Trump ne veut pas faire comme Obama et Bush en Afghanistan

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L'implication des États-Unis en Afghanistan va être revue par le président Donald Trump qui ne sait toutefois pas encore exactement ce qu'il veut faire.

Une chose est sûre: Donald Trump ne veut pas se contenter de poursuivre la politique de ses prédécesseurs en Afghanistan. Une chose est moins sûre: quelle stratégie va-t-il adopter?

Les choses bougent au sein de l'administration. Le président a fait appel à ses conseillers. "Il pose certaines questions difficiles (...) Et ce sont peut-être des questions que personne ne voulait poser par le passé", a annoncé le secrétaire d'Etat Rex Tillerson. "Nous voulons par conséquent lui donner des réponses bonnes et précises, et une analyse claire et approfondie.Le conseil de sécurité nationale s'est par ailleurs déjà réuni trois fois à ce sujet et le vice-président Mike Pence s'est joint à Donald Trump pour débattre de la stratégie à suivre en Afghanistan.

Mais les choses ne bougent pas assez vite. L'annonce de la stratégie de Donald Trump en Afghanistan était en effet attendue pour mi-juillet. Mais qu'est-ce qui coince?

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Une "impasse"

Le problème, c'est que les points de vue varient fortement au sein de l'administration. Entre envoyer des milliers de soldats supplémentaires dans un conflit de près de 16 ans, ou bien se retirer complètement, toutes les possibilités ont leur adeptes. Difficile de se mettre d'accord lorsque le spectre des possibilités est si large, et lorsque l'équipe de la Maison-Blanche change sans cesse. 

8.400
Le nombre de soldats américains en Afghanistan.

Sur place, les responsables militaires veulent davantage de soldats. On compte aujourd'hui 8.400 Américains, contre 100.000 en 2011. Le ministre de Défense Jim Mattis ne veut pas envoyer des troupes supplémentaires tant qu'il n'a pas reçu le feu vert de Donald Trump et tant que la Maison Blanche n'a pas établi une stratégie cohérente pour l'ensemble de la région.

Les généraux américains parlent du conflit afghan comme d'une "impasse", et même après des années de soutien intensif des États-Unis et de l'OTAN, les forces de sécurité afghanes peinent à contenir les talibans et la situation ne fait qu'empirer. Plus de 2.500 policiers et soldats afghans ont été tués depuis le début de l'année. Les forces américaines, supposées ne pas participer aux combats, subissent également des pertes. Neuf militaires ont été tués cette année, soit autant que sur l'ensemble de l'année 2016. 

"Nous ne gagnons pas... nous perdons."
Donald Trump

"Nous ne gagnons pas... nous perdons", s'est plaint Donald Trump, d'où l'envie de Trump de revoir la stratégie de ses prédécesseurs. Il envisagerait même de confier les tâches de sécurité en Afghanistan à des entrepreneurs privés plutôt qu'à des soldats américains, selon le New York Times. Et Eric Prince, ancien chef de la société de sécurité privée Blackwater à la réputation sulfureuse durant la guerre en Irak, aurait déjà proposé de fournir une force aérienne privée.

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