Washington expulse 35 diplomates russes

©© Sergei Guneyev/ITAR-TASS Photo/Corbis

35 agents russes doivent quitter le territoire américain d'ici 72 heures suite à leur ingérence dans l'élection de Donald Trump.

Le président Barack Obama a annoncé jeudi une série de mesures contre la Russie après son ingérence dans l'élection présidentielle américaine, déclarant notamment "persona non grata" 35 membres des services de renseignement russes. 

"Ces actions sont une réponse nécessaire et adaptée aux actions visant à nuire aux intérêts américains en violation des normes de comportement internationales établies", a-t-il déclaré. Washington accuse la Russie d'avoir mené des cyberattaques contre le Parti démocrate dans le but de favoriser l'élection de Donald Trump à la Maison blanche le 8 novembre dernier. 

Par ailleurs, le département d'Etat se plaint depuis longtemps du harcèlement que subissent ses diplomates à Moscou de la part des agents de sécurité russes voire des agents de circulation. Le secrétaire d'Etat John Kerry en a déjà parlé avec Vladimir Poutine et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. "En imposant des sanctions aux diplomates russes aux Etats-Unis, en leur niant l'accès à deux installations, nous espérons que le gouvernement russe reconsidérera ses actions, qui ont entravé les capacités et la sécurité de notre personnel d'ambassade en Russie", a déclaré le haut responsable.

35 diplomates expulsés

35 diplomates russes ont ainsi été expulsés à Washington et San Francisco. Ils ont 72 heures pour quitter le territoire américain. Les noms des diplomates russes concernés n'ont pas été dévoilés, mais l'ambassadeur de Russie Sergueï Kislyak ne figurerait pas parmi eux. 

Par ailleurs, les deux centres russes à New York et dans le Maryland ont été fermés et leur accès est interdit à tout responsable russe à partir de vendredi midi.

Et le reste?

Les sanctions ne s'arrêteront pas là, a précisé le président américain dans un communiqué, prévenant que les Etats-Unis prendront d'autres mesures "au moment que nous choisirons", "y compris des opérations qui ne seront pas révélées au public".

Il appelle également ses alliés à s'opposer aux efforts russes d'"ingérence dans le processus démocratique".

La réponse de Trump


Le président élu américain Donald Trump a estimé qu'il était temps de passer "à d'autres choses plus importantes" après cette annonce.

"Dans l'intérêt de notre pays et de notre grand peuple, je rencontrerai la semaine prochaine les responsables de notre renseignement pour être informé" des détails de cette affaire, a-t-il précisé dans un bref communiqué.

Le Kremlin promet une riposte

Le Kremlin rejette "catégoriquement" les accusations "infondées". Il a estimé que ces mesures sont contre-productives et qu'elles nuiront au rétablissement de liens bilatéraux. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a ajouté que la Russie réagirait "sans doute de manière adéquate se basant sur les principes de réciprocité".

Donald Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, souhaite entretenir de meilleures relations avec Moscou et ne cache pas son admiration pour le président Vladimir Poutine. On ignore si l'homme d'affaires, une fois investi, pourra revenir sur les mesures prises jeudi par l'administration sortante.

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