Les petites exigences de Bernie Sanders

Bernie Sanders aimerait-il être choisi par Hillary Clinton comme colistier et candidat à la vice-présidence? ©AFP

C'était symbolique, mais elle l'a fait. Hillary Clinton a remporté le dernier scrutin des primaires démocrates, à Washington. Cependant, Bernie Sanders ne s'est pas officiellement déclaré vaincu. Il négocie son ralliement formel...

Hillary Clinton a officiellement mis un point final à la course à la présidentielle dans le camp démocrate en remportant haut la main la dernière primaire, dans le district de Columbia (Washington), refermant une longue campagne lancée le 1er février dans l'Iowa.

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Au total, l'ex-secrétaire d'Etat, qui va devenir la première femme investie par un grand parti américain pour conquérir la Maison blanche, s'est imposée dans 29 Etats (y compris le district fédéral) contre 22 Etats pour son rival, le sénateur du Vermont Bernie Sanders.

 

• Mais que veut Sanders?

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Mais Bernie Sanders ne s'est pas officiellement déclaré vaincu et semble négocier son ralliement formel, qui pourrait se traduire par la "libération" de ses délégués à la convention, afin de pouvoir symboliquement désigner à l'unanimité Hillary Clinton.

Il a détaillé ses conditions lors d'une conférence de presse mardi à Washington. Il réclame en premier lieu une réforme du système des primaires démocrates.

"Il est grand temps de lancer une transformation fondamentale du parti démocrate" (Bernie Sanders)

Bernie Sanders souhaite ouvrir les primaires aux électeurs indépendants, et non seulement aux Américains qui s'inscrivent sur les listes électorales comme démocrates, ce qui est actuellement le cas dans de nombreux Etats.

Il demande aussi au parti de soutenir l'inscription sur les listes électorales le jour-même des élections.

Le sénateur a réclamé la désignation d'une nouvelle direction du parti démocrate afin de remplacer notamment la présidente actuelle, Debbie Wasserman Schultz, contestée par son camp en raison de son biais perçu en faveur de Hillary Clinton.

Il a appelé à la suppression du statut de superdélégué. Les superdélégués sont des élus et responsables du parti démocrate qui ont le droit de voter à la convention d'investiture, sans être liés par les résultats des primaires. La plupart soutiennent cette année Hillary Clinton, ce que Bernie Sanders juge antidémocratique.

"A la convention, nous devons approuver le programme le plus progressiste jamais adopté par le parti démocrate", a-t-il par ailleurs martelé. Ses revendications incluent l'interdiction de la fracturation hydraulique ou l'augmentation du salaire minimum à 15 dollars par heure (alors que Hillary Clinton évoque 12 dollars).

Interrogé, il a refusé de dire s'il appellerait ses délégués à voter pour Hillary Clinton lors de la convention de Philadelphie.

 

• La rencontre

Les deux rivaux se sont retrouvés mardi soir dans un hôtel de Washington pour une rencontre décidée la semaine dernière. Le sénateur du Vermont prononcera un discours à ses partisans par internet jeudi soir.

Les deux parties ont décrit la rencontre comme "positive", notant l'engagement partagé des deux démocrates pour arrêter Donald Trump. Ils se sont dits également d'accord pour relever le salaire minimum, instaurer plus de transparence dans le financement de la politique et rendre les études supérieures et les soins de santé plus accessibles.

 

• Côté démocrate

Dans le camp républicain, les jeux sont faits depuis la primaire de l'Indiana, le 3 mai, fatale aux deux derniers adversaires de Donald Trump. Au total, le milliardaire new-yorkais l'a emporté dans 35 Etats.

 

• Et maintenant?

Les deux partis vont se tourner désormais vers les "conventions", du 18 au 21 juillet à Cleveland, Ohio, pour le Parti républicain et du 25 au 28 juillet pour le Parti démocrate à Philadelphie, en Pennsylvanie, où les candidats des deux grands partis à l'élection présidentielle du 8 novembre seront formellement investis par les délégués désignés au fil des primaires.

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