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Biden entame la transition présidentielle, Trump dénonce toujours une "élection volée"

Joe Biden a remporté la course à la Maison-Blanche face à Donald Trump, ont annoncé samedi les médias américains. Cette victoire marque un tournant historique pour l'Amérique et le monde, après quatre années de rupture sous le président républicain.
  • Tous les résultats des élections américaines

    Le nombre de grands électeurs remportés par Biden et par Trump

    Trump - Biden, qui gagne quels états?

  • 4 États toujours en jeu pour la présidentielle américaine

    Si Joe Biden a été désigné samedi comme le vainqueur de l'élection présidentielle par les médias américains, les résultats tardaient encore lundi à se faire connaître dans quatre Etats: Caroline du Nord, Géorgie, Arizona et Alaska. Chaque Etat attribue un certain nombre de grands électeurs. Avec ceux déjà déterminés, Joe Biden compte actuellement 279 grands électeurs, au-dessus du seuil des 270 nécessaires pour s'ouvrir les portes de la Maison Blanche. En face, Donald Trump n'en possède que 214.

    Arizona

    11 grands électeurs sont en jeu. Joe Biden y enregistre 49,5% des suffrages, contre 49% pour Donald Trump, soit un mince écart de 16.985 voix, selon un décompte de 98% des bulletins. La chaîne Fox News et l'agence de presse américaine Associated Press (AP) ont jugé dans la nuit du 3 au 4 novembre que le démocrate avait remporté cet Etat de l'Ouest, déclenchant la colère de Donald Trump. L'équipe du président a estimé que cette annonce était prématurée et a appelé Fox News à se rétracter, en vain. D'autres médias, comme le New York Times ou CNN, se sont gardés de déclarer un vainqueur dans cet Etat-clé, qui vote traditionnellement républicain.

    Géorgie

    16 grands électeurs sont en jeu. Plus de 98% des votes ont été comptabilisés dans cet Etat du Sud-Est qui a toujours voté républicain depuis 1996. L'avance de Donald Trump n'a cessé de fondre depuis une semaine et Joe Biden est passé devant dans la nuit du 5 novembre: le démocrate a plus de 10.350 voix d'avance sur Donald Trump, soit 49,5% des suffrages face à 49,3% pour le président.

    Caroline du Nord

    15 grands électeurs sont en jeu. Un total de 98% des votes ont été comptabilisés dans cet Etat du Sud-Est, traditionnellement républicain. Avantage pour l'heure à Donald Trump (50,0%) sur Joe Biden (48,6%), soit une avance d'environ 75.000 suffrages.

    Alaska

    3 grands électeurs sont en jeu. 56% des votes ont été comptabilisés dans cet Etat où la victoire de Donald Trump, qui est en tête avec 62,9% des voix, ne fait presque aucun doute. Aucun démocrate ne s'est imposé dans cet Etat depuis des décennies.

    306 grands électeurs ?

    Si Joe Biden remporte l'Arizona et la Géorgie, comme certaines projections semblent l'indiquer, il aura alors rassemblé 306 grands électeurs sur 538, soit le nombre qui avait permis à Donald Trump de gagner face à Hillary Clinton en 2016. 

  • Vaccin Pfizer: Biden salue un "espoir" mais prévient d'une longue "bataille", en contraste avec Trump

    Le président élu des Etats-Unis Joe Biden a dit lundi voir un signe d'"espoir" dans l'annonce par les laboratoires Pfizer et BioNTech d'un vaccin "efficace à 90%" contre le Covid-19, tout en prévenant que la "bataille" était encore loin d'être gagnée. "Je félicite les femmes et les hommes talentueux qui ont contribué à réaliser cette percée et à nous apporter tant de raisons d'espérer", a-t-il dit dans un communiqué.  "Il est dans le même temps important de réaliser qu'il faudra encore des mois avant que ne se termine la bataille contre le Covid-19", a-t-il ajouté.

    Un contraste assez saisissant avec les exclamations très enjouées de Trump concernant les vaccins au Covid-19. Le président actuel n'a d'ailleurs pas dérogé à la règle et s'est vivement enthousiasmé face à cette annonce. "Le vaccin arrive, efficace à 90% selon un rapport. C'est une grande nouvelle!", a-t-il tweeté, tout en majuscules.

  • Les Services généraux de l'administration fédérale (GSA) refusent de signer la transition

    La directrice des Services généraux de l'administration américaine (GSA), qui est la personne à même de reconnaître officiellement la victoire de Joe Biden, a refusé de signer la lettre de formalisation de la transition, a rapporté, ce lundi, le Washington Post. Ceci indique que le président sortant Donald Trump refuse toujours de reconnaître la victoire de son rival démocrate Joe Biden et pourrait perturber la passation de pouvoir.

    La GSA est chargée, à la suite de l'élection d'un nouveau président, de donner accès aux équipes du vainqueur aux bâtiments, fonctionnaires et financements fédéraux ainsi qu'aux courriels et aux systèmes informatiques. Une lettre d'approbation de la transition signée par la personne dirigeant la GSA équivaut donc, selon le Washington Post, à une déclaration officielle du gouvernement américain sur le vainqueur de l'élection présidentielle. Or, Donald Trump a introduit des recours en justice en espérant pouvoir gagner le scrutin malgré tout.

    L'institution lance habituellement la transition dès que la plupart des grands médias déclarent le nom du vainqueur. Mais sa directrice, Emily Murphy, nommée en 2017 par Donald Trump, n'a toujours pas signé la lettre d'approbation plus de 36 heures après la proclamation de Joe Biden comme "président élu". Une porte-parole du service a indiqué qu'il n'y avait pas encore de "clair vainqueur" et a souligné que la GSA se conformera aux exigences légales.

  • Joe Biden élu, la fin de la lune de miel entre Pyongyang et Washington?

    L'alternance à la Maison-Blanche signale probablement la fin de la lune de miel entre Pyongyang et Washington, observent des analystes, qui rappellent que le président américain élu Joe Biden qualifiait récemment de "voyou" le leader nord-coréen. Selon les experts, son administration exigera de réelles avancées sur la dénucléarisation avant même d'imaginer un nouveau sommet. Pendant sa campagne, M. Biden avait affirmé qu'il ne rencontrerait pas M. Kim sans qu'un certain nombre de conditions soient réunies, accusant M. Trump d'être allé trop loin dans le rapprochement avec le leader nord-coréen.

    M. Trump "a parlé de ce bon copain qui est un voyou", avait déclaré M. Biden au sujet de M. Kim. "C'est comme dire que nous avions une bonne relation avec Hitler avant qu'il n'envahisse l'Europe". Les médias officiels nord-coréens n'ont toujours pas mentionné le résultat de l'élection américaine. L'an dernier, l'agence officielle KCNA avait présenté le candidat démocrate comme un "chien enragé" qu'il convenait de "battre à mort". Pyongyang sera donc "légèrement irrité par l'alternance", estime Soo Kim, ex-analyste à la CIA: "Le régime est conscient du fait que les chances d'une rencontre de haut niveau avec un dirigeant américain vont désormais se réduire".

    Aujourd'hui, la victoire de M. Biden "complique considérablement les calculs de Pyongyang", selon Park Won-gon, professeur de relations internationales à la Handong Global University de Pohang (Corée du Sud). "Kim Jong-un comprend peut-être qu'un essai nucléaire mal calculé pourrait déclencher une réaction négative des États-Unis et de ses alliés", dit l'ancienne analyste à la CIA. Pour M. Park, Pyongyang pourrait opter pour une stratégie moins voyante pour attirer l'attention du nouveau leader américain. "Il est fort possible que Pyongyang cible la Corée du Sud," croit-il. "Le Nord pourrait juger plus sûr de créer des tensions sur la péninsule coréenne." 

  • Vladimir Poutine attend un résultat officiel pour féliciter le vainqueur

    Le Kremlin a indiqué, ce lundi, que Vladimir Poutine attendait l'annonce du résultat officiel de la présidentielle aux États-Unis pour en féliciter le vainqueur, la victoire de Joe Biden étant contestée par Donald Trump.

    "Nous estimons qu'il est correct d'attendre les résultats officiels des élections qui ont eu lieu. Je veux rappeler que le président Poutine a plusieurs fois dit qu'il respectera le choix du peuple américain quel qu'il soit", a indiqué aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. 

  • La Chine s'abstient de féliciter Joe Biden

    La Chine s'est abstenue de féliciter Joe Biden pour son élection à la présidence des États-Unis, Pékin expliquant ce lundi que le résultat final du scrutin n'était pas encore connu. "Nous avons pris note que M. Biden a déclaré être le vainqueur de l'élection", a dit devant la presse un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin. "À notre connaissance, le résultat de l'élection sera déterminé par les lois et les procédures en vigueur aux États-Unis", a-t-il ajouté, deux jours après la victoire du candidat démocrate, contestée par le président sortant Donald Trump.

    Si les messages de félicitation ont afflué dès samedi, outre la Chine, d'autres pays comme la Russie, le Mexique ou le Brésil se sont jusqu'à présent abstenus d'adresser un message à Joe Biden.

  • Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct

    Ce qu'il faut retenir du week-end 

    Samedi, dans l'après-midi (heure belge), la victoire de Joe Biden contre Donald Trump a été annoncée par plusieurs médias américains. Sa victoire dans l'État de Pennsylvanie a mené l'ancien vice-président à 273 grands électeurs. Rappelons qu'il fallait passer la barre des 270 électeurs pour gagner l'élection.

    Après l'annonce de sa victoire, Joe Biden s'est tourné, dimanche, vers les préparatifs en vue de son accession à la Maison-Blanche avec deux priorités affichées: la lutte contre la pandémie de coronavirus et la réconciliation d'une Amérique divisée.

    De par le monde, les dirigeants ont salué l'élection du démocrate, offrant un contraste saisissant avec le camp républicain aux États-Unis qui, à l'instar du président sortant, refuse de concéder la défaite. Arguant de "fraudes" électorales, sans fournir de preuves, Donald Trump promet de multiplier les actions en justice. Mais leurs chances d'aboutir sont très minces et les démocrates, qui ont laissé éclater leur joie notamment dans les grandes villes, en font peu de cas.

    Sans un mot pour son rival ni pour ses allégations, Joe Biden a promis samedi soir d'être un président "qui rassemble et non qui divise" devant une foule en liesse réunie dans son fief de Wilmington (Delaware).

    Sortant des rangs chez les républicains, l'ancien président George W. Bush l'a "remercié pour ce discours patriote" et l'a félicité, par téléphone, pour sa victoire dans une "élection honnête" ayant livré un verdict "clair".

    Résolument tourné vers la transition, l'ancien vice-président de Barack Obama, 77 ans, a mis en ligne un site BuildBackBetter.com et des comptes Twitter dédiés aux 72 jours qui le séparent de son investiture, le 20 janvier 2021. Il y annonce ses priorités: le combat contre la pandémie, la reconstruction économique, la justice raciale et la lutte contre le réchauffement climatique.

  • L'ex-président George W. Bush félicite Joe Biden pour sa victoire

    L'ex-président républicain George W. Bush, dont la victoire face à Al Gore en 2000 avait été arrachée devant les tribunaux, a téléphoné dimanche à Joe Biden pour le féliciter de sa victoire dans une élection "fondamentalement honnête", au résultat "clair". "Malgré nos différences politiques, je sais que Joe Biden est un homme bon qui a gagné l'opportunité de diriger et d'unifier notre pays", a écrit dans un communiqué l'ancien locataire de la Maison-Blanche (2001-2009).

    Dans son discours de victoire, samedi soir à Wilmington, "le président élu a répété qu'il avait été le candidat démocrate mais qu'il dirigerait le pays pour tous les Américains", a rappelé George W. Bush, en le remerciant pour ce "message patriotique". À l'heure où Donald Trump refuse de concéder sa victoire, arguant d'irrégularités dans le processus électoral, George W. Bush a souligné le record de participation au scrutin, signe, selon lui, de la bonne "santé de la démocratie" américaine.

    "Le président Trump a le droit de demander des recomptages et de déposer des recours en justice et tous les problèmes en suspens seront tranchés", a-t-il encore écrit. Mais, a-t-il ajouté, "les Américains peuvent avoir confiance dans cette élection honnête, dont l'intégrité sera confirmée et dont le résultat est clair".

  • Joe Biden mettra en place lundi une cellule de crise contre le coronavirus

    Le président élu Joe Biden a annoncé la mise en place, dès lundi, d'une cellule de crise sur le coronavirus qui a contaminé près de 10 millions d'Américains, selon les données de l'université américaine Johns Hopkins.

    Dans son premier discours après l'annonce des résultats de la présidentielle américaine, le démocrate Joe Biden a déclaré que cette future cellule de crise, composée de scientifiques et d'experts, serait chargée de bâtir un "plan qui entrera en vigueur dès le 20 janvier 2021", jour de son investiture. Il prend ainsi le contrepied de son rival Donald Trump, qui a toujours minimisé la pandémie.

    Le pays, déjà le plus touché au monde, fait face à une nette recrudescence de l'épidémie, avec des nombres records de nouvelles contaminations depuis plusieurs jours. Les États-Unis ont enregistré ces dernières 24 heures plus de 122.000 nouveaux cas positifs et 991 décès, portant le bilan total à plus de 237.000 morts.

  • La démocratie américaine a réussi son crash test, "la fraude électorale n'existe quasiment pas"

    Les États-Unis ont démontré qu'ils avaient réussi leur crash test démocratique à la suite de ce scrutin présidentiel qui opposait Donald Trump à Joe Biden. "La manière dont Donald Trump s'est comporté faisait peser de lourds risques sur le processus électoral, mais les États-Unis en sont sortis par le haut", estime Serge Jaumain, professeur d'Histoire contemporaine à l'ULB, qui retient cependant l'une ou l'autre leçon à tirer de ces élections. "Il y a du boulot pour les sociologues ces prochaines années", affirme-t-il évoquant notamment la faillite des instituts de sondage, puisque la nette victoire annoncée de Joe Biden est finalement bien plus étriquée.

    "Il est probable qu'il y ait toute une série de votes souterrains ou d'électeurs qui ne veulent pas déclarer qu'ils ont voté pour Trump", commente Serge Jaumain. Selon lui, le processus électoral est extrêmement bien rôdé aux États-Unis où "la fraude électorale n'existe quasiment pas". En particulier lors de ces élections-ci. "Il y avait des observateurs de part et d'autre et, globalement, c'est très difficile de tricher. D'ailleurs, ce n'est quasi jamais arrivé. On a quelques exemples de tricherie mais qui portaient chaque fois sur quelques bulletins, sans aucun impact sur le résultat des élections."

    "Tout indique qu'il est impossible raisonnablement de penser qu'il y a eu des fraudes dans une série d'États, et toujours en sa défaveur (de Donald Trump, NDLR). Il faudra qu'à un moment, il accepte de reconnaître sa défaite, qui semble très claire." Serge Jaumain pointe en outre l'esprit d'ouverture du futur président démocrate à l'égard des électeurs de son rival, là où Hillary Clinton avait été très dure avec ceux-ci pendant la campagne électorale il y a quatre ans. "On a ici quelqu'un de plus ouvert et modéré, et c'est ce qui fait sa grande force et sa sagesse, ce qui apaise le climat après Trump."

    L'autre force de Joe Biden est d'avoir désigné Kamala Harris comme vice-présidente. Le duo constitue "un couple politique impressionnant", commente Serge Jaumain, avec "une personnalité de tout premier plan" en la personne de Kamala Harris, qui va rassurer quelque peu les Américains compte tenu de l'âge avancé de Joe Biden. 

  • Le contrôle du Sénat américain, prochain enjeu majeur pour Joe Biden

    Victorieux de Donald Trump, le président élu des États-Unis Joe Biden devra livrer d'ici janvier une nouvelle bataille politique majeure pour la reprise du Sénat, dont deux sièges seront en jeu en Géorgie début janvier. Pour l'instant, les démocrates y disposent de 48 sièges (sur 100).

  • Donald Trump de retour à la Maison-Blanche

    Le président américain Donald Trump est de retour à la Maison-Blanche. Il jouait au golf lorsque les médias américains ont désigné son rival Joe Biden comme vainqueur des élections. Sur le chemin du retour, son convoi est passé devant le Black Lives Matter Plaza à Washington, où une foule a célébré sa défaite.

    Les opposants à Trump se sont également rassemblés au Trump National Golf Club de Potomac Falls, selon les médias américains. Certaines personnes avaient apporté des pancartes avec l'inscription "Tu es viré" (You're fired), mots que Trump a souvent prononcés dans sa série télévisée "The Apprentice".

    Dimanche après-midi, le président est retourné sur le green de son club de golf en Virginie, "où il prend l'air pour la deuxième journée consécutive", a tweeté NBC News. 

  • Londres mise sur son engagement climatique pour réchauffer ses liens avec Joe Biden

    De ses "commentaires racistes" à son image de populiste, le Premier ministre britannique Boris Johnson n'a pas bonne presse dans l'entourage du président américain fraîchement élu Joe Biden, mais Londres compte sur son engagement pour le climat pour sauver sa "relation spéciale" avec les États-Unis.

    Toute l'ambivalence du président américain élu vis-à-vis de la Grande-Bretagne se résume en une vidéo, devenue virale après avoir été partagée samedi par un journaliste de la BBC: "La BBC? Je suis Irlandais !", y plaisante Biden, esquivant ainsi en janvier les questions d'un journaliste britannique. La réaction avait beau se vouloir humoristique, le ton était donné: Boris Johnson ne trouverait pas forcément un ami en la personne de Joe Biden, qui a depuis exprimé son mécontent après l'introduction d'un projet de loi controversé sur l'accord du Brexit.

    Revenant partiellement sur certaines dispositions concernant l'Irlande du Nord, ce texte fait craindre aux démocrates un retour des tensions dans la province britannique, où trois décennies de "Troubles" avaient fait 3.500 morts. Biden avait prévenu en septembre que le Royaume-Uni pouvait faire une croix sur tout accord commercial post-Brexit avec les États-Unis si l'Irlande du Nord devenait "une victime" de son divorce avec l'UE.

    Conclure un traité transatlantique ne sera de toute façon "pas un jeu d'enfant, quelle que soit (l'administration) américaine", a estimé dimanche dans une interview télévisée Boris Jonhson, jugeant qu'il avait tout de même "de bonnes chances" d'y parvenir. 

  • Joe Biden étend son avance en Géorgie

    Le futur président Joe Biden a étendu son influence dans l'État de Géorgie (16 grands électeurs). Selon les chaînes d'information CNN et Fox, 49,5% des votes (dépouillés à 99%) y sont allés au démocrate, contre 49,3% au républicain Donald Trump.

    En chiffres absolus, l'ancien vice-président de Barack Obama détient dans cet État de la côte Est 2.465.501, voix contre 2.455.305 pour le président sortant. Samedi matin, Biden avait une avance de 7.248 voix sur son adversaire. Si le démocrate gagne également la Géorgie, il détiendrait alors 295 grands électeurs, en attendant encore les décomptes en Arizona, en Alaska et en Caroline du Nord, Trump menant dans ces deux derniers États.

    Fox News a toutefois déjà désigné Biden comme le vainqueur dans l'État d'Arizona (11 électeurs), ce qui lui attribue 306 grands électeurs. Avec 97% des bulletins dépouillés, Biden y mène pour l'instant avec 18.610 voix de plus que son adversaire.

  • Donald Trump refuse toujours la défaite

    Le président Donald Trump ne s'avouait toujours pas vaincu ce dimanche, continuant de qualifier l'élection présidentielle de vol et de fraude, sans toutefois avancer de preuves.

    "Nous devrions examiner les votes (...) Nous voyons un certain nombre de déclarations sous serment selon lesquelles il y a eu des fraudes électorales. Nous avons un passé de problèmes électoraux dans ce pays. En Pennsylvanie, un juge de la Cour suprême a ordonné de séparer les bulletins de vote reçus après la date limite fixée par la loi. Cela a nécessité l'intervention du juge Alito. C'est un grand groupe de bulletins de vote. Quand vous parlez de problèmes systémiques, il s'agit de la façon dont ces bulletins ont été authentifiés, parce que s'il y a un problème dans le système concernant l'authentification, cela affecterait sérieusement l'ÉLECTION ENTIÈRE. Et ce qui me préoccupe, c'est que nous avons eu plus de cent millions de bulletins de vote par correspondance dans des villes comme Philladelphia et Detroit avec une longue série de problèmes électoraux (pour ne pas dire plus)", a-t-il écrit dans une série de tweets, citant l'avocat Jonathan Turley.



    "Nous pensons que ces gens sont des voleurs. Les machines des grandes villes sont corrompues", a-t-il ensuite ajouté. Il s'agit d'une élection volée. Le meilleur sondeur de Grande-Bretagne a écrit ce matin que c'était clairement une élection volée, qu'il est impossible d'imaginer que Biden ait dépassé Obama dans certains de ces États. Là où ça comptait, ils ont volé ce qu'ils avaient à voler."

  • Covid-19, convalescence économique, justice raciale et climat: les 4 priorités de Biden

    Le président américain Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris ont déjà commencé leur prochain mandat en mettant en place un site web de transition, rapporte la chaîne d'information CNN. Le site web de Biden, BuildBackBetter.com, comprend quatre priorités pour la nouvelle présidence: la pandémie de Covid-19, la relance économique, l"'égalité raciale" et le changement climatique.

    Le site web présente par ailleurs un plan en sept points pour faire face à la crise sanitaire, comprenant "des tests réguliers, fiables et gratuits" pour tous les Américains et une "distribution efficace et équitable des médicaments et des vaccins" une fois que ceux-ci seront produits et en stock. Un point consiste à travailler avec les gouverneurs et les maires pour introduire une obligation nationale du port du masque.

    "Le peuple américain mérite une approche urgente, solide et professionnelle face à la crise économique et de santé publique croissante", cite CNN. Il existe également un compte Twitter pour la transition présidentielle de Biden-Harris: @Transition46.

  • L'opposant russe Navalny félicite Biden, Poutine reste silencieux

    Le principal opposant russe Alexeï Navalny a félicité dimanche le président élu des Etats-Unis Joe Biden, alors que le Kremlin n'avait toujours pas réagi aux résultats de l'élection américaine.

    Dans un tweet, M. Navalny a félicité M. Biden, la vice-présidente élue Kamala Harris et les Américains pour avoir "choisi une nouvelle direction dans une élection libre et équitable". "C'est un privilège qui n'est pas accordé dans tous les pays", a ajouté M. Navalny, en convalescence en Allemagne après une tentative d'empoisonnement.

    Les messages de félicitation affluent du monde entier depuis l'annonce samedi par les médias américains de la victoire de Joe Biden mais, dimanche après-midi, le président russe Vladimir Poutine n'avait pas encore publié de communiqué. En novembre 2019, M. Biden avait fait état d'une "liste d'autocrates qui ne veulent pas que je devienne président", citant notamment Vladimir Poutine. 

  • La dirigeante de l'opposition au Bélarus Svetlana Tikhanovskaïa félicite Biden

    Le cheffe de l'opposition au Bélarus Svetlana Tikhanovskaïa a félicité Joe Biden pour son élection à la présidence des Etats-Unis, exprimant l'espoir de pouvoir le rencontrer bientôt. "Le monde entier a regardé les élections aux Etats-Unis, un pays avec une démocratie qui fonctionne", a affirmé l'opposante, exilée en Lituanie, sur la messagerie Telegram samedi.

    "Il y avait une véritable compétition d'idées, de programmes et d'équipes, contrairement au Belarus, où les votes aux élections sont tout simplement volés, alors qu'aux Etats-Unis le vote de chaque électeur est pris en compte", a-t-elle ajouté. La figure de proue de l'opposition s'est déclarée convaincue que Joe Biden pourra "bientôt rencontrer le président justement élu d'un Bélarus nouveau et libre", soulignant qu'il avait "plusieurs fois pris des positions fermes en soutien au peuple bélarusse". Elle a également assuré que beaucoup de Bélarusses vivant aux Etats-Unis avaient voté pour Joe Biden. 

    Plus tôt samedi, le président Loukachenko avait qualifié le scrutin aux Etats-Unis de "parodie de démocratie", et affirmé qu'il ne s'attendait pas à ce que ses relations avec Washington changent quelque soit le résultat de l'élection. 

  • Pour l'Iran, Biden offre aux Etats-Unis une occasion "de se rattraper"

    Joe Biden élu, les Etats-Unis ont désormais "une occasion de se rattraper" après leurs "erreurs passées" vis-à-vis de l'Iran "et de revenir sur la voie de l'adhésion aux engagements internationaux et au respect du droit international", a déclaré dimanche le président iranien Hassan Rohani.

    Ennemis de plus de 40 ans, l'Iran et les Etats-Unis se sont retrouvés par deux fois au bord de la guerre depuis juin 2019, sur fond de tensions dans le Golfe et autour de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015. Le président américain sortant Donald Trump a dénoncé unilatéralement ce pacte en 2018 et engagé une politique de "pression maximale" contre l'Iran à coup de sanctions économiques ayant plongé l'économie iranienne dans une récession sévère.

    Pendant la campagne présidentielle aux Etats-Unis, Joe Biden a indiqué qu'en cas de victoire à l'issue du scrutin du 3 novembre, il comptait proposer "à l'Iran une voie crédible de retour à la diplomatie" en vue de réintégrer les Etats-Unis au sein de l'accord de Vienne. 

    ©AFP

  • Mahmoud Abbas appelle Biden à "renforcer" les liens américano-palestiniens

    Le président palestinien Mahmoud Abbas a félicité dimanche Joe Biden pour sa victoire électorale et l'a appelé à "renforcer" les relations américano-palestiniennes, dans un communiqué diffusé par ses services.

    "Le président Abbas a hâte de travailler avec le président élu Joe Biden et son administration pour renforcer les relations afin de garantir la liberté, l'indépendance, la justice et la dignité du peuple palestinien", a déclaré M. Abbas.

  • Benjamin Netanyahu félicite Joe Biden, un "grand ami d'Israël"

    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a félicité dimanche matin Joe Biden pour sa victoire à la présidentielle américaine en qualifiant le leader démocrate de "grand ami d'Israël".

    "Félicitations à Joe Biden et Kamala Harris. Joe, nous nous connaissons depuis près de 40 ans, notre relation est chaleureuse, et je sais que tu es un grand ami d'Israël", a écrit M. Netanyahu sur son compte Twitter officiel.

    "J'espère pouvoir, avec vous deux, approfondir encore davantage l'alliance spéciale qui lie les Etats-Unis et Israël", a ajouté M. Netanyahu qui avait déjà qualifié Donald Trump de "meilleur ami qu'Israël ait jamais eu à la Maison Blanche".

    Reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'Etat hébreu, soutien à la colonisation en Cisjordanie occupée, bénédiction à l'annexion du Golan et parrainage de la normalisation des relations entre Israël et des pays arabes: la président républicain Donald Trump a laissé sa marque pour Israël. Et le Premier ministre Benjamin Netanyahu espérait, comme la majorité des Israéliens, la victoire du magnat de l'immobilier à la présidentielle américaine.

  • Kamala Harris salue "un jour nouveau pour l'Amérique"

    Kamala Harris, première femme à la vice-présidence des Etats-Unis, a rendu samedi un vibrant hommage aux générations de femmes qui ont "ouvert la voie" à son élection, assurant qu'elle ne serait "pas la dernière". Elle a salué "un jour nouveau pour l'Amérique".

    La sénatrice démocrate était vêtue d'un ensemble blanc qui symbolisait le mouvement des suffragettes. En février 2019, les femmes démocrates du Congrès s'étaient déjà habillées de blanc lors du discours sur l'état de l'Union de Donald Trump.

    Elle a rendu hommage à sa mère, Shyamala Gopalan Harris, arrivée d'Inde aux Etats-Unis à l'âge de 19 ans. Militante pour les droits civiques, cette chercheuse spécialiste du cancer du sein est décédée en 2009. "Elle n'aurait pas pu imaginer ce moment, mais elle croyait profondément en une Amérique où un moment comme cela était possible", a-t-elle affirmé devant une foule de supporteurs réunis à Wilmington, dans le Delaware pour fêter la victoire de Joe Biden. "Donc je pense à elle, aux générations de femmes, noires, asiatiques, blanches, latinas, amérindiennes, qui ont ouvert la voie", a-t-elle ajouté.

    Kamala Harris, qui a multiplié les "premières" en devenant procureure générale de Californie puis sénatrice originaire d'Asie du Sud, a rappelé la longue lutte des femmes pour le droit de vote. Elle a également rendu hommage à "l'audace" de Joe Biden qui a "brisé l'une des plus importantes barrières" de la société américaine en la choisissant comme vice-présidente. "Je ne serai pas la dernière", a-t-elle promis, "car chaque petite fille qui regarde ce soir voit que c'est un pays de tous les possibles". 

  • Joe Biden promet que l'Amérique sera "de nouveau respectée dans le monde"

    Le futur président des Etats-Unis Joe Biden s'est posé en rassembleur samedi lors d'un discours à Wilmington, dans le Delaware. "Je vous promets de ne pas être un président qui divise mais qui unit", a-t-il déclaré quelques heures après sa victoire contestée par Donald Trump. Il a également promis que l'Amérique sera "de nouveau respectée dans le monde" et a remercié les électeurs américains pour lui avoir offert une "victoire convaincante".

    Le président élu a annoncé qu'il mettra en place dès lundi une cellule de crise sur le Covid-19, rassemblant des scientifiques et des experts, pour combattre le principal défi actuellement posé à l'exécutif américain. Ce plan doit entrer en vigueur dès le 20 janvier 2021, jour de son investiture, a-t-il ajouté. En cette semaine d'élection présidentielle, le pays a enregistré une nette recrudescence de l'épidémie, avec des nombres records de nouvelles contaminations depuis plusieurs jours. 

