Alors, l'Otan? Obsolète ou pas?

James Mattis, ministre US de la Défense, a été commandant suprême du Commandement allié de transformation (SACT) de l'Alliance atlantique, entre 2007 et 2009. ©REUTERS

Le ministre américain de la Défense James Mattis tempère nettement la position du président Trump à propos de l'Otan.

Le secrétaire à la Défense américain John Mattis s'est entretenu avec le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg pour souligner l'importance qu'il accorde à l'Alliance atlantique.

"Les deux dirigeants ont discuté de l'importance de nos valeurs communes et le secrétaire a souligné que lorsqu'il faut trouver des alliés pour défendre ces valeurs, les Etats-Unis regardent toujours en premier du côté de l'Europe" (le capitaine Jeff Davis, porte-parole du Pentagone)

Il y a une dizaine de jours, le président Donald Trump avait estimé que l'Otan était obsolète car elle n'avait pas servi de protection contre les attentats terroristes, tout en ajoutant alors que l'alliance était néanmoins très importante à ses yeux. Lors de sa campagne électorale, l'homme d'affaires avait laissé entendre qu'il pourrait conditionner le soutien militaire américain à un accroissement des budgets de défense en Europe.

Le ministre américain de la Défense a aussi parlé au téléphoné avec son homologue britannique Michael Fallon. Il a dit que l'engagement des Etats-Unis envers l'Otan était "inébranlable", a rapporté le porte-parole du Pentagone dans un communiqué. "Le ministre Mattis a insisté sur le fait que les Etats-Unis et le Royaume-Uni jouiront toujours d'une relation exceptionnellement proche, visible dans nos liens en matière de défense qui sont le socle de la sûreté américaine", a indiqué Jeff Davis. "Il a aussi insisté sur l'engagement inébranlable des Etats-Unis envers l'Otan."

Lors de son discours d'investiture, Trump avait estimé que "pendant des décennies, (les Etats-Unis ont) subventionné les armées d'autres pays tout en permettant le très triste appauvrissement de notre armée".
En janvier, il avait considéré que l'un des problèmes de l'Otan résultait du fait que ses membres "ne payent pas ce qu'ils devraient", faisant référence à l'objectif de 2% de PIB fixé en 2014.

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