Après Charlottesville, le CEO de Merck ne veut plus conseiller Trump

Kenneth Frazier, CEO du géant pharmaceutique Merck, ne veut plus conseiller Donald Trump. ©AFP

Kenneth Frazier, CEO du groupe pharmaceutique Merck, démissionne du conseil des entrepreneurs américains soulignant que les dirigeants des Etats-Unis doivent "rejeter clairement les expressions de haine, de sectarisme et suprématie de groupe".

Charlotteville, c'est le nom de cette ville de Virginie où s'est tenu samedi un rassemblement organisé par l'extrême droite suprémaciste américaine qui a dérapé. L'événement a pris une ampleur nationale, car malgré un bilan d'1 mort et de 19 blessés, le président américain n'a pas condamné spécifiquement l'extrême droite, les néonazis et les suprémacistes blancs.

Pour Kenneth Frazier, le CEO du géant américain de la pharmacie Merck , il n'est plus possible de jouer son rôle de conseiller dans ces conditions. Il a en effet démissionné lundi de ses fonctions de conseiller économique de Donald Trump"Les dirigeants américains doivent honorer nos valeurs fondamentales en rejetant clairement les manifestations de haine, de sectarisme et toute revendication de suprématie qui nient l'idéal américain voulant que tous les hommes ont été créés égaux", a-t-il indiqué dans un tweet. "En tant que PDG de Merck et en mon âme et conscience, j'estime de ma responsabilité de prendre position contre l'intolérance et l'extrémisme", ajoute-t-il.


Kenneth Frazier, 62 ans, avait été nommé par Donald Trump après son élection en novembre au sein du "conseil des exportations" (President's Export Council), un cénacle dont la création remonte à 1973 et qui est chargé de le conseiller sur sa politique commerciale.

Le président américain a immédiatement commenté cette démission dans un tweet. "Il aura plus de temps pour se consacrer à réduire les prix totalement abusifs des médicaments", a-t-il déclaré.


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