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Les conseils des meilleurs gestionnaires "actions"

©Photo News

Les gagnants des Fund Awards de L’Echo et De Tijd sont parvenus à réaliser un rendement régulier tout au long des cinq dernières années. Qu’attendent-ils de cette année?

"Les valorisations actuelles des marchés d’actions ne devraient pas décevoir."

Rob Deneke, partner Comgest - Meilleur gestionnaire "Actions"

"Par manque d’alternatives, les marchés d’actions se sont bien comportés ces dernières années, et les valorisations actuelles ne devraient pas décevoir. La sélection d’actions devient dès lors un facteur crucial. En Europe et sur les marchés émergents, nous pensons que la politique monétaire peut encore pousser les marchés d’actions à la hausse. Chez Comgest, nous n’avons pas de stratégie sectorielle ou géographique. Nous n’investissons pas dans les secteurs cycliques et nous ne parions pas sur leur potentiel de hausse. Malgré tout, nous avons quelque peu adapté nos portefeuilles. Nous avons par exemple réduit le poids du secteur technologique dans les marchés émergents, ainsi que celui des actions indiennes. Nous avons en revanche renforcé nos positions chinoises et dans les groupes d’infrastructures. En Europe, nos positions ont encore moins changé. Nous ne misons pas sur la reprise potentielle des secteurs cycliques. Nous nous en tenons à notre stratégie qui consiste à investir dans des entreprises solides et des secteurs en forte croissance."

"L’euro va certainement encore baisser pour atteindre la parité avec le dollar, voire continuer à se déprécier."

Peter De Coensel, Head of Corporate Bonds Petercam Inst. Asset Management - Meilleur gestionnaire revenus fixes

"Pour notre fonds d’obligations internationales, nous mettons clairement l’accent sur les obligations émises en dollar américain. L’euro va certainement encore baisser pour atteindre la parité avec le dollar, voire continuer à se déprécier. Sur les marchés émergents, nous nous limitons aux obligations souveraines brésiliennes et aux obligations semi-souveraines sud-africaines. Nous nous diversifions ensuite en optant pour des obligations d’entreprises en livre sterling et en dollar canadien.Pour armer nos fonds contre l’émergence possible de tensions sur les marchés, nous appliquons plusieurs stratégies de couverture  statiques et dynamiques  des risques de taux et risques de crédit. L’interventionnisme des banques centrales, qui s’ajoute aux exigences de plus en plus strictes des réglementations, perturbe le fonctionnement normal des marchés de capitaux. La maîtrise et le contrôle des liquidités, ainsi que les risques de taux et de crédit, sont des facteurs décisifs à prendre en compte si l’on veut construire un fonds obligataire solide."

"Nous croyons fermement dans la position que nous avons prise dans une obligation marocaine émise en euro, et dont l’échéance est de 9 ans."

Nicolas Forest,  GLOBAL HEAD OF FIXED INCOME candriam - Meilleur gestionnaire "obligations"

"Les obligations des marchés émergents offrent un taux attractif supérieur à 5%, ce qui compense le risque d’une normalisation de l’environnement américain, où les taux d’intérêt sont en train d’amorcer une remontée suite à la stratégie de la banque centrale. Pour la fin de l’année, nous nous attendons à ce que le différentiel de taux entre obligations de marchés émergents et obligations souveraines  sûres  se réduise de 70 points de base. Nous estimons que le marché recèle encore beaucoup d’opportunités.Par exemple nous croyons très fortement dans la position que nous avons prise dans une obligation marocaine émise en euro, et dont l’échéance est de 9 ans. Elle jouit d’un profil risque-rendement attrayant par rapport à ses concurrentes."

"Aujourd’hui, nous misons principalement sur l’action Google."

