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Matteo Renzi quitte la direction de son parti

Matteo Renzi a pris la décision d'abandonner la direction du Parti démocrate après sa terrible défaite électorale. Devenu premier parti d'Italie avec plus de 32% à la Chambre des députés et au Sénat, le M5S est le grand vainqueur des élections et va discuter avec les autres formations.
  • Matteo Renzi quitte la direction de son parti

    L'ancien chef du gouvernement italien Matteo Renzi annonce qu'il quitte la direction du Parti démocrate (PD, centre gauche) après la défaite de son parti, qui a recueilli 18,7% des voix aux législatives de dimanche.

    Le PD a subi "une défaite claire et évidente" et "il est évident dans ces conditions que j'abandonne la direction du parti", a-t-il déclaré à la presse en précisant qu'il ne se représenterait pas lors du prochain congrès du parti.

    Le parti de centre gauche siègera dans l'opposition, a insisté le Florentin de 43 ans. L'ancien président du Conseil fait partie des grands perdants du scrutin, même s'il a obtenu son siège de sénateur. Matteo Renzi a partagé "sa fierté" pour le travail réalisé ces dernières années, mais a reconnu que les résultats des législatives "imposent une nouvelle page au Parti démocrate."

    Matteo Renzi rejette toute alliance avec le Mouvement 5 Etoiles ou la coalition de droite. "Nous avons dit non à un gouvernement avec les extrémistes ou des extrémistes, nous n'avons pas changé d'avis."

  • La Bourse de Milan limite ses pertes et ferme en recul de 0,4%

  • 5 choses à savoir sur le Mouvement 5 Etoiles

    L'Italie a offert au Mouvement 5 Etoiles (M5S), anti-système, la place de premier parti du pays. Voici 5 choses à savoir sur le M5S:

    • Des origines "comiques"

    Le mouvement a été fondé en 2009 par le comédien Beppe Grillo dans la lignée des manifestations massives contre la classe politique qu'il a organisées à partir de 2007 et intitulées, dans le langage outrancier dont il a fait sa marque de fabrique, "Vaffanculo Day" (Journée du "Va te faire foutre").

    Grâce à son blog, le plus lu d'Italie, Beppe Grillo a séduit nombre d'Italiens, en particulier chez les jeunes. Et il a su transformer cet atout en préconisant un revenu universel mensuel, qui a séduit notamment dans le sud. Le mouvement a également affirmé son originalité en prônant une démocratie participative, utilisant par exemple internet pour faire adopter son programme ou choisir ses candidats aux élections.

    • Quelques grandes villes

    Le M5S est à la tête de quelques grandes villes en Italie, la première étant Rome, mais il dirige aussi Turin ou Livourne. Le mouvement, actuellement dirigé par Luigi Di Maio, 31 ans, n'avait cependant jamais réussi jusqu'à présent à remporter une région ou à dominer au Parlement, en dépit des bons résultats obtenus lors des législatives de 2013.

    • Des élus qui se perdent

    Le M5S est entré au Parlement en 2013 avec 109 députés et 54 sénateurs. A la sortie, en 2018, il a 88 députés et 35 sénateurs, les élus manquant ayant quitté le parti par choix ou parce qu'ils ont été expulsés.

    Pour les législatives de 2018, une petite dizaine de membres du M5S ont déjà annoncé qu'ils quitteraient le parti à peine leur éventuelle élection annoncée, pour diverses raisons. Certains ont été découverts falsifiant les remboursements de leur salaire de parlementaire, qu'ils s'étaient engagés à effectuer en faveur des PME, d'autres ayant oublié de dire qu'ils étaient francs-maçons.

    • Un programme qui change

    Le programme du M5S a évolué au cours de ces derniers mois, au fur et à mesure que les législatives se rapprochaient. Ainsi, un des points clés du M5S jusqu'à il y a quelques mois était un référendum sur la sortie de la zone euro. Désormais, le responsable pressenti pour le secteur économie assure qu'il n'en est absolument pas question. De nombreuses attaques contre l'Union européenne ont désormais laissé place au silence, l'Europe n'apparaissant pas dans le programme officiel du M5S pour ces législatives.

    D'une manière générale, le mouvement, très virulent à ses débuts dans la contestation et le rejet de la "caste" politique, a modéré son propos, particulièrement depuis l'ascension de son chef de file aux législatives, Luigi Di Maio. Ce dernier a en outre multiplié les rencontres avec les élites financières ou européennes, s'efforçant à chaque fois de les rassurer sur le sérieux de son programme.

