L'école obligatoire dès 5 ans à la prochaine rentrée

Dès la prochaine rentrée, l'obligation scolaire concernera également les enfants âgés de 5 ans. ©NICOLAS MAETERLINCK

L'obligation scolaire dès 5 ans sera une réalité à partir de septembre prochain. Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles vient d'adapter les décrets nécessaires afin de permettre la mise en oeuvre de cette mesure à la prochaine rentrée.

Voté en mars dernier à la Chambre, l'abaissement de 6 à 5 ans du début de l'âge de l'obligation scolaire – l'une des rares compétences en matière d'enseignement qui échoit encore au Fédéral – a désormais été entériné par l'exécutif communautaire. Dès le 1er septembre, les enfants seront donc tenus d'aller à l'école à partir de la troisième maternelle.

9
demi-jours
Au-delà de 9 demi-jours d'absence sans justification, les écoles pourront prévenir le service d'obligation scolaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

L'objectif recherché est principalement de renforcer l'égalité des chances alors que, dans certaines poches de la population, des enfants échappent encore à la scolarité jusqu'à ce qu'ils aient 6 ans.

Cette entrée en vigueur constitue aussi "une occasion pour sensibiliser les responsables légaux des enfants âgés de 3 ans à 5 ans sur l’importance de la fréquentation régulière de l’enseignement maternel", souligne la ministre de l'Éducation, Caroline Désir (PS), dans un communiqué. "Celui-ci est un premier cap essentiel qui permet aux enfants de découvrir les codes de l’école, de s’approprier la langue de l’enseignement et de se préparer au mieux aux apprentissages", insiste-t-elle.

Souplesse dans les contrôles

Il sera demandé aux directeurs et aux vérificateurs de faire preuve de compréhension dans la mise en œuvre de ce contrôle.
Caroline Désir
ministre de l'Éducation

Afin de donner le signal que cette obligation sera "pleine et entière" dès l'âge de 5 ans, des contrôles seront menés. Au-delà de neuf demi-jours d'absences non justifiés, une école pourra, en effet, signaler les parents auprès du service d'obligation scolaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce dernier pourra alors décider d'enclencher une procédure administrative. 

"Néanmoins, dans l’optique de tenir compte de l’âge des enfants et de déployer une logique de transition plus fluide entre les années, il sera demandé aux directeurs et aux vérificateurs de faire preuve de compréhension dans la mise en œuvre de ce contrôle", explique Caroline Désir. Dans un premier temps, une certaine souplesse devrait donc être de mise.

Campagne de communication

Dès le mois de mars, une campagne de communication, avec la diffusion d'affiches et de dépliants, sera lancée. Une campagne média suivra plus tard dans l'année.

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