Woluwe-Saint-Pierre | Pour ou contre le come-back du MR

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La majorité sortante, dirigée par le bourgmestre cdH Benoît Cerexhe, s’est montrée plus stable qu’annoncé.

L’histoire avait fait grand bruit lors des élections de 2012. Benoît Cerexhe, à la tête d’une majorité hétéroclite, rejetait le MR dans l’opposition à Woluwe-Saint-Pierre, grâce à la dissidence d’une partie des libéraux du cru, qui avaient refusé de soutenir la tête de liste MR d’alors, Willem Draps. L'humaniste avait pu compter sur le soutien de l’ex-bourgmestre ultrapopulaire, feu Jacques Vandenhaute, et de ses ouailles. Sa majorité promise à la rupture dès ses débuts a tenu bon.

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Près de six ans plus tard, le bourgmestre cdH se félicite de la loyauté de ses partenaires, qu’ils soient libéraux indépendants, DéFI ou écologistes. "Je n’ai jamais eu de problème de quorum", dit Benoît Cerexhe qui a pu compter sur deux ralliements libéraux en cours de législature. Sa liste du bourgmestre se compose d’humanistes, à nouveau de libéraux indépendants et de candidats d’ouverture. Objectif: se maintenir à la tête de la commune. Benoît Cerexhe, également député bruxellois, a annoncé que s’il y parvient, il ne sera pas candidat à d’autres niveaux de pouvoir aux élections du printemps 19.

Pour la prochaine législature, Benoît Cerexhe annonce de nouveaux investissements au centre sportif communal pour le hockey, le football et le rugby, une augmentation des places en crèche. Critiqué pour la gestion du chantier de rénovation de la place Dumon (le kiosque accueillant la friterie a dû être démoli pour malfaçon), le bourgmestre annonce de nouvelles rénovations, celle de la place des Maïeurs en priorité.

"Nous partons aux élections sans accord"
Alexia Bertrand
Tête de liste MR

Face à lui: la première force politique de la commune. Le MR a mis fin aux luttes fratricides qui avaient conduit à son éviction en 2012. Alexia Bertrand, chef de cabinet de Didier Reynders et fille de Luc Bertrand, patron d’Ackermans van Haaren, a été choisie pour tirer la liste alors qu’on s’attendait plutôt à voir émerger une autre figure libérale, Anne-Charlotte d’Ursel. Elle sera troisième. Ne cherchant plus les premiers rôles, l’ex-bourgmestre Willem Draps poussera la liste Open MR qui accueille aussi le Vld. Objectif: éviter d’en reprendre pour six ans d’opposition et si possible récupérer le mayorat.

Les libéraux revendiquent une meilleure gestion de la propreté publique, de l’enseignement et proposent une baisse de la fiscalité locale basée sur la maîtrise de dépenses publiques. Le MR fustige également la cession à d’autres niveaux de pouvoir de certains biens communaux comme la déchetterie ou le centre de la place Dumon.

Alexia Bertrand pourrait profiter des ambitions de la tête de liste DéFI et échevin sortant Serge de Patoul qui ne rêve que d’une chose: ceindre l’écharpe mayorale. Le leader amarante, affaibli par sa gestion chaotique de l’enseignement sanpétrusien, devra toutefois se passer du réservoir de voix d’une autre échevine également très populaire à Woluwe, Caroline Persoons, avec qui il n’est pas parvenu à s’entendre. Cette division interne pourrait effacer au plan local la bonne tenue actuelle de DéFI dans les sondages. De son côté, Ecolo est en mesure de progresser sous la houlette de l’échevine sortante Caroline Lhoir. Alors que la majortié sortante affiche sa bonne entente, le MR part aux élections "sans accord", confesse Alexia Bertrand sans exclure la moindre collaboration.

Le jeu semble donc plutôt ouvert à Woluwe où deux éléments s’annoncent déterminants: la solidité des liens entre cdH, DéFI et Ecolo et les ambitions mayorales des uns et des autres.

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