Attaques cinglantes de Barack Obama contre Donald Trump

L'ancien président Barack Obama a organisé un meeting dans l'État clé de Pennsylvanie pour soutenir Joe Biden, candidat face à Donald Trump à la présidentielle américaine. ©REUTERS

Alors que le candidat démocrate à la Maison-Blanche Joe Biden est étonnamment absent de la scène médiatique ces derniers jours, l'ex-président démocrate Barack Obama tente de mobiliser ses troupes pour éviter une réélection de Donald Trump.

L'ancien président américain Barack Obama a accusé son successeur Donald Trump de n'avoir jamais pris son poste "au sérieux". "Ce n'est pas la télé-réalité, c'est la réalité!", a-t-il martelé. "Et nous devons vivre avec les conséquences de (Donald Trump), qui s'est montré incapable de prendre son poste au sérieux", a-t-il lancé depuis Philadelphie. "Tweeter en regardant la télévision ne résout pas les problèmes", a-t-il ajouté, dénonçant l'attitude du président républicain.

"Nous avons 13 jours jusqu'à l'élection la plus importante de notre vie."
Barack Obama
Ex-président des États-Unis

Où est Joe Biden?

Barack Obama est ainsi entré en piste mercredi soir à l'occasion de son premier meeting public pour soutenir son ancien vice-président Joe Biden, en tête dans les sondages devant Donald Trump, à 13 jours de l'élection présidentielle américaine. Le candidat démocrate est cependant très en retrait sur le terrain.

Je ne m'intéresse pas aux sondages.
Barack Obama
Ex-président démocrate

Pour le troisième jour consécutif, Joe Biden n'avait rien à son programme public tandis que le président républicain continuait de sillonner les États-Unis. Et alors que la forme physique et mentale du démocrate de 77 ans est constamment mise en doute par ses opposants... Néanmoins, les deux hommes se retrouveront jeudi soir pour leur dernier duel télévisé.

Le risque de se reposer sur les sondages

L'ancien président a appelé les démocrates à se mobiliser en masse d'ici le 3 novembre pour Joe Biden et à ne pas croire que l'élection est déjà gagnée car les sondages sont favorables. "Je ne m'intéresse pas aux sondages", a-t-il ajouté, rappelant qu'ils étaient favorables en 2016 à Hillary Clinton avant sa défaite surprise. "Beaucoup de gens sont restés chez eux, ont été flemmards et complaisants", a-t-il souligné. "Pas cette fois! Pas lors de cette élection!", a-t-il martelé.

Barack Obama a décidé de sortir de sa réserve à moins de deux semaines de la présidentielle. ©REUTERS

"Nous avons 13 jours jusqu'à l'élection la plus importante de notre vie", a-t-il lancé, avant de prononcer un réquisitoire virulent contre Donald Trump. "Notre démocratie ne pourra fonctionner si les gens qui sont censés être nos dirigeants mentent tous les jours et inventent des tas de choses", a-t-il dénoncé, mettant en garde contre le risque d'une accoutumance.

"Avec Joe Biden et Kamala Harris, vous n'aurez pas à vous préoccuper des choses folles qu'ils disent tous les jours", a-t-il dit. "Ce ne sera pas aussi épuisant". "Je connais Joe mieux que presque quiconque. Je lui fais confiance pour être un excellent président."

Un peu étonnante, cette intervention assez radicale. "Les ex-présidents ne se mêlent d'ordinaire pas trop de politique et certainement pas de la politique de leur successeur", a déclaré à CNN David Axelrod, ancien conseiller de Barack Obama. "Je pense que c'était son intention, mais Trump a changé cette intention".

Dernier débat ce jeudi

Le candidat démocrate retrouvera donc Donald Trump jeudi soir pour leur dernier duel télévisé à Nashville, dans le Tennessee. Redoutant d'être le président d'un seul mandat, le républicain a accentué, ces derniers jours, ses attaques personnelles sur l'intégrité de son adversaire.

Il martèle depuis plusieurs semaines, sans éléments concrets à l'appui, que la famille Biden est une "entreprise criminelle". Son angle d'attaque: les affaires de Hunter Biden en Ukraine et en Chine, au moment où son père, Joe, était vice-président des États-Unis (2009-2017). Très sensible aux attaques contre sa famille, qui le font parfois s'emporter, Joe Biden doit préparer la parade à ces coups attendus.

Pour rappel, Donald Trump avait refusé un débat virtuel le 15 octobre, un format proposé pour éviter les risques d'infection après son diagnostic.

Le discours de Barack Obama à Philadelphie

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