Buffett met Trump au défi

Buffett, lors d'un meeting avec la candidate démocrate Hillary Clinton à Omaha, dans le Nebraska: "On n'a peur que si on a quelque chose à craindre". ©REUTERS

Le milliardaire américain Warren Buffett met Donald Trump au défi. Il lui demande de rendre publique sa situation fiscale. Jusqu'ici, le candidat républicain à l'élection présidentielle s'est refusé à faire.

"Il n'a pas peur du service des impôts. Il a peur de vous": Warren Buffett a proposé à Donald Trump de le voir "n'importe où, n'importe quand" avant le scrutin du 8 novembre pour examiner en public leurs déclarations fiscales.

Le milliardaire américain a fait campagne au côté d'Hillary Clinton dans le Nebraska, où il a ainsi pressé le candidat républicain  de publier sa déclaration de revenus et a mis en doute les capacités de l'homme d'affaires.

• Donald Trump a affirmé n'être pas en mesure de publier sa déclaration de revenus, ce qui constitue pourtant un passage obligé pour les candidats à l'élection présidentielle, car le fisc effectue un audit sur ces revenus, dit-il.

"J'ai une nouvelle pour lui", a dit le propriétaire du conglomérat Bershire Hathaway, dont le siège est à Omaha, dans le Nebraska. "Je fais l'objet d'un audit, moi aussi, et je serais ravi de le rencontrer n'importe où, n'importe quand, avant l'élection." "J'apporterai ma déclaration de revenus, il pourra apporter la sienne (...) et laisser les gens nous poser des questions sur les choses qui y figurent", a dit Warren Buffett, ajoutant que Trump avait "peur" des électeurs bien plus que de l'administration fiscale.

Donald Trump refuse de rendre publique sa situation fiscale. ©AFP

Trump a toujours présenté ses succès dans les affaires comme la preuve de sa capacité à diriger le pays.

Mais pour Buffett, qui soutient Clinton, le milliardaire a perdu de l'argent la seule fois où il a demandé au peuple américain d'investir en lui, a-t-il dit en référence à l'entrée en Bourse des hôtels et des casinos Trump en 1995.

Dans un discours de 30 minutes devant une foule de 3.100 personnes rassemblées dans un lycée d'Omaha, et avec Hillary Clinton à ses côtés, il a jugé qu'un "singe" aurait mieux fait que Donald Trump lors de cette opération financière.

 

La controverse du week-end:  Trump s'en était pris aux parents d'un soldat américain musulman mort au combat en Irak en 2004.

Le milliardaire Buffett a jugé que ces critiques  à l'égard des parents d'un capitaine musulman de l'US Army tué en Irak il y a douze ans étaient le "coup final". Dans une déclaration lors de la convention nationale démocrate, Khizr Khan, père du capitaine Humayun Khan, avait apostrophé Donald Trump pour l'accuser de "ne rien avoir sacrifié" pour son pays. "Aucun membre de la famille Buffet n'est allé en Irak ou en Afghanistan. Aucun membre de la famille Trump n'est allé en Irak ou en Afghanistan", a dit Warren Buffett. "Nous avons tous deux prospéré pendant cette période et nos familles n'ont rien sacrifié du tout", a-t-il poursuivi, quand Donald Trump insistait avoir consenti "de nombreux sacrifices".

©REUTERS

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