Obama: "en mon for intérieur, je pense que ça va aller"

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A l'occasion de sa dernière conférence de presse, le président sortant a donné un bref aperçu de sa vie après le Bureau ovale, avec d'ultimes remarques sur la liberté de la presse et l'élection du 8 novembre.

Barack Obama est arrivé décontracté devant les journalistes pour son dernier point presse avec le costume de président des Etats-Unis. Il a tout de suite provoqué les rires de l'assemblée en félicitant son équipe de communication vu 'affluence dans la salle.

Le président, encore en exercice jusque vendredi matin, a envoyé ses pensées à la famille Bush. L'ancien président américain George Herbert Walker Bush, hospitalisé samedi, souffre d'une pneumonie et a été transféré au service des soins intensifs. Son état est stationnaire et il vaa rester en observation au service des soins intensifs.

"Il est dans l'intérêt de Washington d'avoir des liens constructifs avec Moscou"
Barack Obama

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La première question d'actualité concernait la grâce présidentielle accordée à l'ancienne taupe de Wikileaks Chelsea Manning, qui retrouvera la liberté le 17 mai, "justice a été rendue" a estimé Barack Obama car Chelsea Manning a purgé "une dure peine de prison", "elle a été jugée (...), elle a admis sa responsabilité pour son crime, la peine qu'elle a reçue était très disproportionnée par rapport à celles d'autres lanceurs d'alerte", a-t-il ajouté, rappelant qu'il avait "commué et non annulé" la peine de Mme Manning.

Il en a aussi profité pour souligner qu'il est "dans l'intérêt de Washington d'avoir des liens "constructifs" avec Moscou", un souhait directement adressé à son successeur.  "Cela a été mon approche (de la question) pendant ma présidence", a poursuivi le 44e président américain, assurant toutefois que cette vision s'est heurtée à une "escalade du discours anti-américain" lorsque Vladimir Poutine est revenu à la présidence russe en 2012, menant à une relation Washington-Moscou plus "antagoniste" et "difficile".

Toujours au rayon 'international', Obama rappelle à Trump combien la question israélo-palestinienne peut être "explosive", indiquant que le statu quo est "dangereux pour Israël, mauvais pour les Palestiniens, mauvais pour la région et mauvais pour la sécurité aux Etats-Unis". Evoquant son successeur Donald Trump, qui a promis d'installer l'ambassade américaine à Jérusalem dans un geste hautement controversé, il a mis en garde contre le fait de mener des "mouvements unilatéraux soudains" dans un "environnement explosif".

Barack Obama ne s'inquiète pas de la physionomie nouvelle que Donald Trump entend donner à la fonction présidentielle. "Ces propositions seront mise en forme par des conseillers". Pour le président en fonction, il n'est pas étonnant non plus de voir le président élu poursuivre dans le style qu'il l'a mené à la victoire aux présidentielles.

"Je veux écrire. Je veux être un peu silencieux (...) et passer du temps avec mes filles", et aussi "m'assurer que ma femme (...) veuille bien me supporter un peu plus longtemps."
Barack Obama

Obama s'exprimera si "les valeurs fondamentales" de l'Amérique sont en jeu

Barack Obama n'a pas écarté la possibilité de "s'exprimer" sur des sujets comme la discrimination, le droit de vote, la liberté de la presse ou l'immigration. "Il y a une différence entre le fonctionnement de la politique au quotidien et certains problèmes ou périodes qui pourraient affecter nos valeurs fondamentales", a-t-il expliqué. "Je mets dans cette catégorie la discrimination systématique (...), les obstacles faits aux personnes en capacité de voter, d'exercer leurs droits, (...) les initiatives institutionnelles pour faire taire la presse d'opposition, et les initiatives visant à (...) envoyer ailleurs des enfants qui ont grandi ici", a précisé le président sortant.

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Il a par ailleurs réitéré qu'il souhaitait après son départ écrire et profiter de sa famille. "Je veux écrire. Je veux être un peu silencieux (...) et passer du temps avec mes filles", et aussi "m'assurer que ma femme (...) veuille bien me supporter un peu plus longtemps", a déclaré  Obama, soulignant qu'il allait célébrer cette année ses 25 ans de mariage avec son épouse Michelle.

 La défaite de Clinton, l'arrivée de Trump

Il est revenu sur la défaite d'Hillary Clinton en novembre, candidate pour laquelle son épouse Michelle s'était engagée avec énergie. Ses filles ne se sont pas "morfondues" sur cet échec, et n'ont pas non plus versé dans le cynisme, a-t-il déclaré. "Elles étaient déçues. Elles ont fait attention aux discours de leur mère pendant la campagne et l'ont crue, car c'était en ligne avec ce que nous avons essayé de leur enseigner à la maison", a-t-il dit.

"Mais nous avons aussi tenté de leur apprendre la résilience, et nous avons essayé de leur enseigner l'espoir", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas seulement une affaire de 'No Drama Obama'", a-t-il poursuivi en référence à ses discours relativement mesurés sur la victoire de Donald Trump. "C'est vraiment ce que je crois".

"En mon for intérieur, je pense que ça va aller."

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