Palmyre, la perle antique menacée

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L'armée syrienne a dépêché des renforts vers la ville antique de Palmyre pour tenter de repousser les jihadistes de l'État islamique qui se trouvaient vendredi à 1 km des célèbres ruines, selon des responsables et une ONG.

"Les jihadistes se trouvent désormais à 1 km du site archéologique de Palmyre", a affirmé vendredi Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).  "Le régime a envoyé des renforts vers la ville et l'armée de l'air bombarde les environs de Tadmor", nom de la cité en arabe, a-t-il poursuivi.

Le site est situé dans le sud de la ville de Palmyre.

L'antique cité syrienne est réputée pour ses colonnades torsadées romaines, ses temples, ses tours funéraires vestiges d'un brillant passé.

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Située à 210 km au nord-est de Damas, la "perle du désert", inscrite par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité, est une oasis, dont le nom apparaît pour la première fois sur une tablette au XIXe siècle avant notre ère car elle fut un point de passage des caravanes entre le Golfe et la Méditerranée et une étape dans la route de la soie.

Mais c'est avec la conquête romaine à partir du Ier siècle avant Jésus Christ et durant quatre siècles, que Palmyre (Cité des palmiers, dont le nom officiel en Syrie est Tadmor, Cité des dattes) connut un essor remarquable.

Ce fut une place luxueuse et luxuriante en plein désert grâce au commerce d'épices et de parfums, de la soie et de l'ivoire de l'est, des statues et du travail du verre de Phénicie.

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En 129, l'empereur romain Hadrien en fait une cité libre et elle prend le nom d'Adriana Palmyra. C'est à cette époque que les principaux temples, comme celui de Bel, ou l'Agora ont été construits.

La trinité composée du dieu babylonien Bel, équivalent de Zeus, de Yarhibol (le soleil) et Aglibol (la lune) était vénérée dans cette cité avant l'arrivée du christianisme au IIe siècle après JC.

Au IIIe siècle, profitant des difficultés de l'empire romain, la ville s'érige en royaume qui défit les Perses et la belle Zenobie devint reine.

En 270, Zenobie conquit toute la Syrie, une partie de l'Égypte, et arriva même en Asie mineure. Mais l'empereur romain Aurélien reprit la ville et la reine Zénobie fut conduite à Rome et la ville connut son déclin.

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Avant le début de la crise en Syrie en 2011, plus de 150.000 touristes visitaient la ville aux 1.000 colonnes, aux statues, et à la formidable nécropole de 500 tombes où les riches Palmyréniens avaient construit une série de monuments funéraires somptueusement décorés, dont certaines ont été pillées récemment.

Le plus beau site de Syrie porte des stigmates, notamment la chute de piliers et des chapiteaux corinthiens, des combats qui opposèrent entre février et septembre 2013 les rebelles à l'armée qui prit le dessus.

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D'après le gouverneur de la province, la ville intra muros compte près de 35.000 habitants et déplacés qui s'y sont installés depuis le début du conflit et le double avec sa banlieue. La majorité des habitants sont au chômage faute de touristes. Mais selon l'OSDH, plus de 100.000 personnes peuplent la région de Palmyre, selon l'OSDH.

L'EI se trouve depuis jeudi à un km des ruines, situées dans le sud de la ville.

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