Zaventem | L'Union des francophones contre la N-VA

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L’UF veut continuer sa progression et conserver son avantage sur la N-VA. Le parti nationaliste flamand siège au collège, et mène la vie dure à la minorité francophone.

L’Union des francophones de Zaventem s’autorise tous les espoirs de progression. Depuis l’interdiction de recensement dans les années 1960, le calcul du nombre de francophones en périphérie bruxelloise passe par les urnes. "Le scrutin de 2012 nous a donné un siège supplémentaire. Cela illustre le déplacement des Bruxellois francophones vers la périphérie. La tendance continue, et s’accroît même", explique Véronique Pilate, tête de liste de l’UF à Zaventem. Cette croissance déplaît forcément à la N-VA, troisième parti de la commune derrière l’Open Vld et l’UF.

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Avant 2012, la situation à Zaventem était plutôt modérée. Le bourgmestre Francis Vermeiren (Open Vld) parvenait à calmer le jeu. Lorsqu’il cède sa place à Ingrid Holemans en 2016, le rapport de force change. La N-VA saisit la balle au bond et affirme son rôle dans la majorité (au côté de l’Open Vld et du CD&V) ainsi que son hostilité aux francophones. L’échevin Erik Rennen entre dans le combat, comme en 2017 lorsqu’il fait annuler une exposition jugée trop francophone. "Il y a actuellement toute une mécanique mise en place par la N-VA qui vise à réduire toujours plus les droits des francophones. L’échevin Rennen se sent pousser des ailes… Laissez-moi rire lorsque son parti dit qu’il ne fait plus de communautaire", commentait à l’époque Véronique Pilate (DéFI). L’échevin N-VA prend la tête de sa liste et a clairement annoncé son ambition maïorale pour octobre 2018.

"Il y a actuellement toute une mécanique mise en place par la N-VA qui vise à réduire toujours plus les droits des francophones."
Véronique Pilate
DéFI

Le combat UF/N-VA s’annonce serré. Déjà en 2012, les scores se talonnaient avec moins de 100 voix de différence entre les deux partis. L’Open Vld raflait, lui, 32%. Le parti de l’actuel bourgmestre perd des plumes, au point que certains y voient une place à prendre. Face à l’ambition affichée du parti de Bart De Wever, l’Union des francophones joue la carte de l’ouverture à toutes les minorités. "Notre challenge est que la commune reste vivable pour tous les allochtones."

Zaventem accueille des francophones, mais aussi de nombreux fonctionnaires européens attirés par les prix plus avantageux de la commune ainsi que par les différentes écoles internationales de la région.

L’aéroport, évidemment

La querelle linguistique ne constitue pas l’unique enjeu de Zaventem. L’aéroport figure évidemment en une des sujets à suivre (qui tend parfois aussi au communautaire!). Autre enjeu majeur: la croissance constante de la population. La commune insiste sur sa volonté de conserver son caractère résidentiel et entend lutter contre l’urbanisation galopante de la banlieue bruxelloise.

Quoi qu’on en dise, "la langue, ce n’est pas tout. Il y a d’abord les problèmes des citoyens", conclut Véronique Pilate.

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