    • Un vote parfois par défaut, et très géographique

    L'Italie au lendemain des législatives semble comme coupée en deux, entre un nord dominé par la Ligue de Matteo Salvini (extrême droite) et un sud où le M5S a fait carton plein. La crise est passée par là. Le M5S fait également le plein dans les zones les plus défavorisées, dont nombre sont au sud de la pénisule, et à la périphérie délaissée des grandes villes.

    Le vote M5S est aussi parfois un vote par défaut. Selon l'expert en sondages Antonio Noto, les gens votent davantage M5S "pour donner une claque à leur parti politique de référence" que par conviction. "Oui, nous avons été un peu élus par défaut et aussi en raison d'une forte abstention parce qu'il y a eu une grande désillusion", a reconnu récemment Michel Barbet, maire de Guidonia, une ville de 90.000 habitants proche de Rome, et membre du M5S.

  • Ce que les économistes en pensent

    "Un gouvernement dirigé par des partis extrémistes pourrait inciter les investisseurs internationaux à se débarrasser des obligations d'État italiennes."  Azad Eangan, économiste chez Schroders

    "Nous prévoyons des pressions sur les obligations d'Etat italiennes et de la périphérie de la zone euro mais nous ne voyons pas là un facteur durablement défavorable pour l'euro ou les actions de la région." Richard Turnhill, directeur de la stratégie d'investissement chez BlackRock

    "Le pays pourrait connaître une période prolongée de blocage politique et le Mouvement Cinq Etoiles (M5S) a de bonnes chances de faire partie du prochain gouvernement. Pour les marchés, beaucoup de choses tiendront à la question de savoir si le M5S, s'il joue un rôle au gouvernement, sera aussi radical que son programme le suggère." Fabio Balboni, économiste Europe pour HSBC

    "La perspective d'une période prolongée d'incertitude en matière de politique intérieure risque de peser sur la reprise en cours, même si l'activité économique s'est montrée récemment plus résistante face aux événements politiques comme le référendum italien de décembre 2016, le vote catalan et le vote allemand. (...) Si le risque de voir l'Italie sortir de l'euro est bien plus faible que par le passé, il ne doit pas être sous-estimé, ne serait-ce que comme aboutissement de mauvaises décisions politiques." Nicola Nobile, économiste - Oxford Exonomics

  • Ce qu'on sait à 16h00

    → Les élections législatives ont bouleversé l'échiquier politique italien, sans toutefois dégager une majorité parlementaire.

    • Le Mouvement 5 Etoiles (M5S) s'impose premier parti d'Italie. Si le Mouvement du jeune leader Luigi Di Maio est bien le grand vainqueur de ces élections avec au moins 31% des voix à la Chambre des députés et au Sénat, il ne dispose pas des chiffres nécessaires pour gouverner et devra donc nouer des alliances, ce qu'il avait toujours refusé lors de la dernière législature. Cette fois-ci, le parti semble changer de stratégie et se dit ouvert au dialogue avec "tous les partis". 

    • La coalition de droite, dominée par la Lega de Matteo Salvini devant Forza Italia de Silvio Berlusconi, est en tête. L'alliance entre Forza Italia, la Ligue et le petit parti d'extrême droite Frères d'Italie obtiendrait 37% à la Chambre et au Sénat mais devrait élargir la coalition pour gouverner.

    La Ligue (environ 18%) devance toutefois Forza Italia (environ 14%) de plusieurs points de pourcentage. Selon Matteo Salvini, le chef de file de La Ligue, son parti va endosser le rôle de leader de la coalition. Salvini se dresse ainsi en potentiel futur président du Conseil.

    Silvio Berlusconi enregistre son plus mauvais résultat électoral depuis ses débuts politiques en 1994. Le leader de Forza Italia, inéligible en raison de sa condamnation pour fraude fiscale, a misé sur le président du Parlement européen Antonio Tajani pour gouverner l'Italie.

    • Le Parti démocrate (PD) de Matteo Renzi fait face à une chute libre, avec environ 19% des voix. Des rumeurs font état d'une démission de Matteo Renzi. Ce dernier tiendra une conférence de presse à 17 heures.

