Wemmel | De la revanche dans l'air

Wemmel souffre de sa proximité avec Bruxelles, notamment en terme de mobilité et d'espace de parking. ©Dieter Telemans

En 2012, il avait fallu de longs mois pour former une majorité. Chacun espère, cette fois-ci, ne pas revivre le même blocage.

Wemmel, 16.000 habitants, est une des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise. En 2012 s’y est déroulé ce que les habitants ont appelé le "drame de Wemmel". Que chacun se rassure: il n’y a pas eu mort d’homme. La parité de sièges décrochés par la liste du bourgmestre (LB) et la liste Wemmel (12 pour chacune, le 25e revenant à un FDF) avait bloqué pendant six mois la formation d’un nouveau collège. En dépit du meilleur score personnel du bourgmestre sortant, Christian Andries (LB), l’écharpe mayorale était revenue à son rival Walter Vansteenkiste (Wemmel) qui avait arraché le soutien de cinq conseillers communaux de la LB, dont deux (Vincent Jonckheere et Christine Lemmens) ont ensuite été promus échevins.

"En six ans, nous n’avons jamais versé dans le communautaire, cela n’intéresse pas les Wemmelois."
Vincent Jonckheere
Liste LB Wemmel

Aujourd’hui, le paysage politique local a quelque peu changé. D’un côté, on retrouve la liste "LB Wemmel" emmenée par Walter Vansteenkiste, qui regroupe des gens étiquetés N-VA, Open Vld et Groen ainsi que des indépendants. De l’autre, il y a la liste "Wemmel Plus" emmenée par Christian Andries, qui a laissé tomber son étiquette Open Vld et qui est épaulé par des personnes sans passé politique, issues de la société civile. Ce match sera arbitré par une troisième liste Intérêts communaux, où l’on retrouve les partis traditionnels francophones.

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Le clivage linguistique apparaît comme secondaire dans cette commune où beaucoup d’habitants se revendiquent bilingues. "En six ans, nous n’avons jamais versé dans le communautaire, cela n’intéresse pas les Wemmelois", se félicite Vincent Jonckheere, de la liste LB Wemmel. À ses yeux, le psychodrame de 2012 est une affaire classée. "Depuis six ans, Christian Andries a toujours voté les décisions au conseil communal. De même, la N-VA a voté le budget pour l’extension de l’école communale francophone", observe-t-il.

"J’ai été trahi"

Pour Christian Andries, 2012 a au contraire "laissé des traces". "J’ai été trahi, beaucoup de gens ont trouvé cela grave et m’ont demandé de revenir." Ce qu’il fera à la tête d’une liste bilingue. "Je suis un cosmopolite multilingue", affirme cet ancien professeur d’histoire et de langues modernes. Il y a donc comme un air de revanche dans l’air, même si chacun affirme vouloir travailler pour le bien-être de tous les habitants de Wemmel.

Ce qui tracasse le plus les Wemmelois, c’est la mobilité. "Nous ressentons une pression au niveau des espaces de parking, du fait que Bruxelles a imposé des parcmètres partout. Il va falloir trouver une solution", indique Vincent Jonkheere.

Les élus de Wemmel se sont par ailleurs montrés très actifs pour torpiller le projet de stade national de Ghelamco sur le parking C du Heysel. Et ils promettent également de faire entendre leur voix au sujet du projet de la Région flamande d’élargissement du ring de Bruxelles, dénonçant l’impact pour les habitants en termes de pollution sonore et de l’air.

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