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Les filières scientifiques attirent de plus en plus d'étudiants

©BELGA

Les sciences humaines se taillent toujours la part du lion dans les inscriptions, mais les sciences économiques et la gestion attirent toujours de plus en plus d’étudiants.

Les premières tendances en matière d’inscription à l’université commencent à se dessiner à quelques jours de la reprise des cours. Les inscriptions continueront de courir jusqu’au 30 septembre. Les autorités académiques ne livrent donc pas de chiffres précis. Mais en Wallonie, on constate déjà que les branches scientifiques et techniques continuent de séduire de plus en plus les jeunes.

Le meilleur exemple vient de l’Université de Liège (ULg), où les inscriptions en ingénieur ou en sciences appliquées ont progressé de 30% environ par rapport à la même époque il y a un an. À l’Université libre de Bruxelles (ULB), on confirme aussi cette tendance à la hausse des branches scientifiques, même si l’ampleur serait plus modérée. À Namur, on remarque surtout une progression en chimie, en géographie et en géologie. Et du côté de l’Université catholique de Louvain (UCL), on constate les mêmes tendances. "L’embellie des inscriptions en ingénieur civil se poursuit. 70% des étudiants ont été reçus à l’examen d’entrée, et on remarque une progression de 5% des inscriptions comparé à l’année dernière", expliquait en début de semaine Didier Lambert, vice-recteur aux affaires étudiantes.

Les sciences humaines se taillent toujours la part du lion dans les inscriptions. Les sciences économiques et la gestion attirent toujours de plus en plus d’étudiants, une tendance qui pointe surtout à Namur (+ 11%) et à Louvain-la-Neuve. À Liège, ce sont les facultés de langue et lettres ainsi que de traduction et interprétation qui connaissent les plus fortes progressions, alors qu’à Namur, on signale une percée du côté des romanes.

Chute des candidats médecins

Ce qui n’échappera par contre à personne pour cette nouvelle année académique 2015-2016, c’est l’impact des nouvelles réglementations en médecine et en sciences vétérinaires sur les inscriptions dans ces facultés. L’organisation d’un concours en fin de 1ère année, décision qui entre en vigueur dès cette année, a refroidi plus d’un candidat médecin. La chute des inscriptions est évaluée entre 10 et 30% selon les universités. À l’UCL, on dit ne pas avoir dû organiser de concours pour les étudiants non-résidents. Cette baisse du nombre d’étudiants étrangers dans les filières médicales est aussi constatée à Namur, à la faculté de sciences vétérinaires. À Liège par contre, la tendance est plutôt à la hausse pour les vétés.

Dernière tendance, pointée vendredi par l’UNamur: les inscriptions dans les programmes à horaire décalé ont doublé par rapport à 2014. Une tendance qui montre qu’avec la crise de l’emploi, les gens ont tendance à se réorienter afin de mieux coller aux besoins du marché de l’emploi…

À 17 ans, on fait un choix. Un choix important pour son avenir. Mais il ne sera que le premier d’une longue série. L’étudiant qui se lance aujourd’hui dans une formation universitaire a devant lui un panel de 300 filières possibles. Plongeon dans ces filières qui mèneront à l’emploi.

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