  • Le Mouvement 5 Etoiles veut discuter "avec tous les partis"

    Le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème), fort de son score de 32%, se dit ouvert à la discussion avec "tous les partis". Son chef de file, Luigi Di Maio, tient en ce moment une conférence de presse où il explique que le vote des Italiens donne à son parti la légitimité pour entrer au gouvernement.

    "Le Mouvement 5 Etoiles triple le nombre de ses parlementaires, ce que nous avions annoncé pendant la campagne. Il y a des régions entières où nous avons recueilli plus de 50%, des zones où nous avons obtenu 75% des voix."
    Luigi Di Maio
    Leader du parti M5S

    Le leader du parti M5S revendique ainsi le droit de former un gouvernement. "Nous avons la responsabilité de donner un gouvernement" à l'Italie (...). Nous sommes une force politique qui représente le pays tout entier, ce que je ne peux pas dire des autres formations et cela nous projette inévitablement vers le gouvernement du pays", a déclaré le jeune leader de 31 ans.

  • Renzi va-t-il démissionner? Verdict à 17h

    Matteo Renzi, président du parti démocrate, a décidé de démissionner à l'issue des élections de ses fonctions, affirme l'agence Ansa. 
    Son porte-parole affirme, lui, n'être au courant d'aucune décision de démission.

    L'ancien président du Conseil fait partie des grands perdants des élections législatives de dimanche.

    Matteo Renzi s'exprimera à 17h00.

    ©REUTERS

  • Salvini:"Je suis et je resterai fièrement populiste"

    Matteo Salvini, le chef de file de La Ligue, parti à l'extrême droite de l'échiquier politique, a pris la parole en fin de matinée. Selon lui, "la coalition de centre-droit a gagné et peut gouverner", tout en précisant que son parti allait endosser le rôle de leader dans sa coalition avec le parti de Berlusconi.

    "Nous avons le droit et le devoir de gouverner l'Italie."
    Matteo Salvini
    Président de La Ligue (parti d'extrême droite)

    En effet, la formation eurosceptique et anti-immigration a recueilli 18% des suffrages, soit bien plus que les 14% de son partenaire de coalition Forza Italia.

  • Coalition impossible en Italie

    Une alliance "antisystème" entre le M5S et la Ligue semble la seule susceptible d'obtenir une majorité parlementaire. Mais les dirigeants des deux formations ont jusqu'à présent catégoriquement rejeté cette éventualité, et une partie de leurs troupes pourraient avoir du mal à suivre s'ils changent d'avis. "Les vainqueurs de cette bataille électorale sont Matteo Salvini et Luigi di Maio", le chef de file du M5S, mais "tout cela ne conduit à aucune forme de gouvernabilité", résume ainsi l'éditorialiste de La Stampa.

  • La Bourse de Milan limite ses pertes

    La Bourse de Milan a limité les pertes ce matin, perdant 2% à l'ouverture avant de se reprendre en quelques minutes autour de -1%. Vers 09h40, l'indice FTSE Mib cédait 1,11% à 21.669 points.
    En revanche Mediaset, l'empire médiatique de Silvio Berlusconi, plongeait jusqu'à 6% et cédait encore 4,63% à 2,966 euros. La coalition de droite/extrême droite est arrivée en tête dimanche, mais restait loin d'une majorité, et le magnat des médias en a perdu la direction, dépassé par la Ligue de son allié Matteo Salvini (extrême droite).
    Plusieurs banques comme Unicredit, Ubi Banca, BPER Banca et Banco BMP cédaient aussi entre 3 et 5%.
    En revanche, une dizaine de titres étaient en hausse, dont celui du sidérurgiste Tenaris (+0,85% à 14,185 euros) et la maison de couture Moncler (+0,57% à 28,06 euros).

  • Qui est Salvini?

    Son parti était au bord du gouffre, il l'a redressé et maintenant, il est, avec Luigi di Maio (chef de file du M5S), l'un des grands vainqueurs de ces élections législatives. Qui est Matteo Salvini, le leader de la xénophobe Ligue du Nord? Voici son portrait

    ©REUTERS

  • Quels scénarios pour l'Italie? Lisez l'analyse de notre correspondante à Milan ici

  • Que va-t-il se passer?

    Il appartient au président italien, Sergio Mattarella, de démêler l'écheveau dans les semaines qui suivent pour de confier un "mandat exploratoire" à celui ou celle qui lui paraîtra en mesure d'obtenir une majorité.

