La libéralisation des services aéroportuaires en suspens

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Le Parlement européen a refusé mercredi d'adopter en l'état un projet visant à renforcer la concurrence dans le secteur des services aéroportuaires, un texte qui suscitait l'inquiétude et la colère des salariés concernés.

Le Parlement européen a refusé mercredi d'adopter en l'état un projet visant à renforcer la concurrence dans le secteur des services aéroportuaires, un texte qui suscitait l'inquiétude et la colère des salariés concernés.
Les députés, réunis en session plénière à Strasbourg, ont décidé de renvoyer ce projet devant la commission des Transports du Parlement, qui pourra éventuellement l'amender.


Ce texte présenté par la Commission européenne visait à améliorer l'efficacité des services au sol - et donc à réduire les retards - en facilitant la concurrence entre les prestataires chargés notamment dans les aéroports des opérations de pistes, de la gestion des bagages, ou du ravitaillement en carburant.
Des milliers de salariés du secteur se sont mobilisés contre son adoption, en mettant en avant les dangers qu'il ferait courir selon eux à leurs emplois et à la sécurité des voyageurs.
"Le Parlement refuse que plus de 60.000 salariés européens soient menacés par une nouvelle libéralisation et veut reprendre ce texte en profondeur", ont résumé après le vote, dans un communiqué, les élus socialistes français.


Les eurodéputés ont en revanche adopté les deux autres volets d'une réforme du transport aérien présentée par le commissaire aux transports, Siim Kallas : l'un concerne la possibilité pour les compagnies aériennes de vendre des créneaux horaires à des concurrents, l'autre réforme les mesures contre les nuisances sonores des avions.
Dans un communiqué publié à l'issue du vote, M. Kallas qui avait laissé entendre mardi qu'il pourrait retirer l'ensemble de ses projets s'ils n'étaient pas approuvés dans leur ensemble, a salué le vote positif des députés sur deux des mesures qu'il présentait. "C'est un progrès important", a-t-il estimé.
Mais, a-t-il admis, il faudra "travailler davantage" pour résoudre les questions en suspens. "70% des retards sont dus à des problèmes au sol pas dans les airs", a dit M. Kallas. "Ces problèmes ne disparaîtront pas d'eux-mêmes", a-t-il insisté en se déclarant prêt à travailler avec le Parlement européen pour trouver une issue.

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