Trump annonce des milliers de jobs

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Donald Trump a annoncé que l'opérateur Sprint et le constructeur de satellites OneWeb allaient créer 8.000 emplois aux Etats-Unis,

8.000 emplois d'un coup. C'est ce que Donald Trump, le président américain élu, a annoncé.

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"Les dirigeants de Sprint viennent de m'appeler et ils vont ramener 5.000 emplois aux Etats-Unis, ils les ramènent d'autres pays", a dit Donald Trump à des journalistes devant son domaine de Mar-a-Lago, en Floride. "Et aussi, OneWeb, une nouvelle entreprise, va embaucher 3.000 personnes. C'est formidable", a-t-il ajouté.

Le futur président américain avait martelé "l'Amérique d'abord" pendant sa campagne, voulant faire de l'emploi une priorité.

 

• 5.000 emplois chez Sprint

L'opérateur de téléphonie mobile américain Sprint est une filiale du groupe japonais SoftBank. Sprint, après avoir dit en janvier qu'il avait supprimé 2.500 postes dans le cadre d'un plan d'économies de 2,5 milliards de dollars, a expliqué qu'il allait en créer 5.000 dans des domaines incluant la vente et le support client d'ici fin mars 2018. Et là donc, il va rapatrier 5.000 emplois aux USA. Donald Trump, qui succèdera à Barack Obama le 20 janvier, avait fait du rapatriement d'emplois aux Etats-Unis un de ses grands chevaux de bataille durant la campagne électorale.

 

• 3.000 emplois chez OneWeb

"Et aussi, OneWeb, une nouvelle entreprise, va embaucher 3.000 personnes. C'est formidable", a expliqué Donald Trump.

OneWeb prévoit de construire une usine en Floride pour y assembler des satellites à bas coûts, ce qui devrait permettre de créer 3.000 postes en incluant les fournisseurs. SoftBank a prévu d'investir un milliard de dollars dans OneWeb.

Sur des promesses de Softbank

Donald Trump et Son Masayoshi, CEO de SoftBank. ©Photo News

Les deux groupes expliquent que ces mesures correspondent à l'engagement pris par leur actionnaire commun, le japonais SoftBank. Le président du groupe japonais, le milliardaire Masayoshi Son, a annoncé il y a trois semaines qu'il allait investir 50 milliards de dollars (47,8 milliards d'euros) aux Etats-Unis et y créer 50.000 emplois. Masayoshi Son, PDG  de Softbank, avait ensuite précisé aux journalistes que les emplois seraient créés par le biais d'investissements dans des startups, mais n'avait fourni aucun calendrier.

 

• IBM

Le géant informatique américain IBM s'était déjà engagé, il y a quinze jours, à recruter 25.000 personnes dans les quatre prochaines années aux Etats-Unis, à la veille d'une rencontre entre Trump et les dirigeants des entreprises technologiques. Environ 6.000 de ces nouvelles embauches sont prévues dès 2017, affirmait la PDG Ginni Rometty dans une tribune publiée par le journal USA Today.

IBM, qui a entrepris un lent recentrage de ses activités ces dernières années, va aussi investir un milliard de dollars dans la formation de ses employés.

En attente...

• Apple

Après l'annonce de cet énorme investissement japonais, Trump avait demandé à Apple de construire une grande usine sur le sol américain.

Dans l'interview à Time qui accompagne sa récompense de "Personnalité de l'année", le futur président américain affirmait avoir déclaré au patron d'Apple, Tim Cook: "c'est mon ambition de voir Apple construire une grande usine" aux Etats-Unis, "la plus grande et la meilleure".

• Foxconn

Le chinois Foxconn, numéro un mondial de la sous-traitance électronique qui assemble notamment les smartphones d'Apple, avait de son côté confirmé mener, avec des "responsables américains", "des discussions préliminaires" sur un investissement qui "représenterait une expansion de nos activités américaines".

 

Mais aussi des pertes d'emplois?

Le milliardaire Wang Jianlin, l'un des hommes les plus riches de Chine, avait averti il y a peu Donald Trump que 20.000 emplois étaient menacés aux Etats-Unis, si le futur président américain devait bloquer ses investissements dans le pays, notamment à Hollywood.

"J'ai investi plus de 10 milliards de dollars aux Etats-Unis, où j'emploie plus de 20.000 personnes", a rappelé le patron du conglomérat Wanda, dont les activités vont de l'immobilier au cinéma, lors d'une conférence qui se déroulait le week-end dernier. "Si les choses sont mal gérées, ils n'auront plus rien à manger", a ajouté  Wang, selon des propos rapportés sur le site internet de son groupe.

©Bloomberg

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