Présidentielle américaine: le mea culpa des sondeurs

Joe Biden face à Donald Trump durant la campagne présidentielle fin 2020. ©REUTERS

Cinq instituts de sondage ont fait leur mea culpa mardi, reconnaissant avoir surestimé les votes démocrates lors de la dernière élection présidentielle américaine.

Ils ont eu plus chaud que prévu, mais le 20 janvier 2021, Joe Biden est officiellement devenu le 46e président des États-Unis, venant appuyer les sondages.

Sans reproduire la débâcle de la présidentielle de 2016, remportée par Donald Trump alors que les sondages voyaient Hillary Clinton à la Maison-Blanche, les instituts avaient toutefois annoncé, en 2020, une victoire du camp de Joe Biden nettement plus importante que la réalité.

"Chacun d'entre nous a estimé que l'élection se passerait bien mieux pour les démocrates par rapport à ce qui s'est produit. Alors où est l'erreur ?", s'interrogent dans un communiqué commun les firmes ALG Research, Garin-Hart-Yang Research Group, GBAO Strategies, Global Strategy Group et Normington Petts.

Rôle clé

L'erreur principale a été de surestimer le taux de participation attendu des démocrates.

Ces cinq instituts de sondage jouent un rôle clé dans la sphère démocrate, conseillant les stratégies électorales au niveau local comme national. Contrairement à leurs prédictions, l'année dernière, les démocrates n'ont par exemple pas renforcé leur majorité à la Chambre des représentants.

Et, même si Joe Biden a largement remporté le vote populaire le 3 novembre 2020, les spécificités du scrutin indirect américain font qu'il est entré à la Maison-Blanche grâce à une différence de seulement 43.000 suffrages exprimés dans les États du Wisconsin, de la Géorgie et de l'Arizona.

Au terme de leur opération d'introspection de plusieurs mois, les cinq sociétés d'enquête d'opinion ont conclu que leur principale erreur avait été de surestimer le taux de participation attendu des démocrates, par rapport à leurs adversaires.

Cela, notamment chez les électeurs des classes populaires chez qui on s'attend à voir davantage d'abstentionnistes. Une erreur déjà commise par les sondeurs quatre ans auparavant.

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