    Mais ces consultations politiques officielles ne s'ouvriront pas avant la fin du mois au plus tôt, après l'élection des présidents des deux chambres, ouvrant une nouvelle période d'instabilité en Italie, qui pourrait déboucher à terme sur de nouvelles élections.

  • Un pays ingouvernable...

    Les résultats confirmeraient une Italie ingouvernable sans une nécessaire recomposition des équilibres politiques. Les négociations pour dégager une majorité parlementaire prendront plusieurs semaines, ont déjà annoncé de nombreux responsables politiques.

  • M55, le premier parti avec plus de 32% des voix

    Les antisystème du Mouvement 5 Etoiles (M5S) confirment leur montée en puissance, devenant le premier parti en Italie avec un score dépassant les 32%, quelques mois après la victoire du Brexit en Grande-Bretagne et de Donald Trump aux Etats-Unis.

  • La droite dure triomphe

    La coalition formée par Forza Italia de Silvio Berlusconi, la Ligue et le petit parti Fratelli d'Italia (Frères d'Italie), obtient quelque 35% des voix, selon les projections données par les télévisions italiennes.

    Mais à l'intérieur de cette coalition, c'est la Ligue de Matteo Salvini, formation alliée de Marine Le Pen en Europe, qui est en tête, selon ces projections.

    La Ligue a martelé tout au long d'une campagne émaillé d'incidents violents, un discours anti-immigration et méfiant à l'égard de "Bruxelles", qui semble avoir porté, dans un pays qui a accueilli 690.000 migrants depuis 2013 et où l'euroscepticisme a le vent en poupe.

  • La gauche s'écroule

    Le Parti démocrate (PD) de l'ancien Premier ministre Matteo Renzi réaliserait, selon plusieurs projections, son plus mauvais score depuis sa fondation en 2007.
    "Il est clair que pour nous il s'agit d'une défaite évidente", a commenté Maurizio Martina, un des plus hauts responsables du PD et ministre de l'Agriculture dans le gouvernement actuel.

  • Le mouvement contestataire Mouvement cinq Etoiles (MS5) devrait remporter le plus grand nombre de sièges à la Chambre des députés. Mais aucun parti ni aucun bloc de coalition n'obtiendra la majorité absolue à la chambre basse, selon une projection diffusée sur la Rai, la chaîne de télévision publique.

  • Les bureaux de vote sont fermés

    Les premières estimations devraient arriver assez rapidement. Les chiffres solides seront eux communiqués dans la nuit.

  • Les résultats, et après ?

    Les premières estimations sont attendues après 23h. Mais tout ne sera pas fini pour autant. Si aucun parti ou aucune coalition n'obtient la majorité des sièges -ce qui est probable- l'Italie pourrait entrer dans une phase d'instabilité politique pour former son gouvernement.

  • Qui est Matteo Renzi, l'homme que les Italiens aiment détester?

    "Dans un pays qui semble condamné par le népotisme et la gérontocratie, Matteo Renzi représente une bouffée d’air frais. Il plaît pour son franc-parler et son "langage compréhensible" qui exerce, selon ses admirateurs, une "fascination rassurante". Il séduit avec son pragmatisme anglo-saxon, son énergie et son regard résolument tourné vers l’avenir."

  • La participation à 58,7 %

    La participation à 19h est de 58,7 %, 10 points de plus que lors des dernières législatives italiennes en 2013. Il y a cinq ans, le scrutin s'était cependant déroulé sur deux jours. 

  • Le point à 19h

    • Les Italiens renouvellent aujourd'hui leur Parlement dans une élection à l'issue indécise.
    • Le Mouvement 5 Etoiles pourrait arriver en tête mais être malgré tout dépassé par une coalition de partis de la droite et de l'extrême-droite.
    • Les bureaux de vote ferment leurs portes à 23h. Les premières estimations devraient être publiées dans la foulée.
    • Les résultats définitifs ne sont pas attendus avant lundi. 
    • La participation était en hausse à la mi-journée par rapport aux dernières législatives de 2013, à 19,4% (+ 4 points).
    • Une militante Femen a perturbé le vote de l'ancien Premier ministre Silvio Berlusconi.

    Continuez à suivre ce scrutin à l'issue incertaine toute la soirée sur ce live.

