"Aucun signe d'arrogance de la part de Trump"

©BELGA

Charles Michel et Donald Trump se sont entretenus mercredi soir. Une discussion "sans tabou", affirme le Premier ministre à l'issue de cette rencontre.

Le Premier ministre, Charles Michel, se dit ravi de sa rencontre mercredi soir avec le Président des États-Unis. "Nous avons discuté pendant une heure alors qu'une demi-heure était prévue", lance-t-il. "Nous avons eu une discussion franche et très directe sans tabou. À aucun moment, je n'ai eu le sentiment d'une quelconque arrogance à notre égard."

Certes, Charles Michel le reconnaît, les deux hommes ne sont pas d'accord sur tout. "Grâce à cette discussion personnelle, je comprends mieux son point de vue."

Charles Michel avait pour cette réunion disposé des fiches stratégiques sur la table afin de montrer à ses interlocuteurs américains l'importance des États-Unis comme partenaire commercial. "Cela a fait impression. La Belgique est le 13e pays à créer le plus d'emplois aux États-Unis. Nous sommes des investisseurs plus importants que le Brésil, l'Inde, la Chine ou le Mexique."

Le Premier explique avoir plaidé pour le maintien du multilatéralisme entre les États-Unis et l'Europe. "Il ne faut pas voir l'Otan comme une simple organisation militaire, mais comme une organisation où les Etats défendent leurs valeurs. Depuis les guerres mondiales, nous avons une histoire commune visant à défendre nos valeurs telles que la paix, la stabilité, la démocratie, et la liberté. J'ai insisté sur ce point auprès de Donald Trump."

Autre sujet abordé: le climat. Un sujet où une fois de plus les avis divergent. Charles Michel a ainsi rappelé l'importance de l'accord de Paris. "Il n'a pas dit qu'il mettrait cet accord à la poubelle."

Et que dire de la lutte contre le terrorisme?

La Belgique et les États-Unis semblent ici dans le même camp. De part et d'autre de l'Atlantique, il s'agit d'une priorité. "Nous avons regardé comment ensemble nous pourrions être plus efficaces. Les mouvements migratoires et la protection des frontières extérieures de l'Europe sont, en ce sens, des aspects très importants."

"Nous avons aussi parlé des relations avec la Russie et du rôle russe en Ukraine et en Europe de l'Est, des conséquences du Brexit pour l'Union européenne et de l'avenir de l'Europe."

Charles Michel avoue enfin ne pas être revenu sur les propos tenus par le Président pendant sa campagne et traitant la Belgique de "Trou à rats". "Donald Trump n'est plus candidat mais Président. Nous ne sommes pas d'accord à 100% sur la politique mais en termes de relations internationales, il faut être professionnel."

Et le Premier ministre de conclure: " Nous avons eu un bon échange. Mais au final, ce ne sont pas les mots qui comptent, mais les faits observés dans les prochains mois, les prochaines années." 

→ Visite exclusive d'une base américaine en terres belges: Les G.I.'s de Chièvres

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