    Le démocrate, qui a battu Donald Trump à l'issue d'une campagne très acrimonieuse, a appelé les Américains à ne plus traiter leurs "opposants comme des ennemis". Il est "temps de guérir l"Amérique", a-t-il lancé devant des centaines de partisans réunis dans son fief de Wilmington, dans l'Etat du Delaware. "Voyons-nous, parlons-nous", "donnons nous une chance", a-t-il insisté dans ce discours de victoire aux accents enflammés. "J'ai fait campagne pour restaurer l'âme de l'Amérique, reconstruire la colonne vertébrale de cette nation, la classe moyenne, et faire que l'Amérique soit de nouveau respectée dans le monde", a encore dit le président élu.  

    Sans un mot pour son adversaire, l'ancien vice-président de Barack Obama a dit comprendre la "déception" des électeurs de Donald Trump, qui refuse d'admettre sa défaite. "Moi-même, j'ai perdu des élections, mais (...) il est temps de laisser de côté les rhétoriques abrasives, de faire baisser la température", a-t-il déclaré.

  • Le vice-président iranien espère un changement après l'élection de Biden

    Le premier vice-président iranien Eshaq Jahangiri a dit samedi espérer un changement dans les "politique américaines destructrices" après la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle aux Etats-Unis.

    "J'espère assister à un changement dans les politiques américaines destructrices et un retour au droit, aux engagements internationaux et au respect des nations", a-t-il écrit sur Twitter. "L'ère de Trump et de son équipe dangereuse de va-t-en guerre est terminée."

    Le président iranien Hassan Rouhani avait dit plus tôt dans la journée espérer que "l'expérience de trois ans" orchestrée par Donald Trump en matière de sanctions montrerait à la future administration américaine que l'Iran "continuerait à résister".

    Joe Biden a dit pendant sa campagne qu'il souhaitait relancer la diplomatie en direction de l'Iran et évoqué un possible retour au sein de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, négocié alors qu'il était le vice-président de Barack Obama. 

  • Le contrôle du Sénat américain se jouera lors d'une élection partielle en janvier

    Le contrôle du Sénat américain se jouera lors d'une élection partielle dans l'Etat de Géorgie en janvier, un enjeu crucial pour la future présidence du démocrate Joe Biden, qui provoque déjà une bataille politique intense.

    Le sénateur républicain David Perdue et son rival démocrate Jon Ossoff ont chacun obtenu moins de 50% des voix, selon plusieurs médias américains, ce qui déclenche automatiquement un deuxième tour dans cet Etat le 5 janvier. L'autre siège de sénateur de la Géorgie sera également en jeu à la même date.

    Maintenant que Joe Biden a été déclaré vainqueur de la présidentielle américaine, si les démocrates remportaient ces deux sièges, ils prendraient aux républicains le contrôle du Sénat. Aucune loi ne peut être approuvée sans un vote de la chambre haute.

    Les républicains détiennent actuellement la majorité à la chambre haute, avec 53 sièges sur 100. Trente-cinq sièges étaient en jeu lors des élections présidentielle et parlementaires de mardi. 

  • Certains alliés de Trump au Congrès affirment que l'élection n'est pas terminée

    De nombreux alliés du président Donald Trump au Congrès ont affirmé samedi, à l'issue de la victoire du démocrate Joe Biden, que l'élection présidentielle américaine n'était pas terminée, faisant référence au décompte des votes en cours et aux allégations infondées de fraude généralisée.

    "Les médias n'ont pas à déterminer qui est le président", a déclaré le sénateur Josh Hawley du Missouri sur Twitter. "Le peuple (peut) le faire. Lorsque tous les votes légaux auront été comptés, les recomptages terminés et les allégations de fraude traitées, nous saurons qui est le gagnant."

    Le législateur texan Jodey Arrington, membre de la Chambre des représentants des États-Unis, a déclaré qu'il "serait imprudent d'accepter un résultat avant que les recomptages ne soient définitifs et qu'il ait été examiné par les tribunaux et jugé juste et précis".

  • Donald Trump jouait au golf lorsqu'il a appris sa défaite

    L'actuel président des Etats-Unis Donald Trump a appris sa défaite électorale lors d'une visite au Trump National Golf Club à Sterling, en Virginie. C'était sa première sortie hors de la Maison Blanche depuis l'élection mardi.

    Le républicain, qui briguait un second mandat à la tête des Etats-Unis était arrivé à son club peu avant 11h00, heure locale (17h00 en Belgique). Une demi-heure plus tard, les médias américains annonçaient la victoire de son rival démocrate, Joe Biden. Une personne se serait alors arrêtée au club, munie d'une pancarte indiquant "Bon débarras" ("Good Riddance").

    Selon des journalistes sur place, Donald Trump a quitté l'endroit vers 14h30, heure locale (20h30 heure belge), pour retourner à la Maison Blanche. 

  • Des foules affluent aux quatre coins des États-Unis pour fêter la victoire de Biden et Harris

    Des milliers d'Américains ont commencé à célébrer samedi la victoire de Joe Biden, exprimant leur joie par des cris et des concerts de klaxons quelques minutes après l'annonce de l'élection du candidat démocrate à la présidence des États-Unis, ont constaté des journalistes de l'AFP. 

  • L'UE félicite Biden et espère un "partenariat robuste" avec les USA

    La chef de la Commission européenne Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen Charles Michel ont félicité samedi Joe Biden pour son élection, insistant sur la volonté de l'UE de rebâtir avec les Etats-Unis un "partenariat solide" après une relation conflictuelle sous le mandat de Donald Trump. 

     "L'UE est prête à s'engager pour un partenariat transatlantique solide. Covid-19, multilatéralisme, climat et commerce international sont des défis à affronter ensemble", a tweeté Charles Michel.

    "L'UE et les Etats-Unis sont des amis et alliés (...) La Commission se tient prête à intensifier sa coopération avec la nouvelle administration et le nouveau Congrès."
    Ursula von der Leyen
    Présidente de la Commission européenne

  • Mitt Romney, premier ténor républicain à féliciter Biden

    Le sénateur et ex-candidat à la présidentielle américaine Mitt Romney a été samedi le premier poids lourd républicain à féliciter Joe Biden pour sa victoire contre Donald Trump, qui n'avait pas à ce stade reconnu sa défaite.

    Ann, son épouse, "et moi présentons nos félicitations au président élu Joe Biden et à la vice-présidente élue Kamala Harris", des personnes "de bonne volonté et de caractère admirable", a écrit le sénateur de l'Utah, critique habituel de Donald Trump.

  • Biden vainqueur aussi dans l'Etat-clé du Nevada

    Joe Biden, déclaré vainqueur de l'élection présidentielle aux Etats-Unis, a remporté samedi l'Etat crucial du Nevada selon plusieurs médias américains, ce qui lui permet d'accroître son écart face à Donald Trump. Le New York Times et Fox News ont annoncé que le démocrate avait remporté la course dans cet Etat de l'ouest, connu pour ses casinos à Las Vegas, qui attribue six grands électeurs.

  • Angela Merkel "félicite" Biden, insiste sur la relation transatltantique "irremplaçable"

  • Alexander De Croo : "Renforcer le multilatéralisme au profit de tous"

    Le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), a félicité Joe Biden pour son élection à la présidence des Etats-Unis. "Un nombre record d'électeurs s'est rendu aux urnes, ce qui témoigne du dynamisme de la vie politique américaine et de sa démocratie", souligne-t-il dans un communiqué.

    Le Premier ministre, qui félicite également Kamala Harris "pour son élection historique en tant que première femme vice-présidente des États-Unis", espère que l'élection de Joe Biden contribuera à un renforcement des relations transatlantiques. "En tant que pays hôte de l'OTAN et de l'UE, nous exprimons l'espoir que sous cette nouvelle présidence, les États-Unis continueront à apporter leur soutien crucial à l'intégration européenne, qui a apporté paix et prospérité à notre continent", dit Alexander De Croo.

    Le Premier ministre évoque aussi les défis du multilatéralisme, qu'une action commune entre les Etats-Unis et l'Europe pourrait renforcer. "Les changements climatiques, la lutte contre la COVID-19 et contre le terrorisme figurent en tête de la longue liste des défis mondiaux qui ne peuvent être relevés avec succès que dans un esprit de coopération et de solidarité internationales", souligne-t-il.

  • PORTRAIT | Joe Biden, le revenant

    Marqué par des drames personnels et plusieurs échecs politiques, Joe Biden, qui a connu un début de campagne catastrophique, a rebondi une fois de plus. Ce samedi 7 novembre, après plusieurs jours de scrutin mouvementés, il est élu 46ème président des États-Unis. 

  • Barack Obama salue la victoire "historique" de Joe Biden

    L'ancien président démocrate Barack Obama a salué samedi la victoire "historique" de Joe Biden, qui fut son vice-président, dans la course à la Maison-Blanche. "Une fois que toutes les voix auront été comptées, le président élu Biden et la vice-présidente élue (Kamala) Harris auront remporté une victoire historique et déterminante", a-t-il dit dans un communiqué.

    "Nous avons de la chance que Joe ait ce qu'il faut pour être président et se comporte déjà comme tel. Car lorsqu'il entrera à la Maison-Blanche en janvier, il sera confronté à une série de défis extraordinaires qu'aucun nouveau président n'a jamais connus: une pandémie qui fait rage, une économie et un système judiciaire inégalitaires, une démocratie en danger et un climat en péril", a ajouté le premier président noir des États-Unis.

    "Je sais qu'il assumera ses fonctions en prenant en compte les intérêts de tous les Américains, qu'ils aient voté pour lui ou pas. Donc j'invite tous les Américains à lui donner sa chance", a insisté Barack Obama, soulignant que les résultats de la présidentielle de mardi faisaient ressortir un pays "profondément et amèrement divisé". Selon lui, "il revient non seulement à Joe et Kamala, mais à chacun d'entre nous, de faire notre part du boulot" en "s'écoutant les uns les autres pour faire baisser la température et trouver un terrain d'entente pour avancer".

