Les cinq premiers défis qui se posent au président Trump

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Trump n’aura pas le temps de savourer son arrivée au pouvoir. Plusieurs dossiers chauds l’attendent. Il va devoir abroger l’Obamacare, créer les emplois promis, nommer un juge à la Cour Suprême, gérer des relations compliquées avec Moscou et construire un mur.

Il avait promis de balayer certains acquis de la présidence Obama dès son arrivée à la Maison-Blanche. Ses premières heures de travail allaient être d’une productivité exemplaire. Donald Trump aurait même demandé à ce que la traditionnelle parade devant le mener du Capitole à la Maison-Blanche après sa prestation de serment ne se prolonge pas trop tard afin qu’il puisse prendre certaines décisions avant de se rendre aux différents bals qui seront organisés en son honneur dans la soirée. Puis, il a laissé entendre dans une interview au Times que son premier jour de travail serait finalement lundi. Alors, vendredi ou lundi? On sera fixé dans les prochaines heures. Ce qui est certain, c’est que le nouveau Président américain aura son lot de défis à relever et qu’il devra s’y mettre tout de suite.

"Nous créerons une assurance (santé) pour tout le monde."
donald trump
président us

1. Abroger l’Obamacare

C’est l’une de ses principales promesses électorales: Donald Trump veut abroger la réforme santé du président Obama pour n’en garder que quelques rares mesures (le fait que les jeunes puissent rester sous l’assurance de leurs parents jusqu’à 26 ans par exemple). Mais l’affaire est compliquée. Rayer de la carte une loi qui a fait baisser le taux de personnes non-assurées de 16% à un peu moins de 9% risque de mal passer. Trump dit d’ailleurs vouloir un système permettant de couvrir plus de personnes encore. Le hic, c’est que les républicains du Congrès sont en train de préparer le terrain à l’abrogation de la loi sans s’être mis d’accord sur une alternative. Et que des millions d’Américains risquent donc d’être laissés sur le carreau en attendant l’entrée en vigueur d’un nouveau système.

2. Créer des emplois aux états-Unis

Donald Trump a promis de créer des millions d’emplois en abrogeant toute une série de réglementations mises en place par Obama (en matière d’environnement ou de contrôle du secteur financier notamment), en baissant l’impôt des sociétés et en lançant des grands travaux d’infrastructure. Mais ces dernières semaines, c’est surtout par la voie de menaces de rétorsion douanières à l’encontre de la Chine, du Mexique ou encore des multinationales américaines et étrangères délocalisant de l’emploi hors des frontières américaines que le nouveau Président américain semble vouloir œuvrer. En principe, c’est le Congrès qui fixe les droits de douane. Dans les faits, le Président peut parfois agir seul, notamment grâce au Trade Act de 1974 qui lui permet d’imposer des droits de douane contre un pays appliquant des pratiques commerciales déloyales. Reste à voir quelles seraient les conséquences d’une politique commerciale agressive sur les entreprises et les consommateurs américains même si les premiers résultats ont été positifs. Entre autres annonces, Wal-Mart a déclaré vouloir créer 10.000 emplois aux états-Unis et Ford a décidé de renoncer à une usine au Mexique.

3. Nommer un juge à la Cour suprême

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La mort soudaine du juge Antonin Scalia a laissé un siège vacant à la Cour suprême des états-Unis. L’homme était un conservateur et les républicains du Sénat ont bloqué pendant des mois les efforts du président Obama pour nommer un juge modéré, estimant que c’était à son successeur de décider, dans l’espoir qu’il s’agirait d’un républicain. Et de fait… Trump a déclaré qu’il nommerait un juge conservateur endéans les deux premières semaines de sa présidence. Cette fois ce sont les démocrates du Sénat qui menacent de bloquer le dossier. Des démocrates d’autant plus inquiets que Trump pourrait avoir à remplacer d’autres juges de la Cour suprême, vu leur grand âge, ce qui y ferait clairement pencher la balance en faveur des conservateurs.

4. Gérer l’équation russe

Trump avait multiplié les compliments à l’encontre du président russe Vladimir Poutine pendant sa campagne. C’était avant qu’il ait à reconnaître que la Russie avait bel et bien hacké plusieurs comptes du parti démocrate et que la presse américaine évoque des dossiers compromettants que les Russes auraient contre lui… Tout ça n’a pas empêché Trump d’évoquer une potentielle levée des sanctions frappant la Russie dans le dossier ukrainien en échange d’un accord de démantèlement nucléaire. L’homme souhaite relancer le dialogue, c’est certain. Il en aura l’occasion dans le dossier syrien et peut-être dès lundi à l’occasion des pourparlers de paix pour le règlement du conflit en Syrie qui s’ouvrent à Astana (Kazakhstan).

5. Ériger un mur à la frontière mexicaine

Trump est parti en guerre contre les immigrés clandestins, en particulier ceux franchissant illégalement la frontière américano-mexicaine. Il l’a dit et répété: il veut y construire un mur et c’est le Mexique qui payera. Sauf que le président mexicain Enrique Pena Nieto a été très clair lui aussi: pas question de payer pour le mur. Du coup, Trump a déjà annoncé que les états-Unis payeraient pour le mur, mais qu’ils enverraient ensuite la note au Mexique. Les relations avec le voisin mexicain s’annoncent compliquées d’autant que Trump veut renégocier le traité Alena qui lie les états-Unis au Canada et au Mexique.

Focus: le programme de l'investiture

Donald et Melania Trump débuteront la journée par une messe et un café chez les Obama. Les deux couples se rendront ensuite au Capitole où Trump prêtera serment. Il fera ensuite son discours d’investiture (à 18 heures, en Belgique) avant de déjeuner au Capitole et de rentrer en grande pompe à la Maison-Blanche.

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