Trump va dévoiler ses baisses d'impôts

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Le président américain voudrait baisser le taux d’impôt des sociétés à 15% et réduire de sept à trois le nombre de tranches fiscales pour les ménages.

Il avait promis de lancer une vaste réforme fiscale pendant les 100 premiers jours de sa présidence. Ce cap symbolique sera atteint samedi. Le temps commence donc à presser pour Donald Trump. Mais cette fois, ça y est. Du moins en partie. Ce mercredi, la Maison-Blanche va publier les grandes lignes de sa réforme fiscale. Des grandes lignes qui devraient essentiellement tourner autour de baisses d’impôts au bénéfice des entreprises et des ménages.

Le texte de loi viendra plus tard, peut-être en juin. Le calendrier reste vague alors que la Maison-Blanche serait encore en train de plancher sur ce dossier ultra-complexe. Un dossier sur lequel les prédécesseurs de Trump se sont tous cassé les dents depuis la dernière grande réforme en date (en 1986, sous la présidence du républicain Ronald Reagan). Il semblerait, en outre, que Trump ne désespère pas de faire d’abord adopter par le Congrès une réforme de l’Obamacare avant de lui présenter sa réforme fiscale.

Quels taux?

Trump veut baisser l’impôt pour doper l’économie américaine. Le taux d’imposition des sociétés baisserait de 35% actuellement à 15%. Quant aux tranches d’imposition sur les revenus des ménages, il n’y en aurait plus que 3 différentes (12%, 25%, 33%), au lieu de 7 (de 10% à 39,6%). L’idée serait de simplifier le système au point que les Américains pourraient bientôt remplir leur déclaration fiscale sur le format "d’une carte postale", expliquait lundi le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.

Ces baisses d’impôts coûteraient cher, très cher. Elles se traduiraient par une baisse des recettes fiscales de 2.600 milliards de dollars sur dix ans, a calculé le think tank Tax Foundation. La Maison-Blanche compterait sur l’impact positif que ces baisses d’impôts auraient sur l’activité économique des Etats-Unis (Mnuchin parle d’une hausse du PIB de 3% ou plus) et sur le rapatriement d’une partie des avoirs détenus par des multinationales américaines dans des paradis fiscaux, pour contrebalancer ces baisses de recettes.

Mais les républicains du Congrès se montreraient sceptiques, à commencer par le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, qui avait présenté l’été dernier son propre projet de réforme fiscale. Un projet dans lequel il proposait de passer de 7 à 3 tranches d’impositions sur les revenus, comme Trump, mais de ne baisser le taux d’impôt des sociétés qu’à 20%. Autre différence: il veut que la baisse des recettes soit compensée par une nouvelle taxe à l’importation de 20%, une idée que Trump aurait laissée tomber.

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