  • Le président élu américain Joe Biden s'exprimera samedi à 20h (2h du matin, heure belge) depuis son fief de Wilmington, dans le Delaware, après sa victoire annoncée par les grands médias américains.

  • "Cette victoire marque une nouvelle période d'espoir"

    La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi estime que l'élection de Joe Biden marque le début d'une nouvelle période d'espoir pour les États-Unis.

  • Kamala Harris : "Mettons-nous" au travail

    Première femme vice-présidente des Etats-Unis, Kamala Harris a réagi sur Twitter.

    "Dans cette élection, il s'agit de beaucoup plus que de Joe Biden ou moi-même. Il s'agit de l'âme de l'Amérique et de notre détermination à nous battre pour elle. Nous avons beaucoup de travail devant nous. Mettons-nous au travail", a-t-elle tweeté. 

  • Joe Biden élu 46ème président des États-Unis

    Après quatre jours de suspense intense, Joe Biden a remporté la course à la Maison-Blanche face à Donald Trump. Le candidat démocrate a, selon les projections des chaînes CNN, NBC et CBS, franchi le seuil "magique" de 270 grands électeurs en décrochant la Pennsylvanie, ce qui lui assure un minimum de 273 grands électeurs.

    Il deviendra donc, le 20 janvier 2021, le 46e président des États-Unis. Sa colistière, Kamala Harris, entrera dans l'Histoire en devenant la première femme noire à accéder à la vice-présidence.

    Donald Trump n'a à ce stade pas reconnu sa défaite. On ignore à ce stade s'il continuera à contester les résultats en arguant de fraudes, non étayées à ce stade, alors que son propre camp semblait déjà résigné à quatre ans de présidence Biden. 

  • Des foules affluent vers la Maison Blanche pour fêter la victoire de Biden

    Dans des concerts de klaxons et d'acclamations, une foule affluait samedi dans le centre de Washington, aux abords de la Maison Blanche, pour célébrer la victoire du démocrate Joe Biden à l'élection présidentielle américaine, ont constaté des journalistes de l'AFP.

  • Biden promet d'être "le président de tous les Américains"

    Le démocrate Joe Biden a promis samedi d'être "le président de tous les Américains"

    "Je suis honoré et empli d'humilité par la confiance que les Américains m'ont fait ainsi qu'à la vice-présidente élue Kamala Harris"
    Joe Biden

    "Avec la campagne terminée, il est temps de laisser derrière nous la colère et la rhétorique enflammée et nous rassembler en tant que nation", a-t-il ajouté.

  • Trump: "L'élection est loin d'être terminée"

    Donald Trump a accusé samedi Joe Biden de se "précipiter pour se présenter faussement" en vainqueur de la présidentielle américaine malgré l'annonce de sa victoire par les grands médias américains, assurant que l'élection était "loin d'être terminée".

    "Nous savons tous pourquoi Joe Biden se précipite pour se présenter faussement en vainqueur et pourquoi ses alliés dans les médias tentent avec autant d'efforts de l'aider: ils ne veulent pas que la vérité éclate", a écrit le président américain sortant dans un communiqué.

    "Le constat simple est que cette élection est loin d'être terminée."
    Donald Trump

  • Les derniers chiffres dans les États-clés

    La course à la Maison Blanche n'a pas encore livré de vainqueur à l'entame du week-end, mais Joe Biden se rapproche à grands pas de la présidence américaine. Le candidat démocrate a profité de la nuit de vendredi à samedi pour continuer à creuser l'écart avec Donald Trump dans la plupart des Etats-clés qui n'ont pas encore livré leur verdict.

    Ce samedi matin à 6h, le démocrate a accentué son avance: +4.395 en Géorgie, +22.657 au Nevada, +28.833 en Pennsylvanie. L'écart s'est par contre réduit en Arizona, avec 29.861 voix de différence entre les deux candidats.

    Actuellement, Joe Biden compte 253 grands électeurs (ou 264 voix selon que les médias lui aient ou non attribué l'Arizona) et Donald Trump 214, sur les 270 nécessaires pour accéder à la Maison Blanche. Le démocrate deviendrait automatiquement le 46e président des Etats-Unis s'il remporte la Pennsylvanie.

  • Vote en Pennsylvanie: un haut magistrat offre une demi-victoire à Trump

    Un juge de la Cour suprême des États-Unis a offert vendredi une demi-victoire temporaire au président Donald Trump en Pennsylvanie, en ordonnant que les bulletins de vote arrivés par courrier après le 3 novembre dans cet État soient traités de façon séparée des autres bulletins. Le magistrat conservateur Samuel Alito n'a toutefois pas ordonné l'arrêt du comptage des bulletins ainsi écartés, comme le souhaitait le camp républicain du président, qui ne peut se permettre de perdre cet État-clé s'il veut rester à la Maison-Blanche.

    M. Trump ne cesse de dénoncer les bulletins par correspondance, les accusant --sans preuve-- de générer une vaste fraude électorale. La voie postale est une façon de voter davantage prisée par les démocrates que les républicains.

    La loi électorale en Pennsylvanie autorise le comptage des bulletins postés jusqu'à mardi et arrivés dans les trois jours suivant l'élection. La décision du juge Alito vient confirmer l'ordre donné par les autorités locales avant le scrutin de décompter ces bulletins distinctement, afin de pouvoir les retirer du total s'ils devaient être invalidés.

  • "Nous allons gagner", soutient Joe Biden

    Le candidat démocrate à la Maison-Blanche Joe Biden a appelé vendredi soir les Américains à "se rassembler" pour surmonter "la colère", alors qu'il était proche de remporter l'élection face à Donald Trump, qui a dénoncé un scrutin "volé". "Il est temps de nous rassembler", a déclaré l'ancien vice-président de Barack Obama lors d'une brève allocution, à Wilmington, dans le Delaware, toujours dans l'attente du résultat du scrutin de mardi.

    "Nous allons gagner cette course" à la Maison-Blanche, a également déclaré Joe Biden.

    Le candidat démocrate compte actuellement 253 grands électeurs sur les 270 requis pour accéder à la présidence américaine, tandis qu'il creuse l'écart avec Donald Trump en Pennsylvanie (20 grands électeurs) et en Géorgie (16 grands électeurs). Joe Biden a appelé ses partisans à rester calmes et patients, alors que les résultats officiels se font attendre dans plusieurs États, plus de 3 jours après le scrutin.

    ©REUTERS

  • Trump promet de continuer à se battre en justice

    Donald Trump a promis ce vendredi de poursuivre son combat juridique, alors que son adversaire démocrate Joe Biden semble sur le point d'atteindre le nombre de grands électeurs nécessaires pour remporter l'élection présidentielle aux Etats-Unis et devait s'adresser dans la soirée à la nation.

    "Nous allons continuer ce processus sur tous les plans permis par la loi pour garantir que le peuple américain ait confiance en notre gouvernement. Je ne renoncerai jamais au combat pour vous et pour notre nation", dit le président sortant dans un communiqué.

  • "La transmission de pouvoir se fera pacifiquement", affirme un proche conseiller de Trump

    "Je pense que la transmission de pouvoir se fera pacifiquement" si Donald Trump perdait l'élection présidentielle, a déclaré ce vendredi son conseiller en économie Larry Kudlow sur la chaîne américaine CNBC, qui lui demandait si cette transmission dans le calme était nécessaire pour éviter une tempête sur les marchés. Pour l'instant, rien n'indique que le milliardaire républicain accepterait une défaite, l'actuel locataire du Bureau ovale ayant déjà annoncé qu'il contesterait les résultats dans plusieurs États.

    Les États-Unis "constituent la plus grande démocratie au monde. Nous respectons la loi et le Président en fera de même", a ajouté M. Kudlow. Certains craignent que Donald Trump ne reconnaisse pas une éventuelle défaite électorale, comme le soulignent ces derniers jours les médias américains, après les recours en justice déjà intentés par le républicain, qui conteste les opérations de dépouillement dans plusieurs États. Face à cette éventualité, "le gouvernement des États-Unis est parfaitement capable d'escorter les intrus hors de la Maison-Blanche", a répondu Andrew Bates, porte-parole du démocrate Joe Biden.

  • Trump "a tort de dire que l'élection a été truquée" (Mitt Romney)

  • Joe Biden devrait s'adresser à la nation dans la soirée

    Joe Biden devrait s'adresser à la nation américaine dans la soirée, a-t-on appris vendredi de source proche de son équipe de campagne. Selon la plupart des chaînes de télévision américaines, le candidat démocrate est assuré d'obtenir 253 des 270 grands électeurs nécessaires pour remporter l'élection présidentielle aux Etats-Unis et il l'emportera s'il s'impose en Pennsylvanie ou dans deux Etats du trio Géorgie, Nevada et Arizona.

    Dans la soirée, il était donné gagnant avec près de 10.000 voix d'avance en Pennsylvanie, où le dépouillement touche à sa fin.

  • Joe Biden creuse peu à peu l'écart en Pennsylvanie et en Géorgie

    Selon les derniers résultats, Joe Biden mène désormais à 9.746 voix dans l'Etat de Pennsylvanie (20 grands électeurs), contre environ 5.600 précédemment. Le décompte des voix est toujours en cours, après que le candidat démocrate ait repris la tête devant le républicain ce vendredi. 

    En Géorgie aussi, le candidat démocrate grappille des voix au fur et à mesure que les bulletins sont dépouillés: il mène désormais à 1.586 voix, contre 1.096 après avoir dépassé Trump plus tôt dans la journée. Mais là aussi, le décompte n'est pas clôturé. Il reste à l'heure actuelle 4.169 voix à prendre en compte, qui peuvent donc encore faire la différence.

  • Le personnel de Fox News pas autorisé à qualifier Joe Biden de "président élu"

    Les présentateurs, experts et journalistes de Fox News ne sont, pour le moment, pas autorisés à qualifier Joe Biden de "président élu" en cas de victoire aux élections. Selon la chaîne de télévision CNN, l'entreprise craindrait des poursuites judiciaires de la part du président Donald Trump et de son équipe de campagne.

      L'équipe de campagne du candidat républicain accuse Fox News d'avoir attribué l'Arizona à Joe Biden de manière prématurée le soir des élections. Ceci aurait, selon le New York Times, conduit Donald Trump à crier plus tard dans la nuit à la fraude électorale à grande échelle, sans néanmoins avancer de preuve. Fox News est généralement considéré comme le porte-voix de l'Amérique conservatrice de droite. 

  • Le point à 18h00

    → Le dépouillement des bulletins de vote se poursuit dans plusieurs États-clés où les scores sont serrés. Mais les dernières tendances montrent une remontée de Joe Biden, pour l'instant en tête en Arizona, Géorgie, Nevada et Pennsylvanie, avec une avance de plus en plus confortable au fur et à mesure du décompte. Donald Trump mène en Caroline du Nord et en Alaska, un Etat qui ne lui échappera pas.

    → Les derniers bulletins encore à comptabiliser proviennent de votes par correspondance. Or, ceux-ci sont majoritairement favorables au candidat démocrate, Joe Biden. 

    → La plupart des principales chaînes de télévision américaines créditent le candidat démocrate Biden de 253 grands électeurs contre 214 pour le Président sortant. Les projections d'AP et de la chaîne Fox News sont plus favorables encore à l'ancien vice-président de Barack Obama, qu'elles créditent de 264 grands électeurs, considérant qu'il a gagné l'Arizona.

    →  Joe Biden est très proche des 270 grands électeurs nécessaires à sa victoire. S'il garde la tête dans les Etats où il mène actuellement, il remporterait même 306 grands électeurs. Mais rappelons que le décompte n'est pas encore terminé.

  • L'équipe Biden menace "d'expulser" Donald Trump s'il refuse de quitter la Maison-Blanche

    Un porte-parole du candidat démocrate à la Maison-Blanche Joe Biden a menacé vendredi d'"expulser" Donald Trump de la Maison-Blanche s'il refusait de reconnaître une défaite, qui semble de plus en plus probable.

    Donald Trump est déterminé à contester le verdict des urnes. Aucun vainqueur n'a encore été déclaré. "Les Américains décideront de l'issue de cette élection", a martelé vendredi un porte-parole de Joe Biden, Andrew Bates. "Et les autorités américaines sont parfaitement capables d'expulser les intrus de la Maison-Blanche", a-t-il ajouté. Donald Trump a crié jeudi une nouvelle fois à la fraude, sans apporter de nouveaux éléments. 

  • Joe Biden double son avance dans le Nevada

    Le dernier décompte crédite le démocrate de 49,8% contre 48,1% pour Trump dans le Nevada, avec une avance de plus en plus confortable de 22.076 voix, contre 11.500 voix lors du précédent décompte. 91% des bulletins ont été dépouillés.

  • La cheffe démocrate du Congrès, Nancy Pelosi, qualifie Biden de "président élu"

    La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a qualifié ce vendredi Joe Biden de "président élu" des Etats-Unis, alors qu'il a devancé Donald Trump dans le décompte en cours des votes de plusieurs Etats-clés et qu'aucun vainqueur n'a été encore déclaré. "Ce matin, il apparaît évident que l'équipe Biden-Harris va gagner la Maison Blanche", a déclaré Nancy Pelosi à propos de Joe Biden et de sa colistière Kamala Harris, candidate à la vice-présidence.

    "Le président élu Biden a un mandat solide pour diriger", a poursuivi la présidente de la Chambre des représentants, lors d'une conférence de presse.

  • L'Etat américain de Géorgie va procéder à un recomptage des voix

    Alors que Joe Biden a pris la tête des votes dans l'Etat, celui-ci a décidé de procéder à un recomptage. Ce qu'avait demandé le camp Trump.

  • Twitter bannit Steve Bannon après la publication d'une vidéo appelant à la violence

    Twitter a banni de son réseau Steve Bannon, l'ancien stratège de Donald Trump, pour avoir publié jeudi une vidéo suggérant que le Président américain devrait exécuter des employés fédéraux s'il était réélu. Dans une vidéo postée sur Youtube puis partagée sur le réseau social, Steve Bannon explique que Donald Trump devrait exécuter, comme au Moyen-Age, l'imunologue Anthony Fauci et le directeur du FBI Christopher Wray. "J'aimerais revenir au temps des Tudors en Angleterre. Je mettrais leurs têtes sur des pics", a ainsi expliqué Steve Bannon avant d'ajouter qu'il "les mettrait aux deux coins de la Maison-Blanche en guise d"avertissement pour les bureaucrates fédéraux".

    Twitter a supprimé le compte de l'émission Youtube de l'intéressé tandis que Youtube supprimait la vidéo de son site. Mailchimp a également fermé le compte de l'ancien conseiller de Donald Trump parce que ce dernier avait enfreint les règles de la plateforme de marketing par courriel. Donald Trump a critiqué tant Anthony Fauci que Christopher Wray après que ces derniers ont remis en cause respectivement ses déclarations sur le coronavirus et les interférences étrangères dans l'élection. Donald Trump évoquant la possibilité de renvoyer le docteur Fauci s'il était réélu.

  • Edito | Eviter, demain, d'autres Trump

    Joe Biden est aux portes de la Maison-Blanche. Mais le "trumpisme" n'est pas mort pour autant.

  • Une carte belge met en perspective le scrutin américain

    Parce que ce ne sont pas les États qui votent mais bien les électeurs, la start-up bruxelloise Jetpack.ai a développé une autre carte du scrutin américain. Succès immédiat.

  • Joe Biden devrait de nouveau s'exprimer aujourd'hui

    Le candidat démocrate à la présidentielle américaine devrait s'exprimer ce vendredi en journée ou soirée, selon CNN.

    S'il est déclaré vainqueur, son équipe ne prévoit pas d'attendre l'issue des contestations judiciaires, a rapporté une source proche à la chaîne de télévision. Joe Biden a en effet l'intention de passer directement sur le mode "président élu". Son équipe annoncerait également rapidement davantage d'éléments de son programme.

    L'équipe de transition du candidat démocrate travaille dans l'ombre depuis des mois à ce programme mais ce plan apparaît d'autant plus urgent que Donald Trump conteste la légitimité du scrutin. Le podium est toujours installé à Wilmington, dans le Delaware, fief de Joe Biden. Par ailleurs, selon CNN, la création d'un "espace aérien de défense nationale" était en cours au-dessus de la résidence du candidat démocrate.

  • "L'élection n'est pas finie"

    L'équipe de campagne de Donald Trump a affirmé ce vendredi que l'élection présidentielle américaine n'était "pas finie", au moment où son adversaire Joe Biden était à un pas de la Maison Blanche après être passé devant le président républicain dans l'Etat-clé de Pennsylvanie.  "Cette élection n'est pas finie. Les projections erronées proclamant la victoire de Joe Biden sont basées sur des résultats loin d'être définitifs dans quatre Etats", a déclaré dans un communiqué Matt Morgan, un responsable de l'équipe de Donald Trump.  Aucun grand média américain n'a encore attribué la victoire au démocrate.

  • Joe Biden prend la tête en Pennsylvanie

    Joe Biden vient de rattraper son retard et dépasser Donald Trump en Pennsylvanie, alors que le décompte des votes est toujours en cours (95% des bulletins dépouillés à l'heure actuelle). Il mène actuellement de 5.600 voix, à 49,4% contre 49,3%. Une victoire assurée en Pennsylvanie lui ouvrirait les portes de la Maison-Blanche.

    Rien qu'à Philadelphie,le nombre de votes restant à compter est d'environ 25.000, selon CNN. Le décompte sera plus long car il s'agit de bulletins provisoires, ainsi que de bulletins qui doivent être révisés en raison de problèmes tels que les dates et les signatures. "Cela va prendre un certain temps", a déclaré l'une des sources

  • Les derniers décomptes sont favorables à Biden

     L'issue de l'élection présidentielle américaine reste suspendue à quelques Etats-clés où le dépouillement n'est pas achevé. La course reste serrée mais les votes par correspondance, responsables du retard dans le dépouillement, sont favorables au candidat démocrate, qui effectue donc une remontée dans quelques Etats clés.

    • Arizona   

    Onze grands électeurs sont en jeu dans cet État du sud-ouest. Joe Biden y enregistre 50,1% des suffrages, contre 48,5% à Donald Trump, soit un écart de 47.000 voix, selon un décompte partiel de 90% des bulletins.  La chaîne Fox News et l'agence de presse américaine Associated Press (AP) le donnent gagnant, estimant impossible que le président rattrape son retard. Avec les onze grands électeurs de cet Etat en sa faveur, Biden pourrait se targuer de 264 soutiens, alors qu'il lui en faut 270 pour accrocher la présidence. Une victoire dans le Nevada lui permettrait alors de crier victoire.

    •  Géorgie   

    Seize grands électeurs sont en jeu dans ce bastion républicain. 98% des votes ont été comptabilisés dans cet État du Sud-Est qui a toujours voté républicain depuis 1996. L'avance de Donald Trump n'a cessé de fondre depuis mardi soir et Joe Biden est passé devant dans la nuit de jeudi à vendredi: le démocrate a 1.096 voix de plus que Donald Trump, soit 49,4% environ des suffrages chacun. 

    • Nevada

    Six grands électeurs en jeu dans cet État désertique de l'Ouest. 89% des votes ont été comptabilisés dans cet État qui avait choisi Hillary Clinton en 2016. Joe Biden y pointe pour l'instant en tête, avec 49,4%, contre 48,5% pour Donald Trump. Cela représente un écart de moins de 11.500 suffrages.  

    • Pennsylvanie

    Vingt grands électeurs sont à attribuer.  95% des votes ont été comptabilisés dans cet État industriel de la "ceinture de la rouille" du Nord-Est, où les deux candidats ont âprement fait campagne. L'avance très importante de Donald Trump le soir de l'élection s'est réduite avec la prise en compte des bulletins envoyés par courrier, et il vient de perdre l'avantage: 49,3% pour le républicain contre 49,4% pour Joe Biden.  

