Wezembeek-Oppem | Un transfert qui fait du bruit

©Photo News

L’ancienne teste de liste CPAS de LB-Union Anne-Marie Servranckx passe sur la liste néerlandophone WO +. On la trouve amère chez les francophones.

Des transferts de liste aux communales, il y en a à la pelle. Celui-ci, pourtant, tire son épingle du jeu. Explication. Wezembeek-Oppem fait partie des communes à facilités où le combat communautaire hante le débat politique. Par exemple en 2017, quand Liesbeth Homans, la ministre flamande de l’Intérieur, a décidé de ne pas nommer Anne Leclaire au CPAS, lui reprochant un niveau de néerlandais trop faible. La même année, la même Liesbeth Homans refusait aux francophones l’envoi des documents en langue française. Le Conseil d’État a ensuite annulé la décision après l’appel de la majorité francophone.

Ne manquez rien des élections communales

- Notre dossier avec toutes les analyses

- Notre blog avec tous les à-côtés

- Abonnez-vous sur Twitter et Instagram

Dans ce contexte, l’ancienne tête de liste au CPAS pour LB-Union Anne-Marie Servranckx a choisi de passer chez WO +, le parti d’union néerlandophone. Son ancien partenaire de majorité et bourgmestre sortant Frédéric Petit (MR) ne mâche pas ses mots: "Elle a trahi la majorité."

Une grande déception

Contactée par nos soins, Anne-Marie Servranckx ne souhaite s’exprimer que par voie écrite. Elle évoque une grande déception à la base de son changement de liste. "Les revendications et pressions excessives de certaines formations politiques au sein de la liste francophone n’avaient pour moi plus rien à voir avec le choix du citoyen ni même une gestion politique saine", explique-t-elle.

Les Flamands parlent de fusionner avec les communes avoisinantes pour favoriser les économies d’échelle. Les francophones, eux, refusent d’être assimilés à des communes sans facilités.

Le bourgmestre parle pourtant d’une entente entre les deux communautés au sein du conseil. En témoignent la construction d’un nouveau centre administratif, d’une école flamande, ou encore le projet de donner une place publique à Wezembeek-Oppem, conçue comme un espace de rencontre.

Pourquoi cette polarisation entre francophones et Flamands? "La différence vient des choix politiques fondamentaux." Les Flamands parlent notamment de fusionner avec les communes avoisinantes pour favoriser les économies d’échelle. Les francophones, eux, veulent continuer de défendre leurs droits et refusent d’être assimilés à des communes sans facilités, au risque de voir les leurs disparaître.

Parti d’ouverture

WO + se veut un parti d’ouverture, sans contrainte linguistique, prêt à accueillir des candidats indépendants. Pourquoi ne pas s’allier, comme le cdH l’a fait avec l’Open VLD et le CD&V à Crainhem? "Il s’agit là de liste d’opportunisme", assure Frédéric Petit. De la part des francophones ou des Flamands? Pas de réponse.

En dépit de la querelle communautaire et d’un combat jugé nécessaire par les francophones, la commune refuse le conflit quotidien, parfois très anecdotique. Majorité et opposition ont ainsi décidé d’apposer des grillages ("type clapier à lapin, pas des clôtures!") pour éviter que l’on vienne recoller sur les affiches.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content