Obama passe le flambeau à "Hillary"

Barack Obama et Hillary Clinton à Philadelphie au troisième jour de l'investiture démocrate. ©REUTERS

Barack Obama s'est adressé aux délégués, réunis à Philadelphie pour la troisième soirée de la convention démocrate, afin de rassembler les électeurs autour d'Hillary Clinton, qu'il considère comme la seule "qualifiée pour la présidence".

Personne n'a jamais douté de la volonté de l'ancienne First Lady de tenter une nouvelle fois sa chance, après la défaite amère inscrite lors de la course à l'investiture démocrate en 2008 dans laquelle elle se distinguait comme favorite. "L'heure des choix viendra bientôt", affichait-elle d'ailleurs en 2014, dans l'épilogue de Hard Choices (Le temps des décisions), ses mémoires de secrétaire d'Etat de 2009 à 2013.

"Il y a huit ans, Hillary et moi étions rivaux"

©VIA BLOOMBERG NEWS

Les Obama ne pardonnaient pas aux Clinton le ton "méprisant" et condescendant de la campagne des primaires démocrates de 2008. Mais les vieilles rancoeurs ne sont plus de la partie ou du moins pas lorsqu'Obama, dernier orateur de la soirée du mercredi à Philadelphie, revient brièvement sur ces huit années passées à la Maison Blanche avant de se lancer dans plaidoyer à l'avantage d'Hillary Clinton, son ancienne rival à la présidence des Etats-Unis.

"Il y a huit ans, Hillary et moi étions rivaux, nous nous sommes affrontés des mois. C’était dur, croyez-moi. À chaque fois que je croyais avoir gagné la course, Hillary revenait plus forte encore", a-t-il rappelé avant d'applaudir son choix d'accepter de devenir secrétaire d'Etat. "Hillary" avait décidé d'étouffer son orgueil pour accepter ce poste, généreusement offert par Barack Obama, ce qui leur a permis de ranger les armes et de se rabibocher.

Un Donald Trump "anxiogène" pour les Etats-Unis 

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Le 44e président des Etats-Unis ne compte pas laisser Trump saccager son héritage. En dénonçant la vision pessimiste promue par le candidat républicain Donald Trump, Barack Obama a brossé le portrait d'un Donald Trump peu intéressé par les faits et à l'"éthique douteuse", ne manquant pas d'insister sur les procès qui ont émaillé la carrière de l'homme d'affaires. L'affaire "Trump University" par exemple, un établissement, dans l'enseignement de l'immobilier, créé en 2005 par le milliardaire a été accusé par un groupe de 5.000 étudiants d’être une "arnaque". Ces derniers lui ont intenté un procès. L'université est désormais fermée. 

Le président sortant a également déploré que la convention de son parti de la semaine dernière n'ait exprimé que "ressentiment, colère et haine".

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"L'Amérique est déjà grande. L'Amérique est déjà forte. Et je vous promets, notre force, notre grandeur ne dépendent pas de Donald Trump", a-t-il scandé.

"Nous ne sommes pas un peuple fragile ou craintif. Notre pouvoir ne vient pas de tel ou tel sauveur auto-proclamé promettant que lui seul peut obtenir un retour à l'ordre. Nous ne voulons pas d'un souverain", a dit Barack Obama qui se disait optimiste sur l'avenir des Etats-Unis, estimant qu'Hillary Clinton était "la seule candidate de cette élection qui croit en cet avenir". Elles est le seul "leader avec des projets concrets pour éliminer les barrières et briser le plafond de verre et donner plus de chances à chaque Américain".

Parmi les orateurs de la soirée, Tim Kaine, qui a accepté officiellement d’être le colistier d’Hillary Clinton, s’est transformé en imitateur pour singer Donald Trump, un homme en qui "personne ne peut croire".

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En affichant l'image d'un parti uni derrière sa candidate, le parti démocrate espère aussi faire oublier les scandales ayant affecté la campagne pour la primaire et "le malaise" évident depuis le début de la semaine à Philadelphie.

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