Trump promet de rapatrier 4.000 milliards de dollars avec sa réforme fiscale

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Le président américain a affirmé mardi que la réforme fiscale qu'il demande au Congrès américain de voter pourrait contribuer à ramener 4.000 milliards de dollars de bénéfices réalisés par les entreprises américaines à l'étranger. Mais avant cela, il doit trouver la formule pour unir son propre camp.

Avec Donald Trump, on n'est jamais à une approximation près. "Je dirais que cela (la réforme fiscale) va permettre de rapatrier 4.000 milliards de dollars dans ce pays", a déclaré le président américain devant un parterre de journalistes, ... avant d'ajouter: "personne ne connaît ce montant".

Donald Trump a fait cette déclaration peu avant une rencontre avec les sénateurs républicains pour tenter de parvenir à un consensus sur leur proposition de réduction des impôts de 6.000 milliards de dollars, notamment sur les entreprises. Les républicains disposent d'une courte majorité à la chambre haute du Congrès (52 élus contre 48) et toute défection dans le camp majoritaire pourrait les priver du soutien nécessaire.

20%
Le plan républicain n'est pour l'instant connu que dans ses grandes lignes: baisse de l'impôt sur les sociétés de 35 à 20%, diminution de l'impôt sur le revenu, suppression de la plupart des déductions fiscales, abrogation d'un impôt sur les successions payé par les grandes fortunes...

Du mal à unir son camp

Donald Trump qui cherche toujours un succès politique devant les parlementaires depuis le début de son mandat leur a demandé d'approuver sa réforme fiscale avant la fin de l'année. Rater ce grand chantier représenterait un désastre politique. "Nos baisses d'impôts vont restaurer l'avantage compétitif de l'Amérique", a-t-il martelé peu auparavant à la Maison-Blanche, répétant que les Etats-Unis étaient l'un des pays les plus imposés au monde, précisant que son "plan peut se résumer en trois mots simples: emplois, emplois, emplois".

Mais au moment de rallier les troupes, l'occupant de la Maison-Blanche s'est à nouveau retrouvé dans une altercation à distance avec des sénateurs de son propre camp. Deux sénateurs républicains ont en effet accusé le président élu par leur camp d'avilir la vie politique américaine et d'affaiblir l'image des Etats-Unis à l'étranger.

Dans un discours prononcé avec emphase au Sénat, Jeff Lake s'en est pris à plusieurs reprises à la manière de gouverner du chef de la Maison blanche, fustigeant une manière de faire "irréfléchie, outrancière et indigne". "Le réflexe du bouc-émissaire et du rabaissement menace de faire de nous un peuple peureux et passéiste", a déclaré le sénateur de l'Arizona qui a annoncé qu'il ne se représenterait pas aux élections de l'an prochain. "Je ne serai pas complice ni ne resterai silencieux", a déclaré Jeff Lake.

Le sénateur Bob Corker, qui a lui aussi fait savoir qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat, avait auparavant traité Donald Trump de menteur ayant porté atteinte à la réputation du pays sur la scène internationale. Depuis quelques semaines, celui qui est aussi le président de la commission des Affaires étrangères ne mâche pas ses mots contre le dirigeant, qu'il compare à un enfant dépassé par les responsabilités. "Poids-plume" et "incompétent", a tweeté Donald Trump en réponse à Bob Corker.

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