Yoann Ignatiew, gestionnaire de fonds Rothschild & cie Gestion - Meilleur fonds mixte

"Pour l’instant, nous misons très nettement sur les actions de sociétés américaines qui sont surtout actives dans leur pays, et donc axées sur l’économie locale. Ces sociétés ont trois avantages. Tout d’abord, elles ne souffrent pas de la hausse du dollar qui s’est manifestée ces derniers mois et qui pourrait se poursuivre. Ensuite, elles profitent de la baisse du prix du pétrole. Et enfin, elles bénéficient aussi de la hausse du pouvoir d’achat des Américains. Sur le plan sectoriel, nous donnons la priorité aux actions technologiques ou internet. Nous misons aujourd’hui principalement sur Google."

"Nous voyons aujourd’hui davantage d’opportunités d’investissement dans les actions européennes que dans les américaines."

Bart Van Poucke, gestionnaire de fonds Bnp paribas investment partners - Meilleur fonds d’épargne-pension

"Ces derniers mois, nous avons renforcé nos positions en actions, au détriment des obligations souveraines européennes. Nous pensons que l’évolution des tendances macro-économiques, des cours de change et de la géopolitique pourrait provoquer de nombreux chocs sur les marchés financiers. Il devient donc crucial de bien répartir ses actifs. Nous nous attendons à ce que les taux augmentent aux États-Unis, mais qu’ils restent faibles en Europe à cause de la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne. Cette faiblesse des taux bas devrait soutenir les actions. Nous estimons qu’il y a aujourd’hui davantage d’opportunités d’investissement dans les actions européennes que dans les actions américaines. Aux États-Unis, les valorisations ont déjà beaucoup augmenté."

"Pour 2015, nous tablons sur un rendement de 2,2% pour les obligations d’entreprises européennes."

Richard Klijnstra, gestionnaire de fonds kempen capital management - Meilleur fonds d’obligations d’entreprises en euro

"Nos attentes pour 2015 sont positives. Les rendements sont faibles, mais les différentiels de taux entre les obligations d’entreprises et les obligations souveraines plus sûres  restent attractifs. Nous attendons une nouvelle contraction de ces différences de taux dans la foulée de la belle reprise de la croissance économique en Europe. L’économie européenne devrait profiter de la baisse du prix du pétrole et de la dépréciation de l’euro. Cela devrait aussi avoir un impact positif sur la qualité de crédit des sociétés européennes, dont la moyenne est par ailleurs déjà assez bonne. À cela s’ajoute la politique de la Banque Centrale Européenne, très positive pour l’évolution des différentiels de taux puisqu’elle renforce la recherche de rendement. Pour 2015, nous attendons un rendement de 2,2% pour les obligations d’entreprises européennes. Le risque le plus important que nous entrevoyons, ce sont les divisions au sein de l’Europe à cause de l’émergence de partis eurosceptiques et de la baisse de liquidité des marchés obligataires."

"Nous voyons aujourd’hui davantage d’opportunités d’investissement dans les actions européennes que dans les américaines." Bart Van Poucke, gestionnaire de fonds Bnp paribas investment partners - Meilleur fonds d’épargne-pension ©Thierry du Bois
"Aujourd’hui, nous misons principalement sur l’action Google." Yoann Ignatiew, gestionnaire de fonds Rothschild & cie Gestion - Meilleur fonds mixte ©DOC
"Les valorisations actuelles des marchés d’actions ne devraient pas décevoir." Rob Deneke, partner Comgest - Meilleur gestionnaire "Actions" ©Dieter Telemans
"L’euro va certainement encore baisser pour atteindre la parité avec le dollar, voire continuer à se déprécier." Peter De Coensel, Head of Corporate Bonds Petercam Inst. Asset Management - Meilleur gestionnaire revenus fixes ©Dieter Telemans
"Nous croyons fermement dans la position que nous avons prise dans une obligation marocaine émise en euro, et dont l’échéance est de 9 ans." Nicolas Forest, GLOBAL HEAD OF FIXED INCOME candriam - Meilleur gestionnaire "obligations" ©rv
"Pour 2015, nous tablons sur un rendement de 2,2% pour les obligations d’entreprises européennes." Richard Klijnstra, gestionnaire de fonds kempen capital management - Meilleur fonds d’obligations d’entreprises en euro ©RV-DOC

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