À Jérusalem, Trump voit une "rare opportunité" pour la paix

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À peine arrivé à Jérusalem, Donald Trump pousse Israël et l’Autorité palestinienne à reprendre le processus de paix avec le soutien de l’Arabie saoudite et des régimes sunnites.

Onze mille policiers et gardes-frontières israéliens – la moitié des effectifs globaux de ce pays – protègent la visite de 28 heures entamée lundi par Donald Trump et sa famille en Israël, ainsi que dans les territoires palestiniens. Surtout en Israël d’ailleurs, puisque le président US ne passera pas plus de deux heures à Bethléem où il rencontrera Mahmoud Abbas ce mardi.

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Dans une ville de Jérusalem en état de siège et dont de nombreuses artères étaient coupées, Trump et ses proches ont été reçus avec les honneurs par les dirigeants de l’État hébreu. Au cours de leurs différentes interventions, les uns et les autres ont évoqué l’"amitié indissoluble" entre les deux pays, leurs "valeurs communes" et leur "lutte contre le terrorisme". Le tout, retransmis en direct par toutes les radio-télévisions de l’État hébreu.

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En revanche, les mêmes médias ont ignoré les manifestations parfois violentes qui se déroulaient en Cisjordanie dans le cadre de la "Journée de la colère" proclamée par les organisations palestiniennes. Pour protester contre le "caractère pro-israélien" de la politique américaine et pour attirer l’attention sur le sort des prisonniers palestiniens qui poursuivent une grève de la faim depuis 36 jours.

"Une rare opportunité d’apporter la sécurité, la stabilité et la paix dans cette région"

Malgré l’insistance israélienne, Trump n’a pas annoncé le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv vers Jérusalem. Mais la déception de Benyamin Netanyahou et de ses ministres a été compensée par le fait que leur hôte de marque a été le premier président américain en fonction à se rendre au mur des Lamentations, le lieu le plus saint de la religion juive.

Kippa noire sur la tête, Donald Trump s'est figé un moment, la main droite sur le mur des Lamentations, puis a glissé, selon la tradition, un bout de papier dans les interstices entre les pierres antiques érodées par le temps. ©AFP

Certes, il l’a fait dans le cadre d’une "visite privée" et sans être accompagné de représentants de l’État hébreu, mais l’opinion locale interprète cette visite comme une victoire. Une sorte de reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le mur des Lamentations et, plus largement, sur la partie arabe de la ville conquise en 1967.

Dès son arrivée, Trump a évoqué à plusieurs reprises l’existence d’une communauté d’intérêt contre l’Iran regroupant l’Arabie saoudite, les régimes arabes sunnites et Israël. Elle offre, selon lui, "une rare opportunité d’apporter la sécurité, la stabilité et la paix dans cette région". Ces propos confirment les rumeurs selon lesquelles Washington préparerait une initiative diplomatique américaine visant à reprendre les pourparlers de paix israélo-palestiniens interrompus en 2014. Celle-ci devrait être lancée dans les prochaines semaines avec le soutien de l’Arabie saoudite et des régimes sunnites de la région.

