Euro 2016 : L'Equipe a sorti le grand jeu

©Photo News

Le match Belgique-Italie qui s’est joué lundi soir a été l’occasion pour L’Echo de découvrir les coulisses du journal L’Equipe. Le titre sportif a innové tous azimuts pour célébrer comme il se doit cet Euro joué à domicile.

Que d’émotions! Au siège de L’Equipe lundi soir, des journalistes, chef d’édition et rédaction en chef se sont pressés au dernier étage de l’imposant immeuble vitré de Boulogne (92) pour suivre sur écran géant un match Belgique-Italie de haut niveau entre deux équipes potentiellement favorites de cet Euro 2016. Mais très vite, le suspense a fait place à l’amertume.

"L’entraineur belge déploie une défense qui n’a jamais été mise en place auparavant, ça commence mal…", souffle Stéphane Pauwels, le chroniqueur belge de l’Equipe 21, la chaine du groupe. Face aux occasions manquées, le ton se fait encore plus grinçant, surtout à l’encontre des options de jeu de l’entraineur belge. "Les Diables ne sont pas en place techniquement mais ils méritent quand même d’arriver deuxième de leur groupe, derrière les Italiens", résume l’expert.

A la mi-temps, le temps des pubs, journalistes et commentateurs filent à quelques mètres de là, dans le studio de la chaine analyser le match. Le 10 juin, pour le match d’ouverture (France-Roumanie), L’Equipe 21 a réuni plus de 480.000 spectateurs. Un joli score pour la chaine dont la part d’audience (1%) vient de doubler en six mois.

55 reporters sur le terrain

L’Equipe, propriété du groupe Amaury, n’a pas lésiné sur les moyens pour suivre cet Euro à domicile. Reporters, photographes, twittos, tchateurs, liveurs (direct rédigé en ligne)… Tous sont sur le pont pour "non pas seulement suivre l’Euro mais le faire vivre avec L’Equipe", nuance Jérôme Cazadieu, directeur de la rédaction de L’Equipe. Tous sont mobilisés jusqu’au 10 juillet pour offrir aux lecteurs, internautes, téléspectateurs et mobinautes l’information la plus complète possible. "Le dispositif que nous avons mis en place est extrêmement important, explique Jérôme Cazadieu.

Plus de cinquante journalistes (sur 350, Ndlr) sont déployés dans tout le pays pour suivre et fournir entre 30 et 40 pages d’informations quotidiennes sur cette compétition (dont 15 à 20 chaque jour rien que sur les Bleus) que nous préparons depuis de longs mois. La spécificité de notre offre réside dans notre volonté de faire vivre l’Euro à tous nos lecteurs en temps réel, quel que soit le support choisi. L’Euro est notre star et on la suit avec ses 24 sélections à chaque instant, sous tous les angles". Une couverture exceptionnelle pour l’Equipe? "Sans aucun doute même si la comparaison reste difficile depuis notre passage au format tabloïd", reconnaît-il.

+20% des ventes escomptées

Depuis le 18 septembre, le journal a fait peau neuve en quittant son mythique et imposant format Broadsheet au profit du format tabloïd plus adapté à l’heure des tablettes et lectures sur écran.

"En terme de contenus, le lecteur n’y perd pas puisque la pagination est doublée (64 pages maximum)", résume un membre du journal. Délicat au départ pour certains fidèles du titre, ce virage semble aujourd’hui porter ses fruits.

L’Equipe est parvenu à enrayer l’érosion de son lectorat entamée depuis 2011. A l’époque, sa diffusion totale payée s’élevait à 292.645 exemplaires contre 227.637 exemplaires à la fin 2015. Sur un an, d’avril 2014 à avril 2015, ses ventes ont même grimpé de 8,24%.

Durant l’Euro, le groupe Amaury table sur une progression des ventes du quotidien de 20%. Le titre pourrait même faire mieux si les Bleus restent longtemps dans la compétition.

Vendredi, L’Equipe a été tiré à 420.000 exemplaires, soit 130.000 exemplaires de plus qu’en moyenne! Lundi soir, l’imprimeur belge Corelio a revu son tirage à la hausse de 35% à 3.500 exemplaires.

Les lecteurs sont au rendez-vous également sur Internet. Tous supports confondus, le titre a enregistré 31,6 millions de visiteurs uniques sur les trois premiers jours de l’Euro. "Notre réactivité face aux événements est essentielle. C’est ce que réclament nos lecteurs qui ont plébiscité nos reportages sur les violences à Marseille de nos trois journalistes sur place", insiste Jérôme Cazadieu. En s’adaptant à l’actualité en direct, le titre a généré 855.000 pages vues rien que sur ces incidents.

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés