Trump: "Le racisme, c'est le mal"

©REUTERS

Donald Trump a qualifié ce lundi les néonazis et les membres du Ku Klux Klan de criminels, cédant à la pression après avoir d'abord déclaré que les responsabilités étaient partagées dans l'attaque à la voiture bélier commise samedi soir contre des manifestants antiracistes à Charlottesville, en Virginie.

Interrompant temporairement ses vacances, le président Trump a retrouvé ce lundi la Maison Blanche. Le but de ce retour précipité: condamner de sa propre voix l'acte raciste qui a fait un mort et une vingtaine de blessés ce samedi en Virginie. Dans le viseur du président se trouvaient également les groupuscules dont est issu James Field, le militant néofasciste qui a projeté sa voiture contre des manifestants antiracistes de la petite ville de Charlottesville.

Un timing particulier

Vivement critiqué pour sa discrétion, Donald Trump a changé de ton lundi. Avant lui, le ministre américain de la Justice et d'autres proches du président avaient fait le tour des chaînes d'information, s'employant à apaiser la polémique. Mais, cela ne semblait pas suffisant.

En cours de journée, les réactions outrées se sont multipliées. Ainsi, Kenneth Frazier, le patron du géant américain de la pharmacie Merck, a ainsi annoncé lundi qu'il démissionnait de ses fonctions de conseiller économique de Donald Trump.

Une déclaration éclair

Peu avant 19 heures, heure belge, le président américain a finalement clarifié les choses. "Le racisme, c'est le mal", a-t-il lancé lors d'une brève allocution depuis la Maison Blanche. Dans cette courte déclaration face à la presse, Donald Trump a aussi dit que la haine et le sectarisme n'avaient pas leur place aux Etats-Unis, qualifiant de "répugnants" le Ku Klux Klan et les suprémacistes blancs.

"Le racisme est un fléau et ceux qui commettent des violences en son nom sont des criminels et des brutes, y compris le KKK, les néonazis, les suprémacistes blancs et autres groupes de la haine qui sont répugnants pour tout ce que nous chérissons en tant qu'Américains."
Donald Trump
Président des Etats-Unis

Le locataire de la Maison Blanche a aussi promis que l'enquête allait vite avancer, précisant que les agences fédérales impliquées dans le maintien de l'ordre consacreraient toutes les ressources pour protéger les citoyens américains". Quant aux auteurs de ce "violences commises au nom du sectarisme", Donald Trump a affirmé qu'ils "répondraient de leurs actes." 

Dès la fin de son speech, le président Trump a quitté l'estrade sans un mot ni un regard aux journalistes présents.

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