficile dans ces contrées qui attirent de plus en plus de Bruxellois en mal de verdure. L’idée serait notamment de plaider auprès du TEC pour ouvrir une nouvelle ligne de bus, gérer les difficultés de parking dans le village. "Le plan de mobilité date de 2001, il se fait vieux, il faut le renouveler", dit le bourgmestre MR.

L’autre front, ce sera la gestion de la démographie et le développement immobilier. "Il y a eu une forte pression, il reste encore des hectares à construire, mais nous voulons freiner la demande. Nous voulons garder le caractère rural du village, et éviter au maximum les immeubles à appartements", dit Emmanuel Burton.

La majorité sortante a lancé un grand nombre de chantiers durant la législature précédente: implantation d’un complexe sportif, de deux maisons de jeunes, d’une station d’épuration, agrandissement de l’école communale, finalisation d’un parc à containers. "Il faudra maintenant faire vivre ces bâtiments, et les gérer à bon escient."

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