Pourquoi le "super mardi" est si important

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Treize Etats et un territoire se prononcent ce mardi dans la course à l’investiture démocrate et républicaine. Donald Trump fait toujours office de favori chez les républicains, même si Marco Rubio lui a fait passer un mauvais quart d’heure au débat de jeudi. Hillary Clinton est en tête des sondages dans la plupart des Etats qui voteront. Mais Bernie Sanders ne s’avoue certainement pas vaincu.

C’est traditionnellement "le" grand rendez-vous des primaires américaines. Mardi, treize Etats et un territoire vont organiser leurs caucus ou primaires dans la course à l’investiture démocrate et républicaine. Quasi 1.700 délégués seront désignés en une seule journée, les deux partis confondus. La course ne sera pas terminée. Mais qui fait le plein de délégués au cours du "super Tuesday" (super mardi), prend une sacrée option sur l’investiture de son parti.

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Chez les républicains, c’est Donald Trump qui risque de décrocher la timbale, après avoir déjà empoché trois victoires (sur quatre scrutins). Les sondages récemment réalisés dans les treize Etats où les candidats républicains s’affronteront sont sans appel. Le milliardaire new-yorkais est donné gagnant dans neuf d’entre eux. Le sénateur Ted Cruz ne le devance qu’au Texas, son Etat, et dans l’Arkansas. Trump a en outre reçu vendredi le soutien de poids de Chris Christie, gouverneur du New Jersey et figure modérée du "Grand Old Party". Le ralliement de Christie, qui a abandonné sa propre candidature à la Maison Blanche il y a quinze jours, montre que Trump élargit sa base de supporters.

Mais les jeux ne sont peut-être pas encore faits. Lors d’un débat organisé jeudi entre les cinq candidats républicains encore en lice, on a pu voir un Marco Rubio ultra-combatif s’en prendre à maintes reprises à Trump. Le sénateur de Floride n’a pas encore remporté la moindre primaire. Mais depuis que Jeb Bush, l’ex-gouverneur du même Etat, a jeté l’éponge, nombreux sont les républicains modérés à espérer qu’il parviendra à se distinguer enfin. Jeudi, Rubio était gonflé à bloc en tout cas. "S’il construit le mur (entre les Etats-unis et le Mexique) comme il a construit les Trump Towers, il va avoir recours à des clandestins!" Le sénateur de Floride était donné gagnant du débat par la plupart des commentateurs politiques. Reste à voir si ce n’est pas trop tard.

Retrouvez ci-dessous un aperçu des candidats à tenir à l’œil lors du "Super Tuesday". Cliquez ici pour un aperçu complet de tous les candidats. Cliquez ensuite sur une fiche pour plus d’infos.

Les revenus de Trump

Alors que Ben Carson, le neurochirurgien à la retraite, et John Kasich, le gouverneur de l’Ohio, ont quasi disparu des radars, seul un abandon de Cruz ou Rubio, pourrait barrer la route à Trump. Ou un gros scandale… Mitt Romney, le candidat malheureux à la présidentielle de 2012, pourrait bien en avoir déterré un. Il a laissé entendre cette semaine que les déclarations fiscales de Trump cachaient probablement une "bombe". D’après Romney, le milliardaire pourrait être moins riche que ce qu’il dit ou ne pas faire les dons qu’il prétend. Trump s’est défendu en disant qu’il publierait ses déclarations… lorsque le contrôle fiscal dont il fait l’objet serait clos. Rubio et Cruz se sont engagés à publier les leurs dans les prochains jours.

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Chez les démocrates, on est loin de tels rebondissements, même si Hillary Clinton n’abordera pas ce "super mardi" aussi confortablement que prévu. Elle a très largement remporté samedi la primaire en Caroline du Sud. Elle est bien donnée gagnante dans la plupart des Etats qui organiseront un scrutin ce 1er mars. Mais Bernie Sanders, le sénateur du Vermont, pourrait rafler le Massachusetts, en plus du Vermont, où il est naturellement donné vainqueur.

Le "socialiste" ne s’avoue pas vaincu en tout cas. On pouvait ainsi lire mercredi sur le site internet du magazine "Foreign Policy" que Sanders est en train de se constituer une équipe de conseillers en politique étrangère, le point fort de Clinton. L’ex-secrétaire d’Etat a développé une solide expérience en la matière. Et elle s’est entourée de quelques poids lourds, comme l’ex-secrétaire d’Etat Madeleine Albright et l’ancien patron de la CIA, Leon Panetta. Mais ici, comme en matière de politiques économiques (où il se situe clairement à gauche de Clinton), Sanders ne compte pas lui laisser le champ libre.

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