Seconde main ou vintage, mais digne

Expo avec des vêtements des Petits Riens

En 1937, l’abbé Froidure lance la première collecte de meubles et de vêtements au profit des démunis. Mais la guerre et l’engagement du fondateur dans la Résistance freineront l’activité des Petits Riens, jusqu’au milieu des années 50. Soixante ans, plus tard elle a toujours le même objectif.

Aujourd’hui, on s’y rend pour dégoter un accessoire un peu vintage, pour meubler son kot d’étudiant, ou simplement pour dépenser moins. On y va parce qu’on est sûr d’y trouver ce qu’on cherche, par plaisir ou par idéal. Vous y croiserez de jeunes Uccloises chics qui sont là par amour de la chine et du bel objet. Ou des mères de famille dans le besoin qui, pour 50€, rentreront chez elle avec trois fois plus de vêtements qu’elles n’en auraient trouvés dans la filière du neuf.

Les Petits Riens en bref

Siège de l’ASBL: Rue Américaine, 101 à 1050 Bruxelles

Recettes: 9,762 millions EUR en 2009 donc 67 % provenant de l’économie sociale.

Chiffres clés: 17 magasins, 4.500 tonnes de vêtements et 1.250 tonnes de meubles collectés.

Derrière la façade de la rue Américaine que constituent les magasins, Les Petits Riens agissent sur trois niveaux complémentaires, en s’investissant dans un programme qui dépasse de loin "les bonnes œuvres". Ainsi, la plus grande maison d’accueil pour sans-abri du pays (120 lits) est leur fait. Un passage par cette maison est bien sûr assorti d’un suivi social poussé, avec remise à niveau administrative, travail sur les assuétudes, recherche d’emploi et de logement… Plus qu’un lit chaud: un nouveau départ. Les Petits Riens aident donc chaque année des centaines de personnes à quitter la pauvreté, à "sortir de la rue".

Cette action est possible grâce à l’activité commerciale, qui elle-même joue un important rôle social puisque les réinsérés trouvent souvent un premier travail au sein même de l’entreprise (collecte, tri, service au public…). Une action sociale en quelque sorte "intégrée" puisque ce sont les magasins qui servent de tremplin… Enfin, la nature même de la logique des Petits Riens donner une seconde vie à des objets que notre consumérisme étiquette comme périmés permet d’agir dans un sens plus propre, plus respectueux de l’environnement.

Les Petits Riens s’étendent donc du recyclage d’objets à la création d’emploi, en passant par une valeur ajoutée parfois invisible mais immensément précieuse: la dignité humaine.

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