Vers 20% de cours en présentiel dans l'enseignement supérieur francophone

Valérie Glatigny (MR) ministre de l'Enseignement supérieur. ©BELGA

Les activités en présentiel devraient reprendre partiellement en mars dans l'enseignement supérieur francophone. La présence sur les campus ne pourra cependant excéder 20% de l'affluence habituelle.

Les étudiants du supérieur retrouveront-ils bientôt leurs auditoires? Et bien la réponse est "oui", en tout cas partiellement. À moins d'une dégradation soudaine de la situation sanitaire et sous réserve de l'accord du Comité de concertation (Codeco), davantage d'activités en présentiel seront possibles en mars dans les hautes écoles et les universités francophones, assure la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR).

Le ministre flamand Ben Weyts a annoncé un léger assouplissement des règles pour le 15 mars. Qu’en est-il en Fédération Wallonie-Bruxelles?

Il y a une urgence psychologique, avec des jeunes qui n'en peuvent plus, mais aussi une urgence pédagogique.

Nous sommes alignés sur la Flandre afin de permettre une présence à hauteur de 20% sur les campus au mois de mars. Un protocole a été élaboré avec les établissements francophones du supérieur et il peut être appliqué dès le 1ᵉʳ, le 8 ou le 15 mars. Le plus tôt sera le mieux, car les étudiants sont en lockdown depuis quasiment un an et le retour partiel en présentiel constituera pour beaucoup une bulle d’oxygène indispensable.

Sauf dégradation soudaine de la situation sanitaire ou refus du Codeco, les établissements francophones pourront reprendre au plus tard le 15 mars. Il y a une urgence psychologique, avec des jeunes qui n'en peuvent plus, mais aussi une urgence pédagogique. Si on veut tirer des bénéfices pédagogiques du présentiel, il faut pouvoir permettre un retour sur les campus au plus vite.

Le concept de bulle de kot sera mis en place?

Il y a un accord entre les communautés à ce sujet. Les étudiants pourront avoir des interactions au sein de leur bulle de kot, qu’ils soient trois, cinq ou dix, mais pas avec d’autres bulles. On encouragera aussi les jeunes à limiter les navettes entre les kots et leurs familles, car il faut limiter au maximum les risques de contamination pour les parents et les grands-parents.

Un passage au code jaune, qui permettrait 50% de présentiel, c'est possible à court terme?

Je suis évidemment favorable à une présence maximale sur les campus, mais vu la situation, on doit adopter une approche progressive.

Je préfère avancer une perspective de 20% qui soit assurée, que d’envisager 50% et ne rien obtenir. En tant que ministre de l'Enseignement supérieur, je suis évidemment favorable à une présence maximale sur les campus, mais vu la situation, on doit adopter une approche progressive. Si l'évolution de l'épidémie le permet, on reverra évidemment la jauge de 20%.

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