Un gouvernement en Italie? Pas pour tout de suite

Le président italien, Sergio Mattarella. ©EPA

Après deux jours de consultations cette semaine, les différents camps en présence n’ont pas réussi à trouver un accord pour former un nouveau gouvernement en Italie.

Il faudra encore passer par des consultations afin d’espérer voir un naître un gouvernement en Italie. Après deux jours de consultations infructueuses cette semaine, un nouveau cycle de négociations sera entamé entre les partis politiques la semaine prochaine, a indiqué le président italien Sergio Mattarella ce jeudi.

"Au cours de la semaine prochaine, je lancerai un nouveau cycle de consultations afin de vérifier si la possibilité de former un gouvernement, qui aujourd'hui (jeudi) n'a pas émergé, a mûri", a déclaré le président, qui a reçu les dirigeants des principaux partis italiens,  un mois après des législatives.

Les différents camps en présence campent sur leurs positions, aucun ne n’étant disposé, pour l’instant, à céder du terrain.

"Je laisserai passer quelques jours de réflexion, qui seront utiles à tous les partis pour évaluer la situation de façon responsable, les convergences en termes de programme et les solutions possibles pour former un gouvernement", a expliqué Sergio Mattarella, qui a reçu ce jeudi les représentants des principaux partis politiques.

"Je laisserai passer quelques jours de réflexion, qui seront utiles à tous les partis pour évaluer la situation de façon responsable, les convergences en termes de programme et les solutions possibles pour former un gouvernement."
Sergio Mattarella
président italien

Le parti d’extrême droite la Ligue et le Mouvement Cinq Etoiles (M5S) revendiquent tous deux la victoire aux législatives du 4 mars dernier, alors qu’ils n’ont pas obtenu la majorité parlementaire nécessaire à la formation d’un gouvernement. Les populistes du M5S avaient récolté 33% des voix, tandis que la Ligue 17%.

Matteo Salvini (Ligue) et Luigi Di Maio (M5S) souhaitent chacun accéder au poste de chef de gouvernement. Di Maio se dit prêt à gouverner aussi bien avec la Ligue qu’avec le Parti démocrate (PD, centre-gauche), qui est le grand perdant des législatives, qui, lui, souhaite rester dans l’opposition.

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