"Que votre premier voyage dans notre région puisse être une étape historique sur le chemin de la réconciliation et de la paix", lui a déclaré Benjamin Netanyahu, en disant "tendre la main à tous nos voisins, dont les Palestiniens". ©AFP
Sur le plan des symboles, le président américain est allé prier sur le mur des Lamentations, dans la vieille ville de Jérusalem conquise par Israël durant la guerre des Six-Jours, en 1967 - une première pour un président américain. ©AFP
Au mur des Lamentations, la femme et la fille de Donald Trump, Melania et Ivanka, qui est aussi sa conseillère à la Maison Blanche, se sont rendues dans la partie réservée aux femmes. ©REUTERS
Deuxième étape du Trump Tour, Israël et la Cisjordanie. Le couple présidentiel y est arrivé ce lundi. ©EPA
Le premier voyage de Donald Trump à l'étranger a débuté samedi par un accueil royal en Arabie saoudite et l'annonce de méga-contrats excédant 380 milliards de dollars, dont 110 pour des ventes d'armements à Ryad visant en particulier à contrer les "menaces iraniennes". ©Photo News
Sabre à la main, le président US a pu apprécier l'accueil royal qui lui a été réservé. ©Photo News
Quelques secondes après l'atterrissage d'AirForce One, le roi Salmane a serré la main à Donald Trump, ainsi qu'à son épouse qui était habillée sobrement, avec les cheveux au vent, contrairement aux Saoudiennes qui sont obligées de se couvrir la tête en public. ©Photo News
Fin de l'étape saoudienne. Le couple présidentiel prend la route d'Israël. ©REUTERS
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Le président américain Donald Trump a rencontré le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans la ville de Bethléem, en Cisjordanie, ce 23 mai 2017. ©REUTERS
Donald Trump signe le livre des invités à la résidence du président israélien Reuven Rivlin à Jérusalem. Les femmes des deux présidents, Melania et Nehama, se tiennent à leurs côtés au moment de la signature. ©AFP
Air Force One s'est posé mardi soir sur la piste de Ciampino Airport, à Rome. ©EPA
Le Président américain était attendu ce mercredi au Vatican. ©AFP
Après une poignée de main cordiale, Donald Trump grand sourire, le pape la mine beaucoup plus sérieuse, ont été longuement photographiés avant de s'assoir pour entamer à huis clos un tête-à-tête qui a duré une petite demi-heure dans la bibliothèque des appartements pontificaux. ©REUTERS
"Que lui donnez-vous à manger? Du potica?", a demandé le pape à la First Lady. Melania Trump a confirmé sans hésitation "potica!". Le pape a affirmé connaître ce dessert traditionnel slovène grâce au mari de sa nièce, un Argentin d'origine Slovène comme Melania. ©AFP
Le pape François a exhorté le Président américain à être un homme de paix. Il a attiré son attention sur le changement climatique. ©AFP
Donald Trump et son épouse Melania ont été accueillis sur le tarmac de Melsbroek par le Premier ministre Charles Michel et sa compagne, Amélie Derbaudrenghien. ©AFP
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De nombreux symboles étaient représentés tout au long de la marche, comme la statue de la liberté ou les bonnets de chat roses, pour faire écho au mouvement de la Women's march aux Etats-Unis, dont certains membres ont fait le déplacement à Bruxelles. ©AFP
Dans les rues de Bruxelles, des milliers de personnes ont crié leur opposition à Donald Trump à l'appel de la plateforme "Trump not welcome" et d'une septantaine d'associations, pour notamment dénoncer les politiques "discriminatoires et sexistes" du président américain. ©Photo News
Charles Michel a eu un entretien avec le président Trump "d'une petite heure" - et donc plus long que prévu dans le programme initial- dans une salle du Palais royal a été "sans tabou" "et sans langue diplomatique". ©Photo News
Le président américain Donald Trump a été reçu jeudi à Bruxelles par les présidents du Conseil et de la Commission européens, Donald Tusk et Jean-Claude Juncker, pour sa première rencontre avec les dirigeants d'une UE qu'il a sévèrement critiquée. ©EPA
Il s'agit de la première rencontre entre le président américain et les principaux dirigeants de l'Union européenne. Elle doit durer "environ une heure", a estimé un responsable européen, affirmant qu'il n'y avait pas de programme défini des sujets qui seront abordés. ©EPA
Le président américain Donald Trump a accueilli son homologue français Emmanuel Macron à l'ambassade des Etats-Unis à Bruxelles. ©AFP
La première dame américaine Melania Trump a visité jeudi matin l'hôpital des enfants Reine Fabiola à Laeken. Elle a participé à un cours de bricolage dans l'école de l'hôpital. ©BELGA
Première rencontre entre Trump et Macron, à l'ambassade américaine à Bruxelles. Au menu, chargé, de la rencontre prévue pour durer plus d'une heure: la réunion de l'Otan et le sommet du G7e, les crises régionales (Syrie, Ukraine et Corée du Nord, entre autres), l'économie et l'accord de Paris. ©AFP
Autre volet important de la visite de Donald Trump à Bruxelles: la réunion à l'Otan. Il a répété avec virulence son intention de voir les autres membres accroître leur contribution au budget de l'organisation. ©AFP
Les conjoints de la délégation ont retrouvé la Reine Mathilde pour une visite des serres royales. C'est la première fois que le compagnon d'un chef d'État prend la pose avec les "premières dames". Gauthier Destenay (en haut à gauche) est marié au Premier ministre luxembourgeois. ©EPA
Après Bruxelles, le Président et son épouse se sont envolés pour la Sicile afin d'assister au Sommet du G7. ©AFP
La cité sicilienne de Taormine -où se tient le G7- a fait vivre un "enfer" au service de sécurité de Trump: sa voiture blindée, "The beast" est trop grande pour les rues de la ville. Les Américains ont bien demandé d'élargir les rues mais sans succès. Le maire s'est limité à rénover leur revêtement. ©AFP

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