"Le président a employé l'expression 'mise sur écoute' entre guillemets"

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Marche arrière toute à la Maison Blanche. Quand le président Trump accusait Barack Obama de l'avoir mis sur écoute, ce n'était pas à prendre au premier degré, non. Le président voulait en fait évoquer "la surveillance en général et d'autres activités".

Les accusations étaient  explosives. Sans fournir de preuves, Donald Trump affirmait que son prédécesseur, Barack Obama, avait fait placer sur écoutes, un peu avant les élections de novembre, les lignes téléphoniques de la Trump Tower. C'est là que se trouvent son domicile et ses bureaux à New York. Il avait persisté malgré un scepticisme assez généralisé.

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→ Ainsi, James Comey, directeur du FBI, avait demandé au ministère de la Justice de démentir publiquement ces accusations "soutenues par aucune preuve".

→ Le chef du renseignement américain sous Barack Obama avait affirmé qu'aucune opération d'écoute n'avait été mise en œuvre par les agences relevant de sa responsabilité contre Donald Trump.

→ Deux membres de la commission renseignements du Congrès avaient enjoint le ministère de la Justice à fournir pour le 13 mars au plus tard les preuves des allégations du président.

→ Le sénateur républicain John McCain avait expliqué que "le président a deux options, soit se rétracter, soit fournir l'information que le peuple américain mérite". "Je n'ai pas de raison de croire que c'est vrai mais je crois aussi que le président des Etats-Unis peut éclaircir cela en une minute"

 

Ce qu'il fallait comprendre...

Bref, ça devenait difficile pour Trump de persister dans ses accusations, mais l'homme est coriace, on le sait. Alors, comment s'en tirer?

La Maison Blanche a fait machine arrière, mais la pirouette n'est guère subtile. "Le président a employé l'expression 'mise sur écoute' entre guillemets", affirme à présent le porte-parole de Trump, Sean Spicer... Trump aurait en fait évoqué "la surveillance en général et d'autres activités".

Le porte-parole n'a pas précisé à quelles activités de surveillance et de contrôle il faisait allusion.

Les tweets furibards de Trump qui accusaient Obama

 

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