Les principaux scandales de l'ère Blatter

Décembre 2010. Blatter révèle les gagnants pour l'organisation des prochaines Coupes du Monde. ©AFP

L'arrestation de six fonctionnaires de la FIFA vient ternir un peu plus l'image de l'organisation déjà accusée de fraude dans l'attribution des coupes du monde 2018 et 2022. Au centre des accusations, Sepp Blatter, un président controversé, aux commandes depuis 1998.

Décembre 2010

La Russie et le Qatar décrochent l'organisation de la Coupe du Monde de 2018 et de 2022. Le vote est secret. Cependant, des rumeurs de corruption commencent à se propager. Deux membres de la FIFA sont finalement suspendus. Ils voulaient vendre leur vote pour 800.000 dollars.

Mai 2011

David Triesman, le porte-parole de la candidature britannique pour la Coupe du Monde 2018, affirme qu'il a été approché par quatre membres du comité exécutif de la FIFA. Ils lui ont demandé de l'argent en échange de leur soutien. Deux d'entre eux, Jack Warner en Nicolas Leoz, ont été arrêtés ce mercredi à Zurich.

Juin 2011

Jack Warner. ©EPA

La FIFA interrompt une enquête sur le président Sepp Blatter. La Fédération Internationale de Football enquêtait sur une affaire de corruption qui concernait Blatter, Mohammed bin Hammam, et le vice-président Jack Warner (photo). Tous les trois étaient candidats à la présidence de la FIFA. Jack Warner a finalement démissionné.

 

 

Juillet 2012

La FIFA choisit le juriste américain Michael Garcia comme principal enquêteur indépendant du Comité éthique de la Fédération. Il se plonge dans la procédure d'attribution et le vote des membres de la FIFA.

Juin 2014

Selon le journal britannique "The Sunday Times", des centaines de documents montrent que des membres de la FIFA ont été soudoyés pour voter en faveur de la candidature du Qatar pour l'organisation de la Coupe du Monde 2022.

Septembre 2014

Michael Garcia. ©AFP

L'enquêteur Michael Garcia (photo) termine son rapport. Mais la FIFA réduit les 430 pages de ce rapport en un résumé de 42 pages. La Fédération conclut qu'il n'y a pas suffisamment de preuves pour conclure qu'il y a eu corruption.

 

 

Novembre 2014

Une ancienne employé de l'équipe de campagne du Qatar s'était rétractée, par peur de représailles, après avoir témoigné sur cette affaire de corruption. Phaedra Almajid affirme que trois cadres de la FIFA avaient reçu 1,2 million de dollars chacun du Qatar.

Le FBI, le service de renseignement américain, intensifie son enquête pour corruption au sein de la FIFA. Il aurait fait plusieurs écoutes de membres de la FIFA.

Michel D'Hooghe. ©BELGA

Michel D'Hooghe (photo), l'ancien président de la Fédération belge de Football et membre du Comité exécutif de la FIFA, est suspecté d'avoir reçu une peinture d'un lobbyiste russe. Son fils a également reçu un emploi en tant que médecin au Qatar. D'Hooghe nie avoir été soudoyé.

Sony et Emirates Airlines se retirent comme sponsors, frustrés du manque de transparence et de réformes.

Décember 2014

Michael Garcia trouve que le résumé de son enquête réalisé par la FIFA est négligé et erronné. Sous la pression des gouvernements britannique et néerlandais, le rapport complet sera finalement publié.

Janvier 2015

Prince Ali Bin Al Hussein. ©AFP

Le prince Ali Bin Al Hussein de Jordanie (photo) annonce sa candidature à la présidence de la FIFA. Il veut endiguer la corruption. Il est le troisième candidat à la présidence, en plus de Joseph Blatter (actuel président), et le français Jérôme Champagne.

Le géant pharmaceutique Johnson & Johnson, la société d'huile de moteur Castrol, et le fabricant de pneus Continental se retirent en tant que sponsors. Ils ne veulent plus être associés au scandale entourant la FIFA.

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