  • Di Maio, le visage "sérieux" du populisme italien

    Quand Beppe Grillo, l’ancien comique fondateur du Mouvement cinq étoiles (M5S), décide de le désigner officiellement comme son dauphin, le jeune Luigi Di Maio, lui répond, avec son habituelle ironie caustique, "tu es devenu fou, ou bien tu as vraiment pris un coup de vieux!" Mais Grillo est bien certain de son choix qu’il motive en expliquant "qu’il apprend toujours quelque chose grâce à Di Maio, même quand ce dernier se tait".

    Actuel vice-président de la Chambre des députés et candidat du M5S au poste de chef du gouvernement italien, ce jeune homme, âgé d’à peine 31 ans, rêvait pourtant de devenir agent de police. Aujourd’hui, après un parcours politique foudroyant, Di Maio dirige un parti qui est en tête dans tous les sondages d’intentions de vote.

    >> Découvrez son portrait <<

  • Les promesses des partis

    Jamais des programmes politiques n’auront si peu compté dans une campagne électorale. Cette dernière course aux urnes en Italie a été plutôt marquée par des rhétoriques enflammées, des personnalités antagonistes et de fortes doses de désinformation.

    La seule vraie tendance partagée par les divers partis en lice est une soudaine et farfelue "générosité". Toutes les formations politiques ont, en effet, promis des dépenses publiques et des allégements fiscaux supplémentaires. Pour le financement des mesures, on verra plus tard.

  • L'Europe se prépare

    Le vote du jour est indécis et ses conséquences pourraient bien dépasser la seule Italie. 

    Le président de la Commission européenne a dit se préparer à l'éventualité d'une période de flottement dans la gouvernance de la péninsule

    Au-delà de la paralysie, le véritable danger pour la Commission est de voir arriver des partis europhobes au pouvoir

  • "Berlusconi, tu es périmé"

    Si la plupart des responsables politiques ont voté dans le calme, Silvio Berlusconi a eu la surprise de voir une militante Femen se dresser sur la table de son bureau de vote. "Berlusconi, tu es périmé", proclamait le message sur son torse nu.

  • La participation en hausse

    La participation à la mi-journée est de 19,4%, en hausse de 4 points par rapport à 2013, où le scrutin était cependant organisé sur deux jours.

    Plus de 46 millions d'électeurs sont invités à voter jusqu'à 23h00: tous doivent élire 630 députés via un bulletin rose et ceux âgés de plus de 25 ans reçoivent aussi un bulletin jaune pour choisir les 315 sénateurs.

  • Berlusconi, inéligible mais omniprésent

    A 81 ans, Silvio Berlusconi est toujours incontournable.

    Bien qu'inéligible jusqu'en 2019, il a été une figure incontournable de la campagne, faisant peser tout son poids dans la balance en faveur de l'alliance de la droite et de l'extrême-droite. 

    Quels sont les ingrédients du succès du Cavaliere ? Hédoniste, affichant un amour démesuré pour la vie et une aussi démesurée peur de la mort, assumant son goût pour les jolies femmes et les aventures, condamné pour fraude fiscale, il semble, avec ses chutes et ses faiblesses, effacer les fautes de tous les autres.

  • Un scrutin indécis

    Les bureaux de vote ont ouvert à 7h ce matin dans la péninsule et ne refermeront leurs portes qu'à 23h. Ils ne livreront probablement pas de résultat clair. 

    Les derniers sondages autorisés, publiés le 16 février, font du Mouvement contestataire 5 Etoiles (M5S) le premier parti italien dans les intentions de vote, avec un score autour de 28%.

    Mais le nouveau système électoral, qui combine représentation proportionnelle et scrutin majoritaire à un tour, rend improbable qu'il puisse, de même qu'aucun autre parti, être en mesure de gouverner seul au soir du scrutin.

    Le M5S pourrait d'ailleurs se faire voler la vedette par la coalition droite/extrême droite qui, d'après les derniers études d'opinion, pourrait arriver en tête avec 37% des intentions de vote (dont 17% pour Forza Italia, le parti de M. Berlusconi, et 13% pour la Ligue).

    Inquiète des risques de paralysie politique de la troisième économie de la zone euro, l'Union européenne mise pour sa part sur un accord de grande coalition entre les familles pro-européennes, un "Renzusconi" déjà décrié en Italie et que les intéressés se sont bien gardé d'évoquer pendant la campagne.

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