    • Caroline du Nord   

    Quinze grands électeurs attendent. 95% des votes ont été comptabilisés dans cet État du Sud-Est, traditionnellement républicain. Avantage pour l'heure à Donald Trump (50,0%) sur Joe Biden (48,6%), soit une avance d'environ 77.000 suffrages. Mais les votes par correspondance envoyés au plus tard le jour de l'élection - le 3 novembre - y sont acceptés s'ils arrivent dans les neuf jours suivants.

    Wisconsin

    Les dix grands électeurs semblent réservés à Biden et sont d'ailleurs déjà intégrés dans les projections. Après dépouillement de plus de 99% des bulletins, les derniers décomptes creusent l'avantage de Biden, avec 49,6% des voix 48,9% pour Trump. L'équipe de campagne du Président sortant a fait savoir qu'elle allait demander un recomptage.

  • Garde rapprochée pour Biden

    Le service de protection du Président américain et des hautes personnalités du gouvernement va renforcer les effectifs d'agents autour du candidat démocrate à la Maison-Blanche, selon le Washington Post, alors que celui-ci est proche d'une victoire à l'élection présidentielle. Le Secret Service va rajouter des effectifs à Wilmington (Delaware), la ville où vit Joe Biden. Celui-ci pourrait y prononcer un discours aujourd'hui.  

    Une telle protection est habituelle pour les candidats à la Maison-Blanche. Elle n'est pas aussi imposante que pour le Président lui-même, mais en revanche, elle devient comparable si le candidat remporte l'élection et devient le "Président élu" jusqu'à son investiture le 20 janvier. 

  • Pas à pas, Biden prend de l'avance en Géorgie

    Le dernier décompte indique une avance de 1.096 voix pour Biden en Géorgie, alors que le précédent lui en donnait 917. 

  • Quand Greta Thunberg se venge

    Quand Greta Thunberg reprend un tweet moqueur que le Président américain Donald Trump lui avait adressé en décembre 2019, pour se moquer de son agacement face aux résultats, encore provisoires, de l’élection présidentielle américaine.

  • 1.700 bulletins de vote retrouvés par la poste en Pennsylvanie

    On a compris que la procédure de dépouillement des votes par correspondance était très fastidieuse. On savait aussi que le processus d'acheminement de ces courriers par UPS représentait une source d'inquiétude, vu l'effort massif et soudain à fournir par les services postaux en quelques jours. Et en effet, certaines lettres traînent. La poste américaine dit avoir reçu quelque 1.700 bulletins de vote par correspondance dans l'État crucial de Pennsylvanie. Or, dans cet État, les résultats serrés maintiennent le suspense sur l'issue de l'élection présidentielle. 

    Ces bulletins doivent être remis aux bureaux de dépouillement au plus tard ce vendredi soir pour être valides.

    Un peu plus de 6 millions de voix ont déjà été comptabilisées dans cet État, et Trump mène de peu, avec 49,5% des voix contre 49,2% pour Biden. Le Président a quelque 18.200 voix de plus en sa faveur mais son avance ne fait que fondre au fur et à mesure du dépouillement des votes par correspondance, qui sont à 80% en faveur du démocrate.

  • Quid si Biden remporte effectivement la Géorgie?

    Une victoire en Géorgie apportera 16 grands électeurs à celui qui la remportera.

    Si Biden reste en tête en Géorgie et remporte ces 16 voix, il sera à une seule voix de remporter l'élection et tous les regards se tourneront donc vers l'Arizona. À l'heure d'écrire ces lignes, seuls 90% des votes ont été dépouillés, avec 1.532.062 voix pour Biden (50,1%) et 1.485.010 voix pour Trump (48,5%). Vu l'avance du candidat démocrate, certains médias le considèrent déjà comme gagnant en Arizona. Mais l'écart qui le sépare de son rival républicain semble s'amincir à mesure que sont dépouillés les votes par correspondance.

    Se pose alors la question: et si Biden en reste à 269 grands électeurs et que Trump rafle toutes les voix restantes, pour lui aussi atteindre le chiffre de 269 grands électeurs? C'est alors à la Chambre des représentants de trancher. Si elle est à majorité démocrate, ce n'est pas pour autant qu'elle sera favorable à Biden. En effet, les représentants ne votent pas individuellement mais ils sont regroupés par État, et chaque État représente un vote. Et selon ce système, c'est plutôt avantage à Trump...

     

  • Biden prend la tête en Géorgie

    Donald Trump menait il y a quelques heures encore en Géorgie, bastion républicain dans lequel le décompte n'est pas terminé. À la faveur du dépouillement des votes par correspondance, le candidat démocrate a grappillé des voix jusqu'à revenir à stricte égalité avec le Président. Mais plusieurs médias américains signalent, dans leur dernier comptage qui considère 99% des votes, que Joe Biden vient de passer devant avec 917 voix d'avance sur son rival républicain. C'est encore trop tôt pour crier victoire bien sûr, mais cela confirme la tendance démocrate des votes par correspondance.

    La Géorgie, c'est 16 grands électeurs. Rappelons que Donald Trump en a pour le moment 214 à son avantage, tandis que Joe Biden en a 253, voire 264 si l'on considère, comme certains médias, qu'il a déjà gagné l'Arizona. Il faut 270 grands électeurs pour devenir Président des États-Unis.

  • Cette visualisation devenue virale montre la réelle répartition des voix aux Etats-Unis, et elle a été réalisée par un Belge

    Si vous observez une carte des Etats-Unis montrant les comtés ayant voté démocrate ou républicain, vous pourriez penser que les Américains ont bien davantage voté pour Donald Trump. Une visualisation trompeuse, que le Belge Karim Douïeb a tenu à rectifier avec sa propre carte. 

    En se basant sur les résultats électoraux de 2016, il montre une transition entre la superficie des comtés américains et leur population associée. Le résultat est tout de suite frappant: on y voit le décompte réel des votes démocrates et républicains dans les comtés, montrés comme de simples cercles, leur taille étant proportionnelle au nombre de votes (et non au nombre de grands électeurs). Cette transition tient de la densité de population très faible de nombreux comtés du centre du pays, où le vote va traditionnellement aux républicains.

  • Des manifestations plutôt pacifiques

    Les manifestations se multiplient aux États-Unis. Les partisans de Trump se rebiffent contre une élection qu'ils estiment truquée ou volée, et se heurtent à des contre-manifestants. Néanmoins, ces actions restent d'une ampleur limitée et la plupart du temps pacifiques depuis le début du scrutin mardi. 

    • En Arizona, où le décompte est en cours et où le résultat reste incertain, les partisans de l'actuel Président américain se sont rassemblés devant le bureau des élections du comté de Maricopa, à Phoenix. 

    • Les deux camps ont également organisé des rassemblements à Philadelphie (Pennsylvanie) jeudi, où les employés municipaux continuent de compter les milliers de bulletins de vote envoyés par la poste, qui seront décisifs pour emporter les 20 voix de la Pennsylvanie, l'un des derniers États-clefs.  À Harrisburg, une centaine de partisans de Trump se sont rassemblés sur les marches du Pennsylvania State Capitol Building jeudi après-midi dans le cadre d'une manifestation "Stop the Steal" organisée par l'activiste conservateur de Virginie Scott Presler.  

    • À Milwaukee, dans le Wisconsin, une cinquantaine de partisans de Trump se sont également massés devant un immeuble de la ville où les votes étaient comptés, diffusant de la musique country, agitant des drapeaux et portant des pancartes appelant à un "recount".  

    • À Washington DC, un cortège de voitures et de bicyclettes a défilé lentement dans les rues de la capitale à l'appel du groupe "Shutdown DC" pour protester contre ce qu'ils ont appelé une attaque de Trump contre le processus démocratique. 

    Mais les affrontements les plus vifs ont souvent lieu sur les réseaux sociaux. Facebook a ainsi annoncé avoir fermé le compte pro-Trump "Stop the Steal" développant une rhétorique violente et appelant à "défendre sur le terrain" l'intégrité de l'élection. 

  • Quand les médias interrompent l'allocution du Président

    La conférence de presse donnée par Donald Trump a particulièrement interpellé les responsables des chaînes de TV américaines qui la diffusaient en direct. 

    Trump disait qu'il allait gagner "facilement" si "les votes légaux" étaient comptés, mais que si l'on incluait "les votes illégaux", les démocrates pouvaient "essayer de nous voler l'élection". 

    Très vite, la chaîne MSNBC a cessé sa diffusion en direct. "Bon, nous voilà encore dans la position inhabituelle de (devoir) non seulement interrompre le Président des Etats-Unis, mais aussi de corriger le Président des Etats-Unis", a lâché le présentateur, Brian Williams.  

    Les chaînes NBC News et ABC News ont ensuite elles aussi interrompu la diffusion de cette conférence de presse qui n'en fut finalement pas une, puisque le Président a quitté le pupitre sans prendre de questions.  

    CNN a elle décidé de ne pas couper le micro de Donald Trump, mais son présentateur vedette Jake Tapper a enchaîné avec une condamnation sans appel du chef de l'Etat. "Quelle triste nuit pour les Etats-Unis d'Amérique de voir leur Président (...) faussement accuser les gens d'essayer de voler l'élection", a-t-il déclaré, en fustigeant un "tissu de mensonges".

    President Trump full speech on Election results: November 5, 2020

  • Plainte des ayants droit de la chanson YMCA contre Trump

    Donald Trump a fait un usage intensif de la chanson "YMCA" des Village People durant sa campagne. Il aurait omis de demander le feu vert à ses ayants droit, qui portent plainte. 

  • La police déjoue un projet d'attaque contre un site de comptage des votes à Philadelphie

    La police de Philadelphie a arrêté deux hommes après avoir appris qu'une attaque armée se préparait contre un centre de dépouillement des bulletins de vote de la présidentielle, selon le journal Philadelphia Inquirer.  

    Les policiers sont intervenus peu après 22H00 et ont interpellé deux hommes à proximité d'un véhicule immatriculé en Virginie et qui avait été repéré alors qu'il était occupé par plusieurs personnes armées de fusils d'assaut AR-15. La voiture portait des autocollants affichant des messages associés à QAnon, un mouvement complotiste d'extrême droite.  

  • En saura-t-on plus ce soir?

    Les responsables locaux de Géorgie, Pennsylvanie, Arizona et Nevada communiquent régulièrement des statistiques sur les bulletins restant à compter, et réévaluent constamment leurs prévisions de l'heure ou du jour où ils auront achevé les dépouillements des bulletins envoyés par la poste. Que sait-on de l'avancement de ces scrutins cruciaux?

    En Arizona, où 11 électeurs sont à attribuer (AP ainsi que Fox News les considèrent comme acquis à Biden), le dépouillement, qui en est à 90% d'avancement, ne devrait pas être terminé avant ce vendredi soir, heure locale.

    En Pennsylvanie, il reste environ 550.000 bulletins à dépouiller, tous arrivés par courrier, une modalité beaucoup plus utilisée par les électeurs démocrates, ce qui pourrait, selon les médias américains, inverser le résultat final, pour l'instant favorable à Donald Trump. Les autorités locales ont estimé qu'elles pourraient peut-être annoncer le résultat du vote en fin de journée.

    Dans le Nevada, où 6 grands électeurs sont en jeu, 89% des votes ont été comptabilisés. Cet État désertique de l'ouest avait choisi Hillary Clinton en 2016. Joe Biden y pointe pour l'instant en tête, avec 49,4%, contre 48,5% pour Donald Trump. Cela représente un écart de moins de 12.000 suffrages. 

    Rappelons qu'une victoire dans le Nevada et en Arizona permettrait à Biden d'atteindre les 270 grands électeurs nécessaires pour rentrer à la Maison-Blanche. Mais rien ne dit que ces résultats seront connus ce vendredi encore... 

    On sait aussi que les résultats de la Caroline du Nord ne seront pas définitifs avant une semaine sans doute: les votes par correspondance envoyés au plus tard le jour de l'élection - le 3 novembre - y sont acceptés s'ils arrivent dans les neuf jours suivants.   

  • Quels sont les États manquants?

    Plusieurs États manquent encore à l'appel. Pour certains, il y a peu de doute, des médias donnant d'ailleurs un candidat gagnant avant la fin du dépouillement. Au total, ces États manquants représentent un total de 81 grands électeurs.

    PENNSYLVANIE (20 grands électeurs)  

    Donald Trump est en tête avec 49,6% des voix contre 49,3% à Joe Biden sur la base de 97% des suffrages estimés. L'écart se réduit à mesure que sont pris en compte les votes par correspondance. L'équipe de campagne du Président sortant, qui l'a déclaré vainqueur dans cet État, a demandé la suspension des opérations de dépouillement, dénonçant une prétendue dissimulation de bulletins de vote. Les médias américains estiment qu'au vu de l'importance des voix démocrates dans le vote par correspondance, Biden devrait prendre le dessus sur Trump au final.

    La Pennsylvanie accepte les votes par correspondance jusqu'à trois jours après la date du scrutin, ce vendredi donc, à condition que le cachet de la poste date de mardi au plus tard. Le décompte définitif devrait encore prendre quelques heures, donc.

    •  GEORGIE (16)  

    Trump était en tête, mais l'écart n'a cessé de se réduire entre les deux rivaux et Joe Biden est revenu à hauteur du Président sortant.  La dernière estimation de l'institut Edison Research, portant sur 99% des votes estimés, place le républicain et le démocrate à égalité avec 49,4% des suffrages chacun.  

    •  CAROLINE DU NORD (15)  

    Donald Trump mène de plus de 76.000 voix, soit 1,4 point, avec encore environ 5% de bulletins à dépouiller. Les autorités locales disent que le résultat définitif pourrait ne pas être connu avant la semaine prochaine. Cet État autorise les bulletins envoyés par voie postale avec un cachet datant au plus tard du 3 novembre à être comptabilisés s'ils sont reçus d'ici le 12 décembre.  

    •  ARIZONA (11)  

    Biden était en tête jeudi soir avec 1,6 point d'avance sur Donald Trump, avec 90% des bulletins dépouillés, selon Edison Research. AP et Fox considèrent que l'Arizona est acquis au démocrate.  

    •  NEVADA (6)  

    Joe Biden mène de 11.438 voix, soit 0,9 point, avec encore environ 11% des bulletins à dépouiller, soit environ 190.150 selon les autorités locales. Tous les bulletins correctement reçus seront comptabilisés jusqu'à neuf jours après la date du scrutin.  

    ALASKA (3)  

    Les trois grands électeurs iront selon toute vraisemblance à Trump.  Il mène avec 62% des voix alors que la moitié des votes sont comptabilisés.

    •  WISCONSIN (10)  

    Après dépouillement de 99% des bulletins, Joe Biden est devant Donald Trump avec 49,4% des voix contre 48,8%, selon Edison Research. L'équipe de campagne du Pprésident sortant a fait savoir qu'elle allait demander un nouveau décompte des voix. AP et les réseaux de télévision ABC, CBS, NBC, Fox et CNN considèrent que l'État est acquis à Joe Biden.  

    Les Etats déjà attribués

    LES ÉTATS REMPORTÉS PAR DONALD TRUMP: Alabama, Arkansas, Caroline du Sud, Dakota du Nord, Dakota du Sud, Floride, Idaho, Indiana, Iowa, Kansas, Kentucky, Louisiane, Maine (1), Mississippi, Missouri, Montana, Nebraska (4 grands électeurs), Ohio, Oklahoma, Tennessee, Texas, Utah, Virginie-Occidentale et Wyoming.  

    LES ÉTATS REMPORTÉS PAR JOE BIDEN: Californie, Colorado, Connecticut, Delaware, District de Columbia (Washington), Hawaï, Illinois, Maine (3), Maryland, Massachusetts, Michigan, Minnesota, Nebraska (1), New Hampshire, New Jersey, Nouveau-Mexique, New York, Oregon, Rhode Island, Vermont, Virginie et l'Etat de Washington. 

     

     

  • Biden garde la tête froide

    "Personne ne va nous enlever notre démocratie", a écrit Joe Biden sur Twitter peu après la prise de parole de Donald Trump à la Maison-Blanche. Il avait fait part plus tôt, depuis Wilmington dans le Delaware où il réside, de sa confiance sur l'issue du scrutin et appelé au calme pendant le dépouillement.  "La démocratie, c'est parfois confus", a déclaré le candidat démocrate. "Cela requiert parfois aussi un peu de patience. Mais cette patience a été récompensée pendant plus de 240 années désormais, dans un système de gouvernance qu'envie le monde."

  • Quelles sont les chances de chacun?

     Pour remporter la victoire, un candidat doit obtenir 270 voix au sein du collège de 538 grands électeurs désignés État par État.

    Selon les projections de l'institut Edison Research, Joe Biden est déjà assuré de 243 grands électeurs contre 214 pour Donald Trump.  Plusieurs chaînes de télévision américaines créditent le candidat démocrate de 253 grands électeurs contre 214 pour le Président sortant, ayant donné mercredi Joe Biden victorieux dans deux États-clés – le Michigan et le Wisconsin.  

    Une victoire en Pennsylvanie pourrait désormais suffire à Joe Biden pour être élu. Autre possibilité pour l'ancien-vice président d'accéder à la Maison-Blanche, devancer Donald Trump dans deux des trois États suivants: Géorgie, Nevada et Arizona. 

    Pour obtenir un second mandat, Trump devrait conserver son avance en Pennsylvanie et en Géorgie, tout en s'adjugeant le Nevada ou l'Arizona. Or, son avance se réduit en Pennsylvanie et en Géorgie, tandis que Joe Biden conserve une courte avance dans le Nevada et en Arizona, des États décisifs pour l'issue du scrutin. 

  • Où en est le décompte des résultats?

    Toute la journée de jeudi, les responsables locaux de Géorgie, de Pennsylvanie, d'Arizona et du Nevada ont communiqué des statistiques sur les bulletins restant à compter. Ils ont aussi plusieurs fois réévalué leurs prévisions quant à l'heure ou le jour où ils auront achevé les dépouillements des bulletins envoyés par la poste.  

    En Géorgie, l'écart s'est resserré et les deux candidats sont désormais dans un mouchoir de poche.  

    À l'inverse de la Pennsylvanie et de la Géorgie, Donald Trump bénéficie directement, en Arizona, de la prolongation du dépouillement.  Il est en train de rattraper Joe Biden, risquant de faire perdre au démocrate les 11 grands électeurs qu'AP et Fox News avaient attribués à Joe Biden dès la nuit électorale de mardi, sur la base de résultats partiels et de modèles statistiques, une méthode habituellement très sûre. 

  • Trump crie à nouveau à la fraude

    Le Président américain Donald Trump a encore crié à la fraude jeudi, sans la moindre preuve, réaffirmant être vainqueur de la présidentielle en décalage avec les résultats de plus en plus favorables à son adversaire démocrate Joe Biden.  De la Maison-Blanche, il s'est lancé dans une tirade souvent confuse, truffée d'approximations et de contre-vérités sur le décompte en cours.  

    "Si vous comptez les votes légaux, je gagne facilement. Si vous comptez les votes illégaux, ils peuvent essayer de nous voler l'élection."
    Donald Trump

     "Ils essaient de voler l'élection", a dit le Président sortant au cours d'une prise de parole de 15 minutes, dont plusieurs chaînes de télévision américaines ont interrompu la diffusion du fait de la teneur des propos... 

    Plus de deux jours après l'élection, le 45e Président apparaît isolé au sein de son propre parti dans sa croisade contre un "vol" du scrutin dont il serait la victime. "Nous n'avons entendu parler d'aucune preuve", a réagi sur ABC Chris Christie, ancien gouverneur du New Jersey et allié du Président, mettant en garde contre le risque d'attiser les tensions sans éléments tangibles.  

  • Bonjour à toute et à tous,

    Les Américains ne connaissent toujours pas le nom de leur président. Les résultats de six Etats, qui peuvent faire toute la différence, sont attendus.

    Suivez avec nous la situation en live tout au long de la journée.

    Bonne lecture!

    ©AFP

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