Donald Trump: "L'américanisme, et non le globalisme, sera notre credo"

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Au terme de quatre jours de convention républicaine, le candidat Donald Trump a sans surprise accepté la nomination de son parti. Il a tenu un discours dans lequel il est revenu sur ses thèmes de prédilection, l'immigration et la sécurité.

Donald Trump a été officiellement adoubé dans la nuit par le GOP (Grand Old Party), dans la dernière phase de la convention du parti républicain , qui se tenait à Cleveland, en Ohio. C'est sans surprise que le magnat de l'immobilier a reçuson laisser-passer pour la suite de la course à la présidentielle américaine, qu'il a dit accepter avec "humilité et gratitude". "Personne ne connait le système mieux que moi, c'est pourquoi moi seul peut le réparer", a-t-il déclaré, adoptant la posture de homme providentiel.

Durant ce dernier jour de convention, qui fut dans l'ensemble bien moins tumultueuse que ce qui avait été prévu, Donald Trump s'est présenté comme le garant de l'ordre public américain. Lors d'un discours de près d'une heure et quart, il a déclaré: "Ensemble notre parti retournera à la Maison Blanche, notre pays retrouvera sécurité, prospérité et paix. Nous serons un pays de générosité et de chaleur, mais nous serons aussi un pays où règne l'ordre public". Dans une société américaine qui se polarise sur fond de tensions raciales, le candidat a rejeté la faute sur Barack Obama: "Le discours irresponsable de notre président qui a utilisé le pupitre de la présidence pour nous diviser par race et couleur, a rendu l'Amérique plus dangereuse pour tout le monde".

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Donald Trump en a également profité pour couper définitivement le cordon avec le credo libre-échangiste, cher à son parti. Il a prôné un retour au protectionnisme, martelé à coup du slogan "America First", "l'Amérique d'abord": "La différence la plus importante entre notre plan et celui de nos opposants et que notre plan mettra l'Amérique au premier plan. L'américanisme, et non le globalisme, sera notre credo". A ce sujet, il a promis la renégociation des accords de libre-échange avec la Chine, mentionnant également les accord de l'Alena, passés entre les Etats-Unis, le Canada, et le Mexique.

Concentré sur l'objectif de novembre de 2016, Trump n'a pas ménagé son adversaire Hillary Clinton. Il a d'abord attaqué son bilan en tant que Secrétaire d'Etat, rôle qu'elle a tenu entre 2009 et 2013 sous le premier mandat de Barack Obama. "Voici l'héritage d'Hillary Clinton: la mort, le terrorisme, et la faiblesse. Mais l'héritage d'Hillary Clinton n'a pas à être l'héritage de l'Amérique," a-t-il asséné. Réaction immédiate de la foule, qui a scandé "Enfermez-là!", à plusieurs reprises.

Il a également critiqué le soutien apporté par l'ancienne Première dame à l'accueil de réfugiés syriens. "Je ne veux pas autoriser des individus à entrer dans notre pays s'ils ne soutiennent pas nos valeurs et n'aiment pas notre peuple", a-t-il déclaré à ce sujet.

Ces derniers mois, le candidat républicain n'a eu de cesse de jouer sur la peur des citoyens de confession musulmane. Suite aux attentats de Paris et de San Bernardino, en Californie, il proposait notamment décembre dernier de leur fermer complètement les frontières du pays. Ces derniers temps, le milliardaire a néanmoins ralenti la cadence sur les déclarations visant les musulmans, souligne l'AFP.

Mais le candidat a également surpris, en dénonçant les violences à l'égard de la communauté LGBT américaine, et en promettant de tout fairre pour protéger celle-ci  "des violences et de l'oppression d'une idéologie de haine". Un discours qui dénote en comparaison ligne habituelle de la branche la plus conservatrice du parti.

Il n'en a néanmoins pas oublié son projet de "grand mur à la frontière mexicaine", devenue l'une de ses promesses de campagne les plus emblématiques et controversées.

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