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Les réseaux sociaux, arbitres partisans de la parole politique?

Le réseau social Twitter se réserve le droit de « marquer les tweets contenant des informations fausses ou trompeuses », pour en réduire leur visibilité. ©BELGAIMAGE

La justice étant trop lente, ce sont les réseaux sociaux qui prennent le pouvoir de censeur.

Les réseaux sociaux avaient fait de l'élection présidentielle américaine un rendez-vous incontournable pour prouver leur capacité à ne pas être des vecteurs de fake news, des diffuseurs de haine et surtout de ne pas influencer le résultat final des élections. En somme, tout ce qui leur était reproché après les élections de 2016 et la surprise Donald Trump. À l’affût, Twitter et Facebook n’ont pas tardé à dégainer les mentions de mise en garde sous les interventions jugées factuellement incorrectes ou mensongères de Donald Trump et ses soutiens influents.

Beaucoup se sont réjouis, sur ces mêmes réseaux, que les prises de parole du camp Trump soient a minima recadrées. Pourtant, il est extrêmement inquiétant et dangereux d’avoir laissé ce droit et ce pouvoir à des plateformes dont le but principal n’est pas d’informer le public, mais de revendre des données à des annonceurs. Ces réseaux ne sont pas indépendants, ne sont pas soumis à un code de déontologie et ne pourront jamais être les garants d’une quelconque vérité ou exactitude des choses. Les initiatives de "mise en contexte" sont louables, mais ne résolvent en rien le problème de la désinformation. Pire, en se positionnant comme détenteurs de LA vérité, les réseaux nourrissent et renforcent les thèses conspirationnistes.

En voulant responsabiliser les réseaux, nous leur avons laissé la main pour juger et arbitrer le bon du mauvais, le vrai du faux. Le résultat semble arranger la majorité aujourd’hui, mais attention aux lendemains qui déchantent sur